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Commentaire de Martin sur AgoraVox

sur Turquie et géopolitique


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Martin sur AgoraVox Martin sur AgoraVox 10 juin 2007 19:20

« Il est évident que l’association de la Turquie est voulue par la quasi-totalité de la classe politique en Europe, pour des raisons très fortes d’intérêt sur le plan économique et géostratégique, et que la France n’a pas d’arguments sérieux à y opposer. »

Ce commentaire est dans le vrai : les politiques européens qui sont au pouvoir sont favorables à l’entrée de la Turquie dans l’UE. Ils ne respectent pas la volonté de la majorité de la population européenne qui est opposée à l’entrée de la Turquie dans l’UE.

Dans la démocratie véritable toutes les décisions doivent être conformes aux désirs de la majorité des citoyens.

Le commentaire précédent souligne ainsi que les politiques européens ont pris l’habitude de ne pas respecter la démocratie. Cela est vrai au niveau de l’Union européenne et au niveau des États membres.

Les lois sont écrites par des humains pour des humains. Cela est vrai pour toutes les lois à tous les niveaux. Toutes les lois sans exception donc y compris les textes législatifs des traités de l’Union européenne et les procédures d’adhésion des nouveaux États membres.

Une communauté humaine qui fixe les lois qui lui conviennent peut à tout moment les changer si ces lois ne lui conviennent plus, si elles ne répondent pas aux souhait des citoyens. En démocratie ce sont les souhaits de la majorité qui décident du contenu des lois.

Par exemple la Constitution française a au cours des 50 dernières années été modifiée en moyenne une fois tous les trois ans. La Constitution, comme tous les textes de lois, n’est pas parole divine, c’est un texte de lois comme un autre, écrit par des humains pour des humains, et il doit pouvoir être corrigé quand le besoin s’en fait sentir.

Concernant l’adhésion des nouveaux États membres, la procédure actuelle pouvait être admise comme étant une procédure démocratique, tant que les décisions des chefs d’État et de gouvernement étaient en harmonie avec ce que veut la majorité des citoyens de l’Union européenne.

Il apparaît désormais que les citoyens de l’Union européenne ne font plus confiance aux chefs d’État et de gouvernement quand ils décident ce qui bon leur semble en opposition avec les souhaits de la majorité des citoyens.

Les cas sont nombreux quand les politiques, qui ont reçu le mandat du peuple, décident ce qui bon leur semble et ne respectent pas la volonté de la majorité de la population. Exemple flagrant : le vote sur la Constitution de l’Union européenne, dans la version proposée aux citoyens européens en octobre 2004. En France, cette constitution avait été approuvée par le Président de la République française, puis avait été approuvée par 92 % des parlementaires de l’Assemblée nationale française, avant d’être rejetée par 55 % des électeurs français lors du référendum de mai 2005. C’est une parmi les preuves que les politiques, qui ont reçu le mandat du peuple, ne reflètent pas la volonté de la majorité des citoyens.

Concernant l’adhésion des nouveaux États membres, le problème du non respect de ce que veut la majorité des citoyens est apparu avec l’invitation que les chefs d’État et de gouvernement ont faite à la Turque pour qu’elle vienne adhérer à l’Union européenne. La démocratie n’est pas respectée puisque la volonté de la majorité des citoyens n’est pas respectée.

Pour garantir la démocratie il faut que les citoyens s’expriment directement, sans intermédiaires politiques, tels que les parlementaires ou les chefs d’État et de gouvernement.

En démocratie, les lois doivent pouvoir à tout moment être changées quand la majorité des citoyens en exprime la volonté. Il arrive fréquemment que des lois d’un certain contenu étaient en vigueur jusqu’à un certain moment, jusqu’à ce qu’on s’aperçoive qu’il y a des abus et que par conséquent il faut changer ces lois.

Avec la procédure d’adhésion à l’Union européenne nous sommes dans un cas d’abus, un abus commis par ceux qui devaient justement appliquer démocratiquement les lois mais qui ont décidé de bafouer la démocratie en bafouant la volonté majoritaire du peuple européen.

Le changement des textes de lois selon la volonté des la majorité des citoyens est une procédure habituelle et normale, conforme à l’esprit et aux principes de la démocratie.

Il n’y a aucun obstacle à ce que désormais toute adhésion à l’Union européenne qui n’a pas encore abouti, soit soumise à la volonté souveraine des peuples européens. Cela concerne les pays candidats déclarés ainsi que les pays candidats pas encore déclarés.

Le peuple ne fait plus confiance aux décisions prises par les politiques car ces décisions sont déconnectées de la volonté majoritaire du peuple européen. L’amélioration des processus démocratiques de l’Union européenne ne peut désormais être faite que par l’introduction des référendums, y compris des référendums sur l’initiative du peuple.


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