« La misère aujourd’hui et la misère du temps de Victor Hugo (ou plutôt d’Emile Zola à vous lire...) reste la misère, mais elle touche une partie bien moindre de la population et ce n’est pas le libéralisme qui la créé. ». Je concluerai en disant que je pense que cous confondez « affirmer » et « argumenter » et la phrase ci-dessus en est un exemple flagrant. Vous affirmez, tel un axiome, que le libéralisme n’est pas responsable de la misère actuelle. Un peu court chez monsieur. Vous espérez me convaincre avec si maigre ? Ou alors peut vous importe de me convaincre mais de laisser une trace de la propagande véhiculée par cette phrase dans le cerveau des lecteurs ayant peu d’esprit critique.
La création de richesse, voilà encore une idée capitaliste. Le capitalisme est une course sans fin en avant. On ne peut jamais s’arrêter car, en effet, dans cette logique, s’arrêter c’est périr. Chaque société doit faire toujours plus de bénéfices d’une année sur l’autre, c’est sans fin. Vous répondez à mon discours antilibéral/capitaliste avec des arguments capitalistes. Il n’est pire sourd que celui qui ne veut entendre. Lénine disait :« Si nous décidions un jour de pendre les capitalistes, ils nous vendraient encore la corde pour le faire ». C’est cela la logique capitaliste, une éternelle fuite en avant, qui conduit à produire des choses inutiles et futiles, qui participent à la destruction de la terre.
« comme au Royaume-Uni ou les jobs center sont d’une efficacité remarquables ». Certainement : voiturier, livreur de pizza, cireurs de chaussure,etc. De qui se moque-t-on ? Ca c’est comme quand on nous dit qu’aux US, que je connais très bien, il n’y a que 4% de chomage. C’est vraiment prendre les gens pour des imbéciles et faire de la propagande éhontée. J’y ai tout vu, des gens payés à faire le clown devant des magasins, des gens payés à faire des bulles de savon (véridique) devant un autre magasin, sans compter la floppée de petits boulots sans intérêts et mal payés, qui ont permis l’apparition d’une nouvelle sorte de travailleurs : les travailleurs pauvres. Je sais ce que c’est que le libéralisme économique, votre segneurie est bien aimable de me donner un cours, et je persiste et signe : JE NE VEUX PAS VIVRE DANS UN PAYS QUI PRATIQUE LE LIBERALISME ECONOMIQUE, je ne veux pas que cela soit les marchés qui décident de tout, je ne veux pas que mes parents (les grand-parents de mes enfants donc) licencient mes enfants, par l’intermédaire de leurs fonds de pension, par ce que c’est cela la réalité. Pour le libéralisme, l’homme ne compte pas, est quantité négligeable et est jettable comme un kleenex s’il ne sert plus à rien. Je veux vivre dans une société qui place l’homme en son centre. J’habite en face d’une supérette qui tous les jours sort ses poubelles et je vois tous les jours des gens bien habillés qui n’ont pas du tout l’aspect de SDF (et quand bien même il s’agirait de SDF) venir y trouver leur pitance et cela me révolte au-delà de tout. Nous vivons un énorme retour en arrière, un retour au capitalisme sauvage du 19ème siècle (c’est pour cela que ceux qui disent que la lutte des classes est dépassée méteraient je ne sais quoi mais quelque chose de terrible). Le capitalisme est en phase de décomposition et veut nous entraîner dans sa chute, voilà où on en est. Cette époque me fait vomir.
« la gauche noniste, qui a refusé l’évolution de la société et croit encore à la toute-puissance de l’Etat »
Quelle simplification. Moi j’adore (façon de parler) ceux qui font parler les autres pour les besoins de leur démonstration.
Je n’ai pas voté Non au TCE par peur que l’état perde ses prérogatives, mais parce que l’europe qu’on nous propose est libérale et que je ne veux pas vivre dans une société libérale, parce que cette europe qu’on nous propose ne ressemble à rien, avec des vassaux revendiqués des US, des pays qui n’ont pas du tout la même histoire et donc les mêmes aspirations. Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que ce que l’on veut nous imposer est une europe des marchés au sein de laquelle chacun se bat pour sa survie, contre son voisin, au grand profit de ceux qui tirent les ficelles européennes. Moi je révais (et nous sommes quelques uns comme cela) d’une europe fédérale, un peu comme les état unis d’europe, qui soit un espace de progrès, une force d’opposition à l’hégémonisme US, et qui parle comme un seul homme.
L’europe n’aurait pas du s’étendre comme cela (mais c’est la logique du grand marché qui veut cela). On aurait du rester à 15, basta. On le voit avec les désaccords apparus sur l’entrée en guerre de l’europe dans le conflit iraquien, les bases de la CIA en europe de l’est, la façon dont l’europe baisse constamment sa culotte à l’OMC, etc...