@17.245.142 :
« Je cite : « La sévérité la plus grande doit être manifestée à l’encontre de tous ceux chez qui la haine ou le dégoût se traduisent par des comportements pénalement répréhensibles. » Soit la phrase est mal tournée et ne traduit pas la pensée de son auteur (mais pour un juriste, çà me semble difficile à croire), soit elle insinue que le problème en soi n’est pas tant la haine de l’homosexualité (ou des homosexuels ? ? ?...), que le passage à l’acte sous forme de violences ou discriminations. »
Je crois que tu as bien cerné le propos de l’auteur sur ce point. Il fustige clairement le passage à l’acte.
C’est, à mon sens, ce qu’il y a de plus pragmatique dans la mesure où l’on ne peu éradiquer les racistes, les antisémites, les xénophobes, et encore moins les homophobes.
L’auteur a compris qu’il serait par trop angélique de s’imaginer que l’on peut faire changer de mentalité à toute une population sur un tel sujet, surtout en si peu de temps.
En vertu de la liberté de penser, il est juriste et en a conscience, il estime que l’on ne peut aller au-delà d’un certain niveau pour faire admettre une situation aux individus. En d’autres termes, il faut savoir respecter l’expression du libre arbitre et de la susceptibilité des autres, même si cette susceptibilité nous offense.
Il justifie davantage sa position par le fait qu’aller au-delà de ce que les autres (ceux qui ne pensent pas comme nous) sont prêts à admettre (sont disposés à voir, entendre, lire, vivre ...) reviendrait à les aliéner d’un droit fondamental. Ce qui, en soit, est assez grave.
Il ne sert à rien de se voiler la face en essayant d’ignorer le sentiment d’aversion que peuvent ressentir certains à l’endroit de tout ce qui concerne l’homosexualité. Il s’agit là des héritages d’une culture millénaire. Ca ne s’effacera pas en si peu de temps.
Il faudra, au contraire, se garder de donner à ceux qui y sont réfractaire une image de défi, une impression de rapport de force que les homophiles ont pratiquement déjà remporté. Le résultat serait plutôt inverse.
Il faut savoir reconnaître que l’on peut ne pas être homophile, sans pour autant être homophobe.
C’est en substance, je crois, ce que nous dit l’auteur à la fin de son article.