Thierry Lhôte is a french guy native from Cameroon, Africa, who likes technology, politics and arts. He believes in cross cultural exchanges, open ended discussions and in one humanity.
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Oui, vous résumez très bien que le noeud d’inconfort face à de tels types de recherche proviennent du traumatisme occidental lié à l’apparition du nazisme en Allemagne et à ses conséquences.
Vous montrez aussi par votre billet que les gourous et autre manipulateur de l’être humain, n’ont pas de position philosophique harmonieuse et centrale, il leur faut appuyer grossièrement soit sur la culture, soit sur la nature.
C’est leur manière à eux de répandre l’idéologie :
Pointer vers une autorité qui est soit en dehors de l’être humain ou au dedans.
Alors que le bien penser se situe à la fois au dehors et au dedans, comme le signalait Pascal.
Oui, clostra ce que vous dites est tout à fait louable mais la science ce n’est pas cela, elle ne peut rendre des résultats parfaits et elle est autant creusé par le doute.
elle participe à votre compréhension du monde et y apporte son lot de changements, et c’est déjà beaucoup, elle ne peut prétendre régler tous les problèmes ni rendre le parfait.
Vous me parlez des génies mais si je prend mon simple sens commun je répondrais que cela m’étonnerait fort si on pouvait comprendre pourquoi ce que nous appelons communément des génies apparaissent. Il y aura toujours une part de mystère irréductible, quel que soit le niveau scientifique dans lequel vous évoluez.
Deuxièmement, je ne sais pas ce que sont des génies, ce que je crois surtout c’est que beaucoup de compétences ne sont pas détectées ni valorisées au niveau des sociétés. Aujourd’hui nous sommes dans un état où seuls quelques maigres critères psychologiques sont appréciés (genre l’absurde QI) et ils viennent pour la plupart du XIXème siècle.
Il est possible par exemple que des travaux dans la génétique comportementale ou d’autres disciplines viennent briser un jour ce status quo où seulement quelques valeurs utilitaires ne sont reconnues dans la société. Il faudra peut-être rentrer dans le XXIème siècle un jour.
Troisièmement, vous opposez toujours culture et nature, en omettant toujours de signaler le travail de sape des cultures au sein des sociétés. La culture c’est bien, mais c’est aussi une des plus grandes génératrices d’injustice dans la société.
Prenons par exemple les enfants du corps professoral dans la République française d’aujourd’hui, ils ont un avantage incontestable pour rentrer dans les grandes écoles car il possèdent grace à la communauté de leurs parents une connaissance intime des parcours et des techniques qui permettent de réussir plus surement dans telle ou telle filière.
Si vous comparez avec l’essence de l’instruction publique de la IIIème république, le souci était différent, l’objet était la sélection par le travail et les aptitudes de manière à briser cet écheveau de classes et de corporations et de tirer des quatre coins de la France dans tous les milieux l’élite qui allait accéder aux hautes fonctions.
Mais si vous réfléchissez bien les deux systèmes ont leur part d’injustice. Que vous favorisiez la culture, c’est à dire les hiérarchies sociales et les corporations inhérentes à toute civilisation, ou que vous favorisiez les aptitudes, c’est à dire la nature en faisant abstraction des catégories de la société. La France d’ailleurs, n’a jamais très bien choisi son camp.
Et c’est là que se trouve un réel débat philosophique et qu’il faudrait peut-être retourner aux textes des lumières qui avaient intégrés (parce qu’ils étaient à cheval entre deux mondes) les échanges entre nature et culture, comprenaient l’harmonie qu’on pouvait y puiser et ne concevaient pas d’opposition radicale entre les deux.
Bah il n’y a pas de rapport symétrique entre les deux, ce sont deux sujets assez distincts.
Exemple : si je déduis des raisons morales douteuses du fait de que la terre tourne autour du soleil, cela n’implique pas que le fait que la terre tourne autour du soleil doive être remis en cause.
« jeter le bébé avec l’eau du bain » comme on dit couramment.
Lorsque vous parlez de d’Evolutionary psychology, on relie (pas exclusivement et pas vraiment) des résultats qui proviennent de la Behavorial Genetics au système darwinien.
C’est à dire que vous orientez des découvertes par le biais d’une autre théorie.
Or ce qu’il risque d’y avoir d’intéressant justement, c’est la fraîcheur de ces résultats et non pas leur soumission à une orientation précise, a priori.