vous êtes vous intéressé au programme d’éducation civique du collège ? A l’ECJS au lycée ? Les programmes sont des écrits officiels, des guides à suivre mais souvenez vous que des hommes les mettent en oeuvre. Et les « hussards » n’ont pas honte de ce passé, mais l’objectivité d’enseigner les valeurs et l’histoire républicaine, la volonté de transmettre la richesse engendrée par les luttes nationales successives ; qu’elles soient belles ou « honteuses ». Quel Etat n’a jamais commis d’actes odieux ? Ces actes sont à situer dans leur contexte historique. Sans les excuser (il n’y a pas lieu d’être !), ces faits s’expliquent. Car l’histoire est le fait du passé et notre unique devoir est d’en tirer une leçon : celle de ne jamais reproduire les erreurs commises. Enfin, l’éthique, la morale ou encore la justice sont des concepts philosophiques et donc particulièrement mouvants au cours des ans et des sociétés...
Tout d’abord, Rouget de Lisle a créé ce chant en 1792 pour encourager les français à « sauver la patrie » considérée comme en danger. L’idée est de libérer les peuples européens victimes de monarques absolus et répandre les idées révoltionnaires. A cette époque, il n’y a pas à proprement parler de militaires mais des citoyens soldats. Par ailleurs, la Marseillaise ne devient hymne qu’en 1879, autant dire que l’auteur n’a jamais su que son chant l’était devenu. Enfin, une Révolution est un changement « brutal » de régime politique, alors, il paraît malheureusement évident que du sang peut-être versé dans la mesure où certains ne sont pas près à lâcher le pouvoir.
Je suis fière de cet hymne car il symbolise notre République démocratique et il convient de le replacer dans son contexte historique. Et notre société est le résultat de milliers d’annnées de luttes. Autant s’en souvenir et ne pas se reposer sur nos lauriers...