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Commentaire de daryn

sur Sang neuf à gauche : faut-il une transfusion totale ?


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daryn daryn 13 juin 2007 15:15

...ce rejet des idées progressistes de partage et de solidarité...

On se croirait revenu au temps de Georges Marchais, et de la lutte des forces de progrès contre la réaction... Mais entre temps la gauche est passée au pouvoir, le mur est tombé, et la mondialisation s’est installée.

Votre discours fleure bon la confiscation morale et la lutte des classes.

...au profit d’un individualisme de petit propriétaire...

Eh oui, les prolos aspirent à devenir des bourgeois... Quel manque de constance !

Il y aurait beaucoup à dire, mais il me semble en particulier que la gauche n’est pas parvenue à intégrer l’aspiration de beaucoup à l’émergence individuelle sur la base du travail et du mérite. La baisse constante de l’intérêt pour les syndicats, qui sont certes attachés à la défense de leurs ouailles mais aussi et tout autant à imposer des statuts et des grilles et à empêcher les progressions trop rapides, en est très révélatrice (c’est caricatural, je le sais, mais cet effet pervers existe bien...).

On peut regretter la disparition du parti communiste en tant que défenseur historique de la dignité des travailleurs en face du patronat. Mais pas vraiment la perte de son programme...

L’extrême gauche est appelée à vivoter sur un rejet pur et simple des mécanismes économiques dominants. Pour autant sa vocation est révolutionnaire et pas participative, comme l’a montré son obstruction à une étude d’applicabilité de la taxe Tobin à l’assemblée européenne en 2000. On peut espérer qu’elle restera marginale comme elle le mérite.

Que reste-t-il donc à gauche ? Quelques radicaux, et évidemment un parti socialiste multicéphale, dans lequel il est bien difficile de se situer tant la lutte entre courants est forte au point de dominer le discours...

Je regrette comme l’auteur que beaucoup aient voté pour cette droite. Je lui souhaite bon courage dans la conceptualisation et la défense d’un autre chose (sic).

Mais pour ma part, le projet de société auquel j’aspire a été exprimé et défendu, par exemple : Ce dont nous avons besoin, c’est d’un pays dans lequel les créateurs et les travailleurs sont mis en condition de produire leurs efforts afin de tirer le développement économique, tandis que les personnes fragiles sont prises en charge et guidées vers des efforts à leur mesure, dans une approche de responsabilité et de fraternité qui leur rend leur dignité (Christian Saint-Etienne, la troisième voie et François Bayrou, Pour une social-économie et un état stratège, Scali, 2007).

Ce discours équilibré commence a être entendu. J’espère que cette tendance se confirmera.

Mais j’espère aussi ne pas avoir à attendre une génération avant de retrouver des sources d’inspiration à gauche (ceci dit, je ne retiens pas ma respiration...).


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