Le malaise est déjà en train de s’exprimer dans la rue ! Les casseurs, eux, expriment leur connerie.
Mais bon, je me fiche pour l’instant des motivations des abrutis vandaliseurs. Le point qui m’inquiète, c’est cette inaction des forces de l’ordre pour prévenir le carnage et le stopper.
Ce qui m’alerte le plus c’est cette réaction ultra-rapide des politiques qui me rappelle l’affaire H.P. ou celle de la femme « non-agressée » par des nazis dans le RER...
Si vraiment il y avait du chômage pour les scientifiques, pourquoi alors l’état s’inquièterait de cette désaffection ? Où se trouve la faille ?
(c’est une vrai question, et non une remarque déplacée).
Il faudrait que les plus jeunes comprennent que, quelques-soient les études que l’on suit, on ne devient pas forcément comme les gens que l’on connaît ou que l’on voit à la télévision. Il faut surtout que tout le monde comprenne qu’un scientifique :
- n’est pas forcément fou comme à la télévision
- n’est pas forcément autiste comme les petits génies de la télévision (toujours elle) ou le premier de sa classe !
- ne « bousille » pas nécessairement la planète
- fait la fête comme tout le monde
- ne recherche pas forcément le pouvoir ou la gloire
- ne tue pas toujours des grenouilles
On a tendance à oublier que l’on peut faire des études scientifiques et être artiste, sportif, etc... L’inverse semble plus difficile.
Ensuite, il est évident que l’enseignement doit changer. Par exemple, 2 heures de cours à la suite est absurde, pour la partie théorique des sciences dures (= équoeurement même pour les meilleurs). La plupart des élèves s’orientent vers ce qu’il y a de moins contraignant, ou vers ce qu’il ne connaissent pas. Beaucoup de bacheliers choisissent le droit parce que ce domaine est nouveau pour eux.
Voici un lien de 2001 qui peut être intéressant : rapport_2001
Enfin pour ce qui est du chômage, et bien j’ai un diplôme d’ingénieur en électronique et informatique industrielle, je suis en première année de doctorat, et si à terme je n’ai pas d’emploi correspondant à cela ça ne m’étonnera pas (de même que si je n’ai pas de retraite) ! Et on est beaucoup à partager ce sentiment. Au fait, j’ai toujours entendu dire que le génie-électrique n’était pas réputé pour ses créations d’emploi...Et un doctorat reste quand-même très spécialisé et donc peu recherché par les entreprises (on a plus de possibilités si on y a laissé une large place à l’informatique notamment).