Ce que j’apprécie par dessus tout dans votre article, Paul, c’est qu’il souligne les défaillances de la mission de l’Etat, et aussi cet aspect - si peu abordé publiquement, car délicat - de la bonne conscience qu’autorisent les dons. La part du « marché » (ou du commerce) plus récente , aujourd’hui , y est abordée également... ainsi que la participation complaisante (on les comprend) des médias, qui dorent également une réputation en masquant l’essentiel : la solidarité réelle. De plus en plus habitude et conformisme, rituels, se sont substitués à ce qui permettrait la solidarité organisée pour ceux qui en ont besoin. Pierre Bergé n’a pas tort, qui souligne la part prise par le téléthon dans les médias, et la publicité accordée à cette cause là... Mme Royal non plus, qui précise que les gens ont besoin de voir leurs dons réservés à LA cause qu’ils soutiennent. Tout se tient... mais tout se délite. Et nous voici aujourd’hui sur un marché concurrentiel de la charité... Un comble !
Les électeurs sont-ils entièrement responsables ?... Après avoir assisté à une Gauche divisée ou des chefs ont semblé se bousculer pour arriver en tête... Après avoir vu la bousculade (avec des moyens plus que discutables pour le cas de « la cassette tronquée », puis de la léthargie persistante qu’a manifesté l’auteur entre le 17 novembre et le 6 mai à 20 heures 10) des « têtes pensantes » d’un PS léthargiques depuis 2002 mais encore autoritaires sur la question du référendum de l’Europe (comme si la masse de ses militants était décervelée et n’avait pas à dire son mot) puis confits de leur importance aux régionales (merci aux décervelés !) ... Après avoir assisté à l’entreprise de démolition - par ces « penseurs » et « compétents » du PS - de la candidate très largement élue par les militants (pour rappel : 60/20/20) ... Comment aurait-il été possible à la gauche de gagner !!! Il faut être lucides : de plus en plus de partisans de la Gauche ne pouvait plus avoir confiance, et se laisser réduire à un outil il ne reste qu’un « nettoyage » à faire... Le plus tôt serait le mieux.
Et pour finir, un extrait prélevé dans le texte du blog « héron gris » :
« Ségolène Royal, est la première personnalité politique qui ait eu le courage de fonder sa réflexion et son action politiques à partir du constat évident que Bernard Manin, entre autres intellectuels, a décrit dans son livre « crise de représentation ». ce faisant, elle a tiré les conséquences du 21 avril 2002, non pas en versant dans le populisme ordinaire comme d’aucuns voudraient le faire croire, mais, au contraire, en se tournant vers les français pour dénoncer les insuffisances du système représentatif basé, non pas sur l’implication des citoyens, mais sur la délégation de pouvoir.(...) » ET AUSSI :
« Ségolène Royal est la seule qui puisse rapidement offrir une perspective politique crédible pour conduire efficacement le mouvement d’opposition et de reconquête. Elle est la seule qui soit capable de mettre les bonnes clés dans les bonnes serrures pour permettre à la société française de sortir de l’enfermement dangereux dans lequel la Droite dure va s’employer la placer de manière durable ».