Dans une tribune publiée dans le NouvelObs (à paraître jeudi 19), l’ancien Premier ministre socialiste souligne que « son seul problème, c’est de vaincre et en tous cas d’empêcher la dangereuse victoire possible de Sarkozy ». Dans une « situation incertaine », il faut « regarder à la fois nos voeux - une victoire social-démocrate sur la tête de Ségolène Royal - et les sondages ».
« Si je ne crois qu’à moitié à cet outil, la convergence de tous les instituts mérite d’être prise au sérieux », poursuit Michel Rocard. Il souligne que si les instituts donnent Ségolène Royal présente au second tour, « ils disent aussi que Sarkozy gagne au second tour ».
« J’ai la faiblesse, ajoute-t-il, de trouver cela dangereux comme, je pense, la totalité de mes camarades socialistes. (...) Quand la somme des voix de gauche est donnée à moins de 40%, on cherche des alliés. J’accuse ici les gardiens du dogme socialiste, qui considèrent toute alliance autre que communiste comme impure, d’être d’efficaces alliés de Sarkozy. »
Et d’insister : « ce n’est pas ma faute si la gauche est descendue en dessous de 40%. Je n’y vois aucune raison de laisser la place au représentant le plus brutal du grand capitalisme que nous ayons eu à affronter depuis longtemps ».
======================================== Michel Rocard, cité dans... L’Express
Ségolène Royal le 22 avril, c’est Sarkozy le 6 mai ! Si ce n’est pas un appel à voter Bayrou au premier tour, comment faut-il le dire ?
« J’ai la faiblesse de trouver cela dangereux comme, je pense, la totalité de mes camarades socialistes. » Tout est dans le « , je pense, »...