J’ai également été très choquée par le discours sans complexes du journaliste. C’est ce qui m’a motivé à écrire ce texte : je trouve cette publication honteuse de la part de Capital.
Ceci dit je pense aussi que ce qui est dit dans l’article relaie bien une certaine manière de voir les stages pour certains employeurs (cf les témoignages dans l’article), et cela montre bien, qu’en fin de compte, beaucoup de stages pourraient être des emplois (mais pourquoi se priver de payer moins cher ?)
Je remarque, en consultant les offres d’emploi, que les stages portent sur des postes qui pourraient être qualifiés de postes « junior » , destinés à des personnes venant de terminer leur formation initiale. Il devient alors difficile de trouver un premier emploi lorsqu’on n’a pas ou peu d’expérience (puisque ces postes « d’entrée dans le métier », dans certaines branches comme la communication, la culture, etc. sont des stages...) De fait, la case « stage » a remplacé le premier emploi...
Ce n’est pas l’état d’esprit de toutes les entreprises, bien entendu.
Et je ne parle pas des problèmes liés aux emplois aidés (CUI CAE, évoqués dans un autre commentaire) : lorsqu’on est déjà en emploi, ils ne sont pas accessibles. Il faut être en effet en recherche d’emploi pour y avoir accès. C’est, de fait, un frein à la mobilité professionnelle, alors même que les profils demandés sont souvent assez exigeants (bac + 5 et autres compétences). Qui plus est, il s’agit souvent de postes à temps incomplet, payés au minimum horaire... Allez donc vous réinsérer dans le marché de l’emploi avec un poste payé 800 euros. C’est très courant dans le secteur culturel.