@ Ceux qui auront envie de le lire
Merci Cambronne. Tes interventions me sont allées droit au cœur. Tu ne peux pas savoir à quel point j’apprécie d’en savoir un peu plus sur ton parcours, car il me permet de relativiser bien des choses. Pendant longtemps, j’ai été un antimilitariste farouche. Il y a quelques années, un tournant dans ma vie m’a fait m’intéresser à l’histoire du Sahara, puis, par ricochets, à celle du Maghreb et de la Méditerranée, ce qui m’a fait en glaner au passage quelques bribes à propos de l’Afrique et du Proche Orient. J’ai alors découvert la richesse que l’on devait à l’armée française dans la connaissance de ces pays. J’ai planché sur les travaux du Cpt Augérias ou du Gal Gouraud et j’y ai appris des tas de choses que l’on ne m’avait jamais enseignées. Je me suis intéressé à Coppolani, à Faidherbe... Il m’est aussi arrivé plusieurs fois de consulter des documents aux Archives militaires de Vincennes et j’avoue que de voir un soldat me confier pour quelques heures de vieux dossiers poussiéreux qui portaient le poids de vies oubliées m’a souvent ému.
J’ai aussi connu de vieux militaires remarquables parmi les membres de l’Amicale des Sahariens « La Rahla » ainsi que de l’Académie des Sciences d’Outre-Mer. Je pense particulièrement à Jacques Augarde, ancien ministre de la IVème République qui a accompagné un groupe de goumiers de la Sicile à Berlin et qui a raconté cette histoire dans un livre lui aussi oublié : « Tabor ».
Ces gens ne sont plus respectés aujourd’hui. On les conspue ou bien on les méprise. Et si, comme c’était le cas cette année, on fait un film sur les troupes d’Afrique du Nord qui ont délivré l’Europe de l’horreur nazie, on évite de leur rendre hommage comme si on avait peur de se salir...
Je pense que ce sont toutes ces découvertes qui m’ont fait prendre conscience du terrible poison que les bien-pensants n’arrêtent pas de vouloir déverser dans nos consciences et ce sont elles qui m’ont donné envie d’essayer d’en réveiller quelques-unes.
Merci à Bulgroz, Papy, Kelsatan, Jako et les autres. C’est sympa de voir que vous avez lu mon texte tel qu’il a été écrit.
Je livre à votre sagacité un extrait d’une des lettres qu’un ex-méhariste, François Garbit, écrivait à sa mère, depuis la ville de Soueïda, le 10 août 1941 : « Depuis mon arrivée en Syrie, je me suis beaucoup documenté sur le drame qui divise en ce moment les Français. J’ai discuté avec des Vichystes intransigeants, avec des Vychistes aux idées larges, avec des ralliés. J’ai lu des journaux et des brochures Vychistes. Travail douloureux mais nécessaire. Je vous ai expliqué comment et pourquoi j’ai suivi le mouvement de la France Libre. Mais dans la décision que j’ai prise entre juin et août 1940 entrait, à côté du raisonnement, une large part d’instinct. Et il ne pouvait en être autrement étant donné le peu de renseignements sûrs et précis que nous avions sur les évènements. Il est des moments où il en est ainsi dans la vie. Si le Bien et le Mal étaient aussi différents d’aspect que le blanc et le noir, le choix serait plus facile. »
François Garbit est mort en Syrie, à 31 ans, de la fièvre typhoïde.
Patrick Adam
02/11 15:43 - ibraluz
à Ka Merci de votre réponse qui nous rapproche encore un peu plus... Je regrette un peu de (...)
13/10 01:41 - ka
@ Ibraluz Désolée de vous répondre aussi tard mais j’ai très peu de temps à moi en ce (...)
04/10 14:08 - Ibraluz
à Ka Jusqu’à présent, je n’avais entrepris de m’adresser directement à vous, (...)
24/09 22:16 - ka
@ Spirou Avant de vous répondre j’aimerais d’abord que l’on fasse une (...)
21/09 01:56 - ka
Spirou j’ai lu votre post, je le trouve très intéressant, j’essayerais de vous (...)
21/09 01:51 - ka
Bonsoir Patrick J’arrive toujours trop tard dans les fils de discussion, désolée. Merci (...)
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