Dans ce cas, selon vous, pour quelle raison a-t-on privilégié la filière ’refroidissement sodium’ au détriment des cinq autres de génération IV ?
Les réacteurs au plomb fondu, sels fondus ou à eau très haute température ne me semblaient pas plus cons ou plus dangereux.
Quand on sait que le sodium brûle à l’air et explose à l’eau...C’est à se dire que Quelqu’un qui fait tout pour qu’on n’accède pas à cette technologie :)
Sur les graphes, on voit surtout l’influence des émergents qui se goinfrent de charbon et de gaz.
Le nucléaire a toujours vécu de subventions publiques, pour la bonne et simple raison qu’il n’offre de retours sur investissement que sur 20 ans. Très lié à la R&D, il requiert des institutions fortes pour encadrer ces investissements.
Avec la financiarisation galopante de ces trente dernières années, il est normal que des énergies plus spéculatives et ne demandant aucun investissement comme l’éolien, le solaire, charbon et gaz, se taillent la part du lion. Rappelons au passage que pour un énergéticien, le terme énergie verte est une arnaque pure et simple, ne serait-ce que pour son taux de disponibilité.
Avec la fin des souverainetés nationales, le nucléaire français meurt, c’est mécanique. Les REB américains (et japonais), véritables pétaudières au rabais dignes du RBMK soviétique, ne sont même plus rentables, c’est dire. Les ’blackout’ que vivent les américains de manière régulières sont liés à la gestion à ’marge réduite’ qu’impose une privatisation de ce secteur.
Nous sommes les pionniers en gestion des déchets et de nouvelles technologies sont en cours de développement. Le triplet stockage/entreposage/transmutation n’est pas si bête que l’on aimerait nous le faire croire. Intéressez vous par exemple au projet MYRRHA (couplage accélérateur et réacteur) ou aux différents générateurs de génération IV comme le sodium ou les sels fondus. La fermeture de SuperPhenix, dangereux certes mais sous contrôle, nous a fait reculer de 20 ans dans la gestion des déchets.
Que les choses soient claires, le problème numéro un du nucléaire, c’est qu’il requiert une gestion par trop intelligente pour tomber dans le domaine du privé. Sans la recherche, il stagne et sans un état fort, il crève.