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Miho

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  • Miho 5 décembre 2008 00:00

    @ Spartacus :

    "Verra-t-on des personnes de 60 ans intenter un procès à des gens de 90 ans pour des faits commis il y a plus de 50 ans ? Quels seront alors les moyens de preuve ?"

    Et quelles preuves ont les victimes lorsqu’elles portent plainte ne serait-ce qu’un mois après les faits ? à moins de blessures aussi graves que rares, elles n’en ont pas. Pourtant, les victimes adultes de viol disposent en France de dix ans pour porter plainte. Et de preuves matérielles, il n’en reste généralement aucune...

    Pour avoir des preuves, il faut être capable de porter plainte immédiatement. Mais très peu de victimes le font.

    Dans le cas des agresseurs incestueux, l’absence de prescription me paraît encore plus nécessaire. De nombreux parents laissent faire et ferment les yeux sur les abus subis par leurs enfants. Une fois adulte, c’est un long travail pour se détacher de parents ou d’une famille nocive. Je trouve positif que la plainte puisse en faire partie, quelle que soit la durée de ce travail pour s’éloigner de ceux qui ont laissé faire.



  • Miho 4 décembre 2008 21:39

    @ Internaute :

    Vous dites qu’il faut savoir oublier. Vous niez par là la profondeur des dégâts causés par des abus sexuels sur une victime. Des abus ou des viols peuvent causer dépressions, anorexies, ou auto-mutilations : autant de maux desquels il est long et difficile de sortir, mais heureusement, d’après vous, "oublier" qu’on a vu son corps et sa volonté en tant qu’individu niés est une solution...

    Ensuite, il est intéressant de lire cette exhortation à l’oubli. Parce que, justement, de nombreuses victimes oublient. Ce phénomène a pour nom l’amnésie traumatique, et n’a pas été observé que sur les victimes d’abus : des soldats aussi, pour se protéger des horreurs qu’ils avaient vues.

    Diriez-vous à une victime qui a retrouvé la mémoire "qu’il faut oublier" et renoncer à la justice ? et que faire d’une victime qui a oublié l’abus commis par un proche après le délai de prescription ? Lui conseilleriez-vous de ne plus y penser ? ce faisant, vous nierez complètement l’importance de sa souffrance. Mais compte-t-elle vraiment ? A vous lire, j’en doute.

    La plainte n’est pas une vengeance, comme vous le laissez entendre dans votre commentaire, c’est un droit. Et apprenez que de nombreuses victimes ne veulent ni la mort, ni la vengeance de leurs agresseurs. Elles veulent juste qu’on les reconnaisse en tant que victimes d’un crime affreux.

    Quant aux peines dissuasives, comme vous les proposez, elles sont inutiles. Aucun pervers ne se dit "oh, je vais pas passer à l’acte parce que je risque perpète". Ce genre de considérations n’a que peu d’importance, car, si vraiment c’était le cas, y-aurait-il autant de victimes ?


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