J’ai dit à Alain Soral que j’avais apprécié son opus, il m’a répondu que j’avais de saines lectures tout en m’affirmant que lui-même ne draguait plus étant désormais « casé ».Soral est un fin analyste de la société française et le regret qu’il affiche en me faisant peut-être un white lie(mensonge qui vise à sauvegarder les apparences)renvoie à ses déclarations brillantes sur l’ennui qui règne dans Paris,ennui généré par la fuite hors des centres des artistes,des penseurs,du peuple créatif et jovial sommé de s’éloigner suite à la mainmise d’une riche minorité internationale sur tous les quartiers ou il y a encore peu régnait effervescence et foisonnement.On a le sentiment en l’écoutant que la drague était lié à une ambiance aussi.Voir des« pétasses arrivistes »(le mot est de lui)déambuler en bottes Prada et sac Gucci n’incite pas vraiment au subtil marivaudage.On ne récite pas le bateau ivre à un portemanteau affligé d’une entorse au cerveau chronique.Bon là je vais peut-être un peu loin, atteint soudain de sinistrosoralmania mais c’est un état passager.Malgré tout il faut rester optimiste car c’est bien connu les optimistes jouent et gagnent.