Associer Chrisrianisme et Europe est, à mon avis, une erreur.
En tant que croyant (Je suis Evangélique), l’apostasie généralisée de ce continent et la séduction de l’Islam (en France du moins) m’attrisent mais une lecture attentive de la Bible et aussi de l’Histoire des Religions, montrent que cette évolution est normale et prévisible.
Le Chrisitanisme est comme une onde de choc, que les gouvernements depuis toujours essaient de museler mais qui se propage malgré tout. Cette foi ne peut être l’appanage d’une civilisation batie sur les ruines de l’Empire Romain.
Le Christianisme a, par définition, vocation à transcender les nations.
Le centre du Christianisme ne cesse de se déplacer : au début, c’était Jérusalem, puis ce fut l’Europe, puis l’Amérique...demain la Chine ?
Il faut aussi faire preuve d’honnêteté intellectuelle, et reconnaître que l’Eglise, elle-même, a une part de responsabilité dans cette évolution : pendant des sicèles, elle a appliqué cette règle, que Jésus a reprochée aux Chefs Juifs : « Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais ! »
Elle a ajouté des interdits et préscriptions (au nom de sa tradition), que Dieu lui-même n’avait pas exigées : comme le célibat des prêtres, par exemple, dont on voit les conséquences aujourd’hui avec le scandale Irlandais !
Mais au delà de tout cela, je ne me fais aucun souci pour l’avenir du Christianisme qui se renouvelle sans cesse par des conversions partout dans le monde.
Le Christianisme ne s’arrête pas (fort heureusement) à l’Europe.
Pour conclure, je reprends les paroles d’un grand chef juif Gamaliel, qui est cité dans les Actes des Apôtres : « Si cette entreprise est humaine, elle se flétrira, si elle vient de Dieu, vous ne pouvez rien y faire ! »
Je rejoins également ce que vous dites : cet homme, aussi consensuel soit-il, n’a pas de légitimité pour nous « gouverner », depuis que Sarko et sa bande de libéraux ont contourné allègrement le vote populaire formulé en 2005, en France et aux Pays-Bas.
En 2005, j’avais déjà des raisons de croire que l’UE n’était pas une organisation démocratique, mais un club au service des grandes entreprises et lobbies, aujourd’hui j’en suis d’autant plus convaincu.
...Quelque fois, j’envie les Norvégiens, qui ont l’air d’être hors du monde et qui n’en meurent pas !
Je pense également, que malgré ses égarements et ses excès, il sera réélu, car il est l’égérie d’un certaine France réactionnaire et anti-n’importe-quoi, qui depuis l’arrivée de Mittérand au pouvoir, s’est retrouvée muselée...mais qui est encore très majoritaire !
Le fait que son gouvernement ait lancé le débat sur l’identité nationale, ne sert qu’à flatter cet éléctorat.
Rappellons-nous qu’en 2004, nous disions la même chose à propos de G.W. Bush, d’autant que les preuves s’accumulaient sur ses mensonges à l’origine de la Guerre en Irak et sur son incompétence à la résoudre.
Mais il a été réélu parce qu’il était soutenu par une large frange de la population américaine, aussi puritaine et réactionnaire que celle qui a porté Sarko au pouvoir.
Enfin, il y a tout simplement le vide en face : en 2007, beaucoup ont voté contre Ségo au 2nd tour...
Quand on sait l’orgueil qui anime cet homme et jusqu’où cela l’a mené, on peut malgré tout se demander où serait-il, s’il n’avait pas été « petit » ?
Bien que je n’éprouve aucune sympathie pour ses excès, je peux comprendre comment l’opposition et la moquerie des autres peut transformer un homme.
La différence se fait dans la réponse que l’on apporte à ces moqueries, soit on assume parfaitement ce que l’on est (c’est ça être adulte !), soit on souffre toute sa vie et ce faisant on en fait baver les autres...surtout si on atteint la magistrature suprême !
Il me semblait, là aussi, que le Gouvernement Québecois, à cause du statut particulier de la Province, bénéficiait d’une dérogation d’Ottawa en matière de sélection des immigrants, afin justement de favoriser l’immigration francophone.
Mais comme vous le faîtes remarquer, la vrai souveraineté sur le territoire québécois est tjs entre les main d’Ottawa, qui est donc libre de favoriser une immigration non-francophone afin de ramener la brebis perdue quebécoise.
Et cela prouve aussi, que l’absence de revendications fermes du gvt québecois en la matière, prouve sa collaboration avec Ottawa.
La collusion d’intérêts entre Ottawa et Québec sur cette question est avant tout économique : le maintien du niveau de vie l’a emporté sur la défense de la langue française, c’est une certaine idée du Québec qui est morte !