Tout ça prouve qu’on s’est fait fortement avoir. Le pseudo-communisme totalitariste est mort en URSS, alors aux yeux du monde, ça prouve que le seul système économique valable, c’est le libéralisme (démonstration complètement fallacieuse, vous en conviendrez) ; aucun autre système ne peut fonctionner, à part celui qui permet à une poignée de puissants de faire ce qu’ils veulent, et à tous les autres de se taire, de travailler sans se plaindre et de se contenter des miettes qui restent.
Dans un monde un peu meilleur (selon moi) que l’actuel, les salariés profitent réellement (pas sous forme de prime de fin d’année) des bénéfices de l’entreprise dans laquelle ils travaillent : ce sont les « avantages » que d’aucuns dénoncent sans cesse, chez EDF, à la SNCF, etc., (et qui ne dérangeaient personne tant que les gens avaient du boulot et qu’ils pouvaient changer de voiture régulièrement). Maintenant, avec la mondialisation, la libéralisation du marché, les travailleurs du public semblent très avantagés par rapport à ceux du privé. La mauvaise situation économique de la France est soi-disant dûe à ces « excès » du public. Mais quand tout aura été libéralisé, on sera tous au même niveau de pauvreté, public et privé : nivellement par le bas.
Donc, chaque fois qu’on brade un petit morceau du secteur public
1)On se fait voler, puisqu’on vend quelque chose de « public », qui appartient donc à tous, et qu’on ne voit jamais la couleur de cet argent (au contraire, on paie plus cher après).
2)on s’éloigne de l’espoir de vivre un jour dans un monde où le but n’est pas de se faire exploiter, d’essayer d’exploiter les autres, de produire et consommer des merdes qu’on a pas le temps d’utiliser avant que le truc qui le remplace ne soit sorti. On s’approche un peu plus de « la matrice »