Pour moi, il s’agit d’un débat de société (de plus). Je répéte que je suis contre la censure ; de plus, je déteste les interdits et les tabous, je les remets toujours en question.
Je suis là pour faire avancer la réflexion, la seule chose qui soit motivante à mes yeux et qui sera le fondement de la société de demain. Si je prends la parole ici, sur ce site qui a été conçu pour, c’est afin d’exprimer mon opinion.
Et je dis que je trouve que la plupart des formes de pornographie sont dégradantes, puisqu’orientée dans un sens dominant/dominé, même lorsqu’il s’agit de montrer des rapports soi-disants "normaux" entre adultes consentants.
Tu me dis que les éjaculations sur le corps et les rapports anaux n’ont rien de tel. En ne prétendant pas régir ce qui est bien et ce qui est mal, je te renvoie à tes lectures sur les éjaculations faciales. De même sur le soi-disant plaisir des femmes dans ces scènes où le plaisir est synonyme de performance et d’endurance.
Et s’il n’est pas désagréable de vouloir reproduire certains rapports, le modèle proposé est loin d’être parfait. De là la triste première expérience de beaucoup d’entre nous.
Enfin, pour parler d’autres formes de société, nous autres hommes occidentaux sommes trop bien habitués ; il suffit de penser à ce que nous ressentirions si les femmes nous faisaient la même chose, pour se rendre compte du décalage. Vu comme c’est parti, nous y viendrons sûrement, dans la douleur et avec un amer goût de vengeance si les femmes copient exactement nos travers.
> Cette histoire de domination homme/femme est complètement éculée ici
Ah bon ? C’est pourtant le thème de l’article.
> A moins de prouver que les hardeuses, professionnelles ou amatrices, sont des mineures sous l’emprise de drogues ou torturées pour faire leur boulot, la décision ultime leur revient de se faire prendre ou pas
Elles ont leur libre-arbitre, comme tout un chacun, je ne parle pas de ça, mais de ton désir de les voir se faire humilier.
>Quant à l’appât du gain, ce n’est pas plus une faiblesse féminine que masculine
Même si tu sous-entends le contraire. Pour toi, elles font ça par appât du gain ; tu te rends donc compte qu’il faut quelque chose à gagner pour accepter de faire ce genre de boulot.
>pas d’inquiétude, l’exploitation de la misère se fait dans la parité et le respect des quotas de handicapés, d’enfants, etc.
N’importe quoi. Non seulement cette phrase est débile, mais en plus elle est cynique. Dire qu’il y a autant d’exploités chez les forts que chez les faibles est une absurdité. Si tu as voulu être drôle, on se demande à qui tu as voulu plaire.
>vous, défenseur des oppriméEs
Tu n’en es donc pas ? C’est pour cela que je me permets de ne pas te porter grande estime.
>jugiez les femmes trop bêtes et faibles pour exercer leur libre arbitre, requérant ainsi systématiquement une protection infantile.
Non ; ce sont les hommes comme toi que l’on juge bêtes et fabiles qui se laissent aller à leur pire penchants et à prendre plaisir au malheur des autres. Et en être fiers en plus !
>ne mêlez pas nos enfants à ça s’il vous plaît
Pourquoi, tu les crois à l’abri ? Ils vivent dans le même monde que toi, un jour ils devront partir. Est-ce trop demander que de souhaiter qu’ils ne se fassent pas exploiter, et qu’ils deviennent des adultes bien dans leur peau ?
Je ne défends pas la religion. De même, je suis pour la liberté de chacun, et particulièrement contre la censure, et contre toutes les formes de répression, d’aliénation, et d’endoctrinement.
En outre, les pratiques sexuelles qui s’exercent librement, dans le respect et avec le consentement des uns et des autres ne me dérangent pas du tout. Du cantique des cantiques à l’empire des sens, en passant par Verlaine ou Balzac, l’amour et la sexualité se chantent avec ardeur ni fausse pudeur. Et c’est beau.
Mais dans le cas des scènes humiliantes, n’y-a-t-il rien qui te dérange ? Le phénomène est tellement banalisé que personne ne semble prendre un peu de recul pour se demander : "qu’est-ce que je regarde ?", ou "POURQUOI je regarde ça ?". A quoi ça nous mène ? Est-ce un bien pour notre société ? Moi je dis non.
Regardez-les, ces adeptes du plaisir solitaire, devenir tout à coup les chantres de la liberté individuelle, dès qu’il s’agit de remettre en question leurs petites habitudes !
Que fait-il, M. Massicot, pour mériter une telle vindicte ? Il se pose une question. Il se demande s’il a envie de vivre dans un monde où il est devenu facile, banal de voir des scènes où des hommes pissent leur semence sur le visage de partenaires sexuelles payées pour simuler du plaisir.
Et comme par hasard ce sont toujours des femmes qui se font humilier. Où l’on touche aux racines de notre société, où l’homme domine et la femme est soumise.
Ca ne se passe pas partout comme cela, messieurs. Vous vous croyez évolués, vous ne connaissez rien. Vous citez la Rome Antique en exemple. Vous n’êtes même plus capable de sentir ce que ces scènes impliquent, et vous préférez continuer à jouïr quel qu’en soit le prix.
Je vous souhaite simplement de ne pas retrouver un jour votre petite fille sur votre écran : ça n’a rien d’outrageant, c’est un métier comme un autre ? Menteurs.