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simazou

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  • simazou 10 janvier 2017 17:51

    7ème partie

    Permettez-moi de citer un élu sud-africain ayant vécu les années d’Apartheid. Kenneth Rasalabe Joseph Meshoe, président du Parti démocrate-chrétien africain, a vécu en tant que noir les années d’apartheid. Voici ce qu’il a dit concernant Israël :

    « Ceux qui, comme moi, ont vécu l’apartheid, savent qu’il n’y a rien en Israël qui approche de près ou de loin l’apartheid... [Cette accusation] est un jugement politique creux sans rapport aucun avec la vérité...L’affirmation aujourd’hui largement répandue qu’Israël est un Etat d’apartheid représente une authentique calomnie. C’est tout simplement faux, trompeur et malveillant.

    Pour nous sud-africains qui aimons la vérité. BDS est un calvaire. BDS n’a rien de démocratique, c’est un mouvement d’intimidation, un mouvement de propagation de la haine. Les gens qui ne croient pas à la haine devraient mettre un terme à leurs activités ».

    Meshoe et de nombreux autres Sud-Africains savent de quoi ils parlent. En est-il de même pour vous ? Un ami musulman m’a raconté qu’il était allé en Israël enquêter sur cette police d’apartheid dans le but d’écrire un livre. Au cours de son séjour, il n’a pas pu trouver un seul élément capable d’étayer sa thèse. Aujourd’hui, c’est l’un des meilleurs défenseurs d’Israël. Et il a raison.

    Il n’y a pas de lois d’apartheid en Israël. Les arabes (musulmans ou chrétiens) ont le droit de vote à l’égal des juifs, ils ont aussi des partis politiques qui les représentent, ils siègent au Parlement, à la Cour suprême ou dans différents tribunaux, ils sont diplomates, avocats, officiers dans l’armée, occupent des postes de scientifiques dans des centres de recherche, à l’université, et aucune règlementation ne bloque leurs possibilités de carrière. Les femmes arabes gagnent des concours de beauté et des concours de chant. Les universités israéliennes comptent 20% d’étudiants arabes parce que 20% de la population est arabe.

    Le Dr Tarek Abou-Hamed, un Palestinien de Jérusalem-Est, spécialisé dans le génie chimique, est directeur scientifique adjoint du ministère israélien de la Science, de la Technologie et de l’Espace. Rana Raslan, une arabe, a été élue Miss Israël. Omar Barghouti, un arabe qui est aussi fondateur et leader du mouvement BDS, prépare un doctorat à l’Université de Tel Aviv. Le Dr Rania Okby a été la première femme bédouine à devenir médecin et elle est fière d’être israélienne. Yiytish Aynaw, une Israélienne noire d’origine éthiopienne, a été élue Miss Israël en 2013. Le maître de cérémonie du Prix Israël 2014 était Shibel Karmi Mansour, un Druze israélien. Le colonel Ghassan Alian, un autre druze, est commandant d’une brigade Golani au sein des Forces de défense d’Israël. Le chanteur qui représentait Israël à l’Eurovision 2009 était Mira Awad, une femme arabe. Miriam Kabha, avocate, une arabe israélienne, a été nommée Commissaire national pour l’égalité dans l’emploi. Salim Joubran qui siège à la Cour suprême d’Israël est un Arabe. Le Président par intérim d’Israël en 2007 était Majalli Wahabi, un druze arabe.

    Je pourrais étirer cette liste sur des pages et des pages. Vous êtes intelligents. Construisez votre propre jugement. Pensez aux noirs à l’époque de l’apartheid en Afrique du Sud. Pas un seul n’aurait pu occuper l’un ou l’autre de ces postes.

    Il n’y a pas de ségrégation dans les bus, les trains ou les taxis israéliens. Pas de files d’attente séparées pour les Juifs et les Arabes. Pas de ségrégation sur les plages, dans les restaurants, les cinémas, les bars, les boutiques, ni dans les théâtres – nulle part. En Israël, les juifs et les arabes travaillent ensemble, sont amis, peuvent se marier et assister à des conférences, des concerts, ou faire la fête ensemble. Les hôpitaux israéliens ne sont pas des lieux de ségrégation. Juifs, musulmans, chrétiens et athées sont alités dans les mêmes services hospitaliers et sont traités par les mêmes équipes d’infirmières et de médecins, certains juifs, certains musulmans, certains chrétiens, et parmi eux, nombreux sont les athées. Israël est une société laïque, et non pas une théocratie comme l’Iran ou l’Arabie Saoudite.

    Si l’apartheid vous préoccupe vraiment, regardez plutôt du côté du Liban et d’autres pays arabes. Là, les réfugiés palestiniens n’ont pas accès à la citoyenneté, ils sont exclus du marché de l’emploi, cantonnés de force dans des camps, quand ils ne sont pas tout simplement bannis. Et s’il vous plaît, cessez de colporter le mensonge que les juifs se sont livrés à un nettoyage ethnique en 1948. Lisez plutôt ce que l’actuel président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, écrivait en 1976, dans Filastin al-Thawra, le journal de l’ OLP :

    « Les armées arabes sont entrées en Palestine pour protéger les Palestiniens de la tyrannie sioniste mais, au lieu de cela, les Palestiniens ont été abandonnés, obligés d’émigrer et de quitter leur patrie, jetés dans des prisons semblables à ces ghettos où les Juifs vivaient en Europe de l’Est. Tout se passe comme si nous avions été condamnés à échanger nos places. Ils sont sortis de leurs ghettos et nous, nous nous retrouvons enfermés à notre tour. Les Etats arabes a réussi à disperser le peuple palestinien et à détruire son unité ».

    L’Histoire compte.

    Combien d’entre vous ont jamais été en Israël ? Je n’évoque pas ici les visites guidées organisées par BDS et d’autres groupes haineux qui ont entrepris de vous présenter une vision falsifiée de la vie dans ce pays. Je parle de vacances simples où vous vous déplacez à votre guise pour découvrir la vie quotidienne, tout comme vous le feriez en Inde, en Thaïlande ou dans tout autre pays ou vous n’avez jamais mis les pieds. Si vous n’avez jamais été en Israël et n’êtes pas en mesure de témoigner par vous-même, alors vous n’avez aucun droit de condamner ce pays ou d’adopter des résolutions contre lui. Si vous avez peur qu’un voyage en Israël ne remette en question vos préjugés, alors vous êtes des lâches. Si vous vous opposez à la visite sur le campus de conférenciers ou d’experts qui témoignent en faveur d’Israël, ou si vous ne vous intéressez à des événements pro-israéliens que dans le but de les chahuter et de les perturber, vous êtes à nouveau des lâches. Si vous ne supportez pas d’écouter un point de vue différent du votre, alors prendre parti sur des bases infondées est non seulement lâche mais aussi déshonorant.



  • simazou 10 janvier 2017 17:47

    6ème partie

    Votre résolution a beau avoir été adoptée par une organisation antiraciste et présentée par un groupe de soutien aux droits des noirs et autres minorités ethniques, elle n’en est pas moins raciste. Raciste par définition, raciste par sa forme et carrément raciste en intention. Etes-vous fier de cela ? Pouvez-vous dormir la nuit, sachant que vous avez adhéré à un chorus haineux contre l’un des peuples les plus persécutés de l’histoire humaine ? Je suis sûr que vous êtes partisan du droit à l’autodétermination pour un millier de groupes ethniques de par le monde. Et pourtant vous appelez à éradiquer Israël, un Etat créé après le génocide de six millions de juifs dans le but de leur conférer le droit à l’autodétermination.

    Quand les gens défilent dans les rues des ville européennes aux côtés de l’extrême droite islamiste en chantant « Hamas, Hamas ; les juifs au four », je suis sûr que vous admettez que quelque chose ne va pas.

    Votre motion affirme que « l’Etat d’Israël agit en violation des lois internationales », cite de supposés exemples, mais n’apporte pas la moindre preuve. En fait, l’Etat d’Israël dispose d’un palmarès impressionnant d’actions et de décisions prises en accord avec la loi internationale et ce à tous les niveaux. Votre affirmation contredit l’avis d’un très grand nombre de juristes experts en droit international, un groupe d’hommes et de femmes dont la connaissance du sujet surpasse et de loin celle de simples étudiants qui hurlent des slogans sans fondement légal, factuel ou historique.

    On entend souvent dire que l’occupation des territoires palestiniens est illégale au regard de la loi internationale. En réalité, c’est le contraire qui est vrai. Le plan de partition mis en place par la Résolution 181 des Nations Unies en 1947, prévoyait une implantation juive en Cisjordanie et à Gaza tout comme elle autorisait une implantation arabe en Israël. La loi n’a pas changé depuis.

    En 1948-1949, au terme d’une guerre d’agression menée contre Israël, l’Egypte et la Jordanie ont occupé illégalement Gaza pour l’un, et la Cisjordanie pour l’autre. Ces occupations se sont produites en violation de la loi internationale, sans que personne ne demande jamais le retrait des troupes jordaniennes et égyptiennes.

    En 1967, Israël a mené une nouvelle guerre défensive qui a éjecté les agresseurs égyptien et jordanien de Gaza et de Cisjordanie. L’occupation a été légalisée par la résolution 242 (1967) et 338 (1973) du conseil de sécurité des nations unies. Selon l’ONU, « les résolutions 242 et 338 adoptées respectivement le 22 novembre 1967 et le 22 octobre 1973 sont la base de toutes les discussions pour un règlement de paix au Proche Orient ».

    Selon la Résolution 242 (qui n’a jamais été révoquée), Israël est fondé à demeurer à Gaza et en Cisjordanie jusqu’à l’établissement de frontières « sures et reconnues ». Etant donné qu’Israël n’a jamais contraint un Israélien à s’installer dans les Territoires Palestiniens, la Quatrième Convention de Genève que vous citez ne s’applique tout simplement pas. C’est un point de droit, pas une opinion. La Résolution 242 a été précisément rédigée pour qu’Israël n’ait pas à se retirer de « tous les territoires », seulement de certains.

    En 2005, Israël a fait payer à ses citoyens un prix très élevé en se retirant en bloc de Gaza. Le Hamas en a profité pour assassiner les représentants politiques de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et prendre le contrôle du territoire. Il n’a pas fallu attendre très longtemps pour que des guerres en série se produisent contre Israël. La Charte du Hamas (1998) appelle à la destruction d’Israël et au génocide des juifs de par le monde. J’espère que votre soutien au peuple Palestinien ne va pas jusque-là.

    Depuis 1967, Israël a proposé une demi-douzaine de plans de paix, tous très sérieux, prévoyant chacun la création d’un Etat palestinien. L’un prévoyait une restitution de 97% de la Cisjordanie et l’autre une restitution à 100%. Tous ont été rejetés par les Palestiniens, dont les représentants ont exigé la création d’un Etat Palestinien en lieu et place d’Israël, lequel se traduirait par l’expulsion ou le meurtre de tous les juifs israéliens. Il en est de même pour le droit du peuple juif à l’auto-détermination. Votre motion suggère que seuls les Palestiniens ont le droit de déterminer leur avenir. C’est là une pure discrimination.

    Les paragraphes 14 et 16 de votre motion formulent une autre accusation contre Israël, une accusation d’apartheid. Décrire Israël comme un Etat pratiquant l’apartheid relève, comme je l’ai déjà fait remarquer, de la diffamation antisémite. C’est diffamatoire pour la simple et bonne raison que rien en Israël n’a le moindre début de ressemblance avec l’apartheid sud-africain. Il me parait évident qu’aucun de vous n’a la moindre idée de ce qu’était l’apartheid, des lois qui régissaient l’apartheid, ni d’un gouvernement d’apartheid tel qu’il existait en Afrique du sud. Si vous le saviez, vous seriez profondément désolé à l’idée même de suggérer qu’Israël ait un quelconque rapport avec l’apartheid.



  • simazou 10 janvier 2017 17:44

    5ème partie

    En outre, l’Etat d’Israël, perçu comme une collectivité juive, peut aussi être la cible de ces attaques. Dans les affirmations antisémites, il est fréquent que les juifs soient accusés de conspiration contre l’humanité. Ce type d’accusation est souvent utilisé pour rendre les juifs responsables de « tout ce qui va mal ». L’antisémitisme peut être exprimé par le biais de discours, d’écrits, de formes visuelles et d’actions, et fait appel à des stéréotypes sinistres et des traits de caractère négatifs.

    Exemples actuels non exhaustifs d’attitudes antisémites dans la vie publique, les médias, les écoles, au travail et dans la sphère religieuse :

    • Appeler à tuer et à faire souffrir les Juifs, de même que soutenir ou justifier ces exhortations, au nom d’une idéologie radicale ou d’une vision religieuse extrémiste.
    • Proférer des allégations mensongères, déshumanisantes, diabolisantes ou stéréotypées sur les juifs en tant que tels ou sur le pouvoir des juifs en tant que collectivité - par exemple les mythes sur une conspiration mondiale juive ou sur les juifs contrôlant les médias, l’économie, le gouvernement ou les autres institutions de la société.
    • Accuser les juifs en tant que peuple d’être responsables des méfaits réels ou imaginaires commis par une seule personne juive ou un seul groupe juif, ou même d’actes commis par des non-juifs.
    • Nier le fait, l’objectif, les mécanismes (ex : les chambres à gaz) ou l’intention du génocide à l’encontre du peuple juif par l’Allemagne national-socialiste, ses défenseurs et ses complices au cours de la Seconde Guerre mondiale (l’Holocauste).
    • Accuser les juifs en tant que peuple, ou Israël en tant qu’Etat, d’inventer ou d’exagérer l’Holocauste.
    • Accuser les citoyens juifs d’être plus loyaux à l’égard d’Israël, ou de supposées priorités juives dans le monde, au détriment des intérêts des nations auxquelles ils appartiennent.

    Quelques exemples des formes à travers lesquelles l’antisémitisme se manifeste à propos de l’Etat d’Israël en prenant en considération le contexte général :

    • Nier au peuple juif le droit à l’autodétermination, en prétendant par exemple que l’existence de l’Etat d’Israël est une entreprise raciste.
    • Faire preuve d’un double standard en exigeant d’Israël un comportement qui n’est attendu ni requis d’aucun autre pays démocratique.
    • Utiliser des symboles et images associés à l’antisémitisme classique (ex : l’affirmation que les Juifs ont tué Jésus ou procèdent à des meurtres rituels) pour caractériser Israël et les Israéliens.
    • Comparer la politique actuelle du gouvernement israélien à celle des nazis.
    • Tenir les juifs de manière collective pour responsables des actions de l’Etat d’Israël.

    Toutefois, les critiques à l’égard d’Israël, quand elles sont comparables à celles exprimées à l’encontre d’autres pays ne peuvent être qualifiée d’antisémites.

    Les actes antisémites sont criminels lorsqu’ils sont définis comme tels par la loi (par exemple, la négation de l’Holocauste ou la propagation de documents antisémites dans certains pays).

    Les actes criminels sont antisémites quand les cibles des attaques, que ce soient des individus ou des biens - bâtiments, écoles, lieux de culte ou cimetières - sont choisis parce que juifs, ou perçus et assimilés comme tels.

    La discrimination antisémite est le fait de refuser aux juifs les opportunités ou services disponibles aux autres. Elle est illégale dans de nombreux pays.

    Cette définition a quasiment été reprise mot pour mot par le State Department des Etats Unis. Si vous êtes des étudiants sérieux, puis-je vous suggérer d’acheter ou d’emprunter un exemplaire du livre de Kenneth Marcus « The Definition of Anti-Semitism » publié l’an dernier aux Presses Universitaires d’Oxford. Le chapitre 6 est à lire en entier. Marcus est le président fondateur du Centre des droits de l’homme de l’Université Louis D. Brandeis. Officiellement, il était aussi directeur de la commission des droits de l’homme des Etats Unis et titulaire de la chaire Egalité et Justice à l’Université de la ville de New York. En d’autres termes, il fait autorité sur les droits de l’homme et l’égalité des droits auxquels le BME s’intéresse. Et il soutient l’idée que toute critique exagérée et maligne d’Israël relève de l’antisémitisme



  • simazou 10 janvier 2017 17:41

    4ème partie

    Aucune de ces libertés n’existe dans un pays musulman. Ni en Egypte, ni en Jordanie, ni en Arabie Saoudite, ni en Iran, ni au Pakistan. Partout la censure y sévit et le moindre point de vue qui touche à la laïcité y est condamné. Les blogueurs libres penseurs comme Raif Badawi en Arabie Saoudite, quelques autres au Pakistan et des centaines d’autres en Iran ont été emprisonnés, condamnés au fouet (comme Badawi), ou assassinés (comme au Bangladesh). Dans ces pays, la presse est sous contrôle de l’Etat. Les livres sont interdits et brulés partout au Moyen Orient. Des chaînes de télévision sont fermées pour des motifs futiles comme cela s’est produit pour le député égyptien Tawfiq Okasha. La liberté de parole est proscrite à Gaza comme dans les territoires sous contrôle de l’Autorité Palestinienne et ceux qui s’y risquent finissent régulièrement avec une balle dans le crâne.

    La liberté de parole est mieux respectée en Israël qu’en Grande Bretagne, au Danemark, aux Etats Unis, au Canada, en Australie ou que dans n’importe quelle démocratie occidentale. Les seules limites imposées à la presse touchent à la sécurité nationale, comme dans toutes les démocraties. Des ONG anti-israéliennes opèrent librement en Israël, des articles anti-israéliens sont publiés quotidiennement dans la presse, notamment dans le journal de gauche Haaretz. Des parlementaires arabes s’expriment librement contre Israël au parlement ou dans des entretiens accordés à la presse. Les extrémistes juifs sont condamnés au même titre que les extrémistes arabes. Sous quelque aspect qu’on la considère, la société israélienne est une société libre. Bien sûr, rien ne vous empêche de condamner ce pays. Mais en agissant ainsi, vous condamnez également les libertés dont vous jouissez dans vos tours d’ivoire écossaises. Et quand vous soutenez unilatéralement les Palestiniens, vous cautionnez la censure et reconnaissez à l’Etat le droit de contrôler la liberté de parole. Réfléchissez soigneusement à ces différents points. Si vous vous y refusez, vous vous révèlerez comme des hypocrites de premier ordre.

    Permettez-moi d’avance dans mon raisonnement. Savez-vous que votre motion est antisémite ? Là encore, je vous demande toute votre attention. En quoi, allez-vous dire, une motion de boycott contre Israël peut-elle être confondue avec une haine des juifs ? Vous êtes, je n’en doute pas, farouchement antiracistes, ce que je vous recommande vivement. Le racisme est encore un horrible trait de caractère de nos sociétés modernes, pas seulement en Occident, mais aussi dans un grand nombre d’autres pays. Il est par ailleurs tout à fait ironique que votre proposition de boycott soit poussée en avant par le Mouvement de libération des noirs et autres minorités ethniques (BME). Ironique car l’antisémitisme a été et demeure l’une des formes les plus toxiques et génocidaires de haine raciale. En Europe, l’antisémitisme atteint aujourd’hui des niveaux qui rappellent les années 1930. En 2015, le nombre d’actes antisémites a augmenté de 53% par rapport à l’année 2014. Les juifs quittent l’Europe et vont chercher refuge ailleurs, notamment en Israël.

    Une juste critique d’Israël n’a rien d’antisémite. Mais une critique exagérée, diffamatoire, et fausse l’est assurément. Ceci n’est pas mon opinion, mais celle de plusieurs institutions dédiées à la lutte antiraciste. Au niveau universitaire, les Régents de l’Université de Californie , et nombre d’autres universités américaines, ont simplement condamné l’antisionisme comme une manifestation d’antisémitisme. Une autre institution européenne que vous devriez connaître et prendre en considération, l’Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes (OEPRX) définit l’antisémitisme de la manière suivante :

    L’antisémitisme est une certaine perception des juifs, qui peut s’exprimer par de la haine à leur égard. Les manifestations rhétoriques et physiques de l’antisémitisme sont dirigées contre des individus juifs ou non-juifs et/ou leurs biens, contre les institutions de la communauté juive et contre les institutions religieuses juives.



  • simazou 10 janvier 2017 17:39

    3ème partie

    En Israël, des Gay Pride sont organisées à Tel Aviv et Jérusalem. Aucune loi n’interdit l’homosexualité. Tel Aviv a été surnommée la capitale gay de la planète. L’armée israélienne ne sanctionne pas les soldats homosexuels. Les lois israéliennes protègent toutes les orientations sexuelles, et il en est ainsi parce que ce pays a été construit sur l’égalité des droits pour tous les citoyens. N’y voyez là aucun « alibi gay » : Israël ne protège pas les droits des homosexuels pour couvrir les abus qu’il commet ailleurs. Ces droits sont si concrets et solides que de nombreux homosexuels arabes et iraniens fuient vers Israël. La protection des droits des homosexuels ne contribue pas peu à la haine que les pays limitrophes vouent à Israël, sans parler de la haine de pays encore plus éloignés. Attaquer un pays qui défend des droits que vous exigez pour vous-mêmes ou vos proches est moralement impardonnable.

    Vous soutenez probablement l’idée que chacun doit être libre de croire – ou non - et de pratiquer la religion de son choix ; et que les croyants et les athées doivent vivre librement sans risque de persécution. Aucun Etat arabe ou islamique n’offre une protection de ce type. En Irak et en Syrie, à Gaza et en Cisjordanie, les chrétiens ont subi des massacres de masse ou ont été expulsés. En Egypte, les coptes autochtones sont persécutés et leurs églises détruites. En Iran, les chrétiens sont arrêtés et les Bahaïs, la plus importante minorité religieuse du pays, sont ouvertement persécutés : ils sont pendus, emprisonnés, privés du droit à l’éducation, exclus du marché de l’emploi. Leurs lieux saints sont systématiquement détruits partout dans le pays et parfois, des mosquées sont élevées en leurs lieux et places.

    Depuis 1948, la seule communauté chrétienne du Moyen Orient qui croit et prospère librement se situe en Israël. Les lieux saints de toutes les religions – musulmans, juifs, chrétiens – bénéficient de la loi sur la protection des lieux saints. Les Bahaïs ont établi leur Centre mondial – inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco – à Haïfa et deux de leurs principaux sanctuaires ont été implantés à Haïfa et Akko (ex-Saint Jean d’Acre). Des pèlerins y viennent de tous les coins du monde. Partout, au sein du monde musulman, les Bahaïs sont l’objet d’une haine féroce. Sauf en Israël. A ma connaissance, personne ne défile pour défendre les droits religieux des Bahaïs au sein du monde musulman ; personne n’apporte des pétitions à l’ambassade d’Iran pour exiger que soient mis fin aux persécutions contre les minorités religieuses ; personne n’organise de meetings pour exiger une réforme des Etats islamiques. Au contraire, des gens comme vous consacrez du temps à mettre en place des résolutions qui condamnent le seul pays qui défende l’ensemble de ces droits pour tous ses citoyens et ses visiteurs. En vous associant aux persécuteurs, en couvrant de sarcasmes le seul pays qui, depuis sa création, défend tous les droits de l’homme, vous ne faites qu’une chose : afficher votre mépris pour les droits de l’homme. Ce n’est pas seulement triste, c’est méprisable.

    Vous êtes étudiants, des esprits jeunes, ouvert à des sensations nouvelles, des informations différentes, des questions originales ; vous êtes confrontés à une galaxie d’opinions divergentes, vous apprenez à peser le pour et le contre, à évaluer vos présupposés comme ceux des autres. Vous avez accès aux technologies les plus avancées et à des sources d’information d’une richesse inégalée à ce jour. Pour utiliser pleinement ces ressources, vous exigez la liberté d’expression, un refus de la censure, une presse libre, le droit de manifester et de soumettre à la question n’importe quelle opinion. Si le gouvernement écossais ou britannique interdisait des livres, emprisonnait des journalistes, censurait des films ou empêchait tout rassemblement sur le campus, vous seriez à juste titre indignés. Vous manifesteriez pour défendre ces libertés. Vous dépendez de bibliothèques en libre accès, de journaux et publications libres de toute censure et d’un accès direct à Internet.

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