Cher Isga, vous avez très bien appris votre leçon de néo-trotskyste et la recrachez à merveille, en bon petit soldat. Mais avez-vous pris le temps de réfléchir un peu par vous même ?
Car j’ai bien peur que votre prisme de compréhension du monde soit resté quelque peu binaire. A en croire votre discours, votre cosmogonie s’organise de la manière suivante :
On aurait d’un côté les Méchants, parmi lesquels vous classez de facto 1/ Tous les nationalistes (parce qu’ils conduiraient les peuples à la guerre) et 2/ Les « bourgeois » (parce qu’ils exploitent le prolétariat)
Et de l’autre côté, dans le camp des gentils, vous mettez le prolétariat opprimé et manipulé par les méchants.
Enfin, pour que naisse un monde meilleur, tous les gentils du monde devraient s’unir entre eux pour combattre ensemble et détruire les affreux méchants.
Excusez moi mais avec une finesse d’analyse de cette ordre vous pouvez vous essayer à l’écriture d’un scénario de dessin animé pour enfant, mais par pitié, gardez nous de vos jugements précipités sur Asselineau, honnête homme s’il en est.
Fidèle à vos catégories grossières, vous voyez en la personne d’Asselineau l’incarnation du mal : il est souverainiste et n’a pas une carrière permettant de le ranger dans la case « prolétaire ». Il ne vous en fallait pas plus pour passer à l’assaut !
Je cite :
« Asselineau, les Nationalistes, les Souverainistes et tous les néo-Maurassiens en général sont ceux qui nous conduisent droit à la troisième guerre mondiale. Ce genre d’imbéciles qui se prétendent français malgré l’évidence du contraire pullulent partout, comme de la vermine qui copulerait dans des drapeaux. »
Asselineau nous conduit à la troisième guerre mondial ? Ah bon. Balèze pour un gars à la tête d’un parti de moins de 3000 personnes ayant pour seul force de frappe des conférences à valeur éducative. Ceci dit, si la troisième guerre mondiale est un combat d’idées où chacun propose ses vues de façon clair et argumenté, alors je suis pas contre.
Non mais sérieusement, vous rendez vous compte de la gravité et de l’absurdité de l’accusation que vous portez ici ?
Et si l’on cherche ceux qui sont en train de nous conduire vers la troisième guerre mondiale, ne devrait-on pas plutôt porter notre regard vers ceux qui possèdent réellement le pouvoir ? à savoir les lobbys (et non pas Asselineau, malheureusement...) ? et également vers le système politique qui à permis de transférer tout le pouvoir à ces lobbys ? à savoir l’union européenne, et ce grâce à son minutieux travail de déconstruction des souverainetés nationales ?
« Oh oui, c’est vrai, Monsieur Asselineau ne se dit pas ’nationaliste’, il se déguise en ’souverainiste’, et va piocher son programme dans le tombeau poussiéreux de la Résistance Communiste. La vérité est que sa fraséologie patriote, jacobine, ses fadaises sur la famille, l’Etat, la souveraineté et la France sont des copié/collé à peine paraphrasé des textes de Maurasse. »
Mais je vous en prie, citez moi donc ne serai-ce qu’une phrase de monsieur Asselineau qui montre qu’il est nationaliste et non pas souverainiste. Vous n’en trouverez aucune. Ensuite, si la grossièreté de votre analyse ne permet pas la distinction entre ces deux concepts cela ne regarde que vous, toujours est-il qu’Asselineau est bien souverainiste et non nationaliste.
« Qui veut l’écaltement de l’Europe ? Les USA, les Chinois, les Anglais : les ultra-libéraux en général.
Qui défend le Glass Steagle ? La séparation inutile et inefficace des activités bancaires ? Les Anglais, François Hollande, les libéraux en général. »
Sans commentaire, si ce n’est une bonne poilade. Oser affirmer que l’UE est la grande peur des néolibéraux c’est quand même fort, sachant que c’est grâce à cette dernière que cette même idéologie s’est imposé, déconstruisant un par un tous les acquis sociaux que l’on avait gagné au sein d’un cadre national.
« Quel est le dernier poste à responsabilité de monsieur Asselineau ? Responsable de l’intellgence économique sous les ordres du très libéral Nicolas Sarkozy. »
Oui, poste dont il a été évincé à cause de ses opinions politiques, vous n’êtes pas sans le savoir, pourquoi ne pas le préciser ?
Bref, que vous soyez d’accord ou pas avec ses idées, Asselineau reste un honnête homme qui ne mérite pas toutes les insultes que vous lui crachez à la figure avec un mépris et une véhémence injustifiable. Son attitude et les méthodes utilisées par lui et son parti n’ont absolument rien de guerrières, ni même d’agressives. Encore une fois il s’agit de conférences, d’articles, de tractage, de bouche à oreille, bref, d’éducation populaire. Il n’a été mouillé dans aucune affaire judiciaire, et pour cause : ses démarches ont toujours été scrupuleusement légaliste. Ca fait bien peu pour lui renvoyer autant de haine.
Ensuite, que vous cherchiez votre salut dans une union apatride de tous les prolétaire, grand bien vous en fasse, mais vous pouvez l’attendre longtemps votre révolution ; il s’agit d’une utopie dont se sert ce qui, dans votre terminologie, s’appelle le grand Capital :
Le lieu du peuple est la nation, le peuple est attaché à sa terre, ses racines, et le prolétaire allemand n’est pas le prolétaire français, qui n’est pas le prolétaire anglais, qui n’est pas le prolétaire roumain, etc. Il s’agit d’un fait à prendre en compte, ce que fait Asselineau, tandis que vous le négligez. Votre prolétaire apatride n’existe pas et ne peut exister, il s’agit d’un prolétaire déshumanisé. Et vous qui semblez vous réclamer de la gauche la plus radicale, vous devriez savoir que le concept même de « nation » a été inventé par la gauche, et que ce n’est pas là un hasard : la nation est précisément le seul cadre dans lequel la voix d’un peuple peut s’exprimer. L’international quand à lui est le lieu de l’argent. Seul l’argent est apatride, n’a pas d’odeur, de traditions, et se sent partout chez lui. En combattant pour l’internationalisme, c’est pour le règne de l’argent que vous vous battez.
Qu’on se comprenne bien : je ne remet pas en cause votre bonne volonté, seulement la pertinence de votre analyse en posant une question :
L’union apatride de tous les prolétaire que vous défendez tant, si ce n’est pas une utopie alors qu’est ce que c’est ? je veux dire : concrètement, ça se passe comment ? comment ça peut arriver et qu’est ce qu’il en ressortira ? quel en serait le résultat d’un point de vous institutionnel ?
Je suis curieux de savoir comment tout cela serai rendu possible, si ce n’est par une dictature sanglante à la recherche d’un homme nouveau, un homme déshumanisé.
En effet, et tu n’en trouveras pas étant donné que ce parti se fixe comme unique objectif de redonner à la France sa souveraineté, rétablissant ainsi une démocratie digne de ce nom. Il ne prétend pas traiter des questions susceptibles de créer des clivages car son but n’est pas tant de gouverner mais simplement de remettre le pouvoir la où devrait être : dans les mains de l’état, entre nos mains.
A première vue ce parti peux dès lors sembler « creux » car ne traitant pas de grands sujets pour la simple raison qu’ils créént des clivages importants au sein des français, mais après analyse il me semble que la décision est plutôt sage.
En effet, avant de prétendre appliquer une politique, quelle qu’elle soit, il faut dans tout les cas commencer par s’en donner les moyens. Voila ce qui explique les promesses jamais tenues par les autres parti : ils n’ont de toute façon pas la capacité d’appliquer leurs dires.
L’UPR n’est que ce commencement, qu’un passage obligé pour rendre toute politique applicable. Il ne se mouille donc pas sur des questions comme le nucléaire non pas parce qu’il considère que ces questions n’ont pas d’importance mais parce que ces questions n’ont pas de sens tant qu’on a pas de pouvoir. Et rien ne sert de se diviser sur des questions qui ne dépendent même plus de nous. Rassemblons nous d’abord pour qu’elles dépendent de nous, et divisons nous ensuite.
Tous les candidats se diront bien sûr contre la banalisation guerrière étant donné qu’une énorme majorité de la population va dans ce sens.
Mais pour ne pas se faire entuber comme à chaque présidentielle il convient de remarquer qu’aller à l’encontre de ces stratégies guerrières ne peux se faire qu’en recouvrant une politique étrangère indépendante.
Dès lors cela suppose la sortie de la France de l’Oraganisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) qui, comme son nom l’indique, nous lie nécessairement aux US.
Comme tu l’as surement remarqué aucun candidat médiatisé ne le propose.
Pourtant, Il y en a bien un. Le filtrage médiatique ne lui permet pas de passer à la télévision ou dans les radios nationales (« on ne peut pas dire la vérité à la télé, il y a trop de gens qui regardent » Coluche) mais son parti se développe tout de même très bien grâce au média libre qu’est internet. Il s’apelle François Asselineau et son parti est l’Union Populaire Républicaine (www.u-p-r.fr). Je te laisse découvrir par toi même le personnage, et te conseil de jeter un coup d’oeil à sa page facebook très active qui est un véritable journal d’actualité.