Bravo pour cet article qui démonte cette prétendue toute-puissance du Marché et ses supposées géniales intuitions. Quand j’entends parler d’économie dans le poste, j’entends tout et n’importe quoi : la Bourse de Paris tremble en attendant le taux de chômage américain, les marchés ont apprécié l’intervention américaine en Irak, les marchés ont sanctionné EADS (en fait, non, d’ailleurs), etc. Votre texte remet bien les choses à leur place.
Si on regarde bien, une Bourse, c’est 10 000 crétins (pardon, des traders hautement compétents mandatés pour maximiser les plus-values) dopés à diverses substances, enfermés (virtuellement), qui s’espionnent et s’imitent tous les uns les autres, et qui cherchent à finir la journée (ou la demi-journée) avec plus d’argent qu’au début. Et plus on achète et vend, même si c’est à perte, plus l’entreprise Bourse gagne de sous. Et les Bourses se rachètent entre elles (Francfort se vend à New York et fait monter le prix). Comment veut-on que cette accumulation de buts à courts termes puisse servir au financement à long terme des entreprises ?
Il existe des modélisations de tels comportements dans le monde animal, certains modèles donnent des points d’équilibre. Mais force est de constater que les-marchés-de -Jean-Pierre-Gaillard, c’est foutoir et élucubrations.
Un bémol quand même. Vous envoyez quand même quelques fleurs au marché en fin d’article : il serait « incontestablement le système de fixation des prix le plus efficace ». Mmmmouais... Disons le moins mauvais ?