Vous dites que vous êtes « bien d’accord avec vous » mais je ne sais pas à quel « vous » ça s’adresse.
J’ai eu du mal à suivre votre démonstration.
Mais j’ai saisi que : non, les Français de souche ne sont pas racistes parce qu’ils couchent avec des Français (ou pas) bien moins de souche qu’eux.
Si l’on peut déduire quelque chose du goût des instituteurs pour les institutrices, des postiers pour les postières (là j’avoue mon incompétence crasse pour déduire quelque chose de scientifiquement tangible), je me demande combien de bons blancs ont copulé avec la Différence pour que ce nombre assure à « l’essentiel de notre population » un blanc-seing anti-ségrégationniste.
Sont-ils 1 million, 10, 30 ? et quand bien même seraient-ils si nombreux quid des autres ?
Enfin, je ne suis pas sûr que le droit de cuissage que se réservaient les colons sur leur domesticité était un gage de non-racisme.
Cela dit, j’apprécie néanmoins l’angle d’attaque du problème tel que vous le posez.
De temps en temps je me laisse porter par cet optimisme qui vous anime.
Mais de moins en moins souvent...
Les sondages du Figaro (ou pas) je veux bien m’en défier mais je ne doute pas une seconde que Sarkozy SAIT ce qu’il fait.
Je ne soupçonne pas le petit homme d’être xénophobe.
Pire, il est pragmatique : s’il joue la carte de la xénophobie affichée quoique ça puisse lui coûter en terme d’image c’est bien qu’il est sûr que c’est un coup gagnant.
C’est presque aussi effrayant que ce constat d’une absence viscérale de scrupules.