Il faudrait beaucoup plus que cette démonstration de l’existence de Dieu pour rectifier toutes les erreurs et partis pris de l’auteur mais dans un premier temps c’est déjà bien. J’ajouterai juste que dans les propos du pape, il n’a rien de problèmatique, mais c’est la compréhension de l’auteur qui est mauvaise. Premièrement, l’enfer, dans la religion c’est la privation de Dieu, donc rien d’étonnant quand il dit qu’un monde sans Dieu est un enfer. Il ne dit pas non plus que tous les athées sont les mêmes, il dénonce une société dans laquelle l’athéisme s’est généralisé. Personne n’est visé, il ne fait que constater des faits. Enfin lorsqu’il parle de peuples vivent dans la présence de Dieu, l’adorent en vérité et écoutent sa voix, il faut bien comprendre que ce sont des peuples qui vivent dans la compréhension de la religion et non pas dans telle ou telle fondamentalisme pseudo-religieux.
Bref, pour l’auteur soyez un peu objectif, et pour les autres qui le sont un peu, trouvez une erreur dans la démonstration de St Thomas d’Aquin ou rendez vous à l’évidence
Bonjour, Je trouve que l’auteur de cette article s’enorgueillit un peu vite de la soit disant inexistence de Dieu, c’est pourquoi je vous propose un petit peu de réflexion.Si nous ne voyons pas Dieu avec nos sens, donc il n’y a pas de preuve tangible comme le dit l’auteur, cela dit il est assez facile en vertu du principe de causalité le plus basique de prouver sa nécessité de fait, c’est d’ailleurs ce que fait St Thomas d’aquin au début de se somme théologique. Je vous retranscrit la première partie de sa réponse à la question : Dieu existe-t-il ?
« Il est évident, nos sens nous l’attestent, que dans ce monde certaines choses se meuvent. Or, tout ce qui se meut est mû par un autre. En effet, rien ne se meut qu’autant qu’il est en puissance par rapport au terme de son mouvement, tandis qu’au contraire, ce qui meut le fait qu’autant qu’il est en acte ; car mouvoir, c’est faire passer de la puissance à l’acte, et rien ne peut être amené à l’acte autrement que par un être en acte, comme un corps chaud en acte, tel le feu, rend chaud en acte le bois qui était auparavant chaud en puissance, et par là il le meut et l’altère. Or il n’est pas possible que le même être, envisagé sous le même rapport, soit à la fois en acte et en puissance ; il ne le peut que sous des rapports divers ; par exemple ce qui est chaud en acte ne peut pas être en même temps chaud en puissance ; mais il est en même temps froid en puissance. Il est donc impossible que sous le même rapport et de la même manière quelque chose soit à la fois mouvant et mû, c’est à dire qu’il se meuve lui-même. Donc, si la chose qui meut est mûe elle-même, il faut qu’elle aussi soit mûe par une autre, et celle-ci par une autre encore. Or, on ne peut continuer ainsi à l’infini, car dans ce cas il n’y aurait pas de moteur premier, et il s’en suivrait qu’il n’y aurait pas non plus d’autres moteurs, car les moteurs seconds se meuvent en tant qu’il sont mûs par le moteur premier, comme le bâton se meut que s’il est mû par la main. Donc il est nécessaire de parvenir à un moteur premier qui ne soit lui-même mû par aucun autre, et un tel être, tout le monde comprend que c’est Dieu »