@ Aïcha : vous parlez de son « refus de reconnaître l’agression Israélienne » comme si la dite agression était une vérité incontournable, alors que, justement, tout le débat est là. J’ai donc beau relire les deux articles en question, je n’y trouve rien qui justifie, comme vous l’aimeriez, la soit-disant « interdiction de s’indigner ». Je comprends tout simplement que ces articles vous dérangent parce qu’ils ne cadrent pas avec votre opinion, c’est tout.
Pour moi, l’attaque d’Israël, dans toute sa sauvagerie, n’a rien à envier avec la sourde et sournoise guerre que lui livrent ses voisins depuis 50 ans, faite d’enlèvements de civils et de militaires, de tirs sommaires sur des populations civiles et de bus scolaires qui explosent.
Depuis son retrait du Sud Liban en 2000, Israël a tenté d’ignorer la menace en espérant qu’elle disparaîtrait, et il n’a jamais réagit efficacement aux provocations, dans l’espoir que cela serait perçu comme un geste d’apaisement. Voilà où ça l’a mené. Car face à Israël, il y a des pays et surtout une mouvance religieuse qui ne souhaitent qu’une chose, et ce n’est pas la paix : c’est la destruction de l’Etat Hébreux et de ses occupants. Je vous laisse relire l’histoire agitée de la reconnaissance du pays...
Certes, croire qu’en ignorant les escarmouches du Hezbollah au sud Liban les choses allaient se calmer était une erreur à mes yeux : il aurait mieux valu répondre coup pour coup plutôt que de déverser aujourd’hui une telle puissance destructrice qui ne peut que se retourner contre Israël. Mais cela n’enlève rien à la source du problème : l’Etat Hébreux répond par la violence à des attaques incessantes et aveugles tout aussi violentes. Comme toute guerre, celle-ci est dure, pénible et plus encore pour un pays en qui l’on aurait aimé voir l’autre pilier démocratique et économique de la région. Oui mais voilà, le cancer Islamique, avec tout son poison, sa haine de l’étranger et son refus de la Paix, est parvenu à en prendre le contrôle, au point de noyauter son gouvernement. A ce moment là, comment dissocier le Liban du Hezbollah ? Qu’aurait pensé le gouvernement Espagnol s’il y avait eu des Ministres de l’ETA en France tandis que les bombes continuaient à exploser sur son territoire ?
Il ne s’agit donc pas d’une agression à mes yeux, mais du réflexe d’un pays poussé à bout par ses voisins qui savent exactement où appuyer pour le provoquer. La seule différence, c’est que contrairement à une Europe ramollie par le confort et l’absence de danger immédiat depuis 60 ans, Israël ne peut pas se permettre de discuter dans le vide.