Je vais lire le rapport car s’il se résume à ce que vous décrivez c’est un peu court. Il est vrai que le poids du syndicalisme mais peut on appeler cela du syndicalisme qui exerce un chantage suicidaire à des journaux dont la rentabilité est négligeable comparé à l’outil industriel nécessaire à son fonctionnement nuit à la presse mais ce n’est pas la seule raison. La première est la responsabilité des patron de presse qui sous prétexte qu’il font le même métier depuis des générations n’acceptent pas l’avolution de leurs clients. Rien que dans le domaine du papier l’essor des gratuits avec une structuration de l’information plus courte qui correspond mieux aux attentes du lectorat prouve que le secteur est encore viable. L’autre point concerne le glissement d’une partie de la population vers les médias numériques. Loïc Le Meur se posait la question dans agoravox, je lui ai répondu il ya un problème culturel et une relation affective au support qui oblitère la notion de rentabilité indispensable à toute entreprise.
Pour continuer le débat une petite devinette :
Je suis un grand média (toujours)
1) Je découvre Internet et conclu qu’il s’agit d’un truc de technophile qui ne me concerne pas. J’averti mon équipe informatique
2) Je regarde ce nouveau marché avec des acteurs qui diffusent des informations et de l’Entertainment et conclu que nous n’avons pas le même métier. J’averti mon équipe commerciale
3) Je découvre que ces nouveaux acteurs font fi de mon territoire géographique et commence à me prendre des clients. Je conclu que je reste le leader sur mon territoire et j’averti mon équipe marketing.
4) Ces nouveaux entrants commencent à me concurrencer sur mes revenus publicitaires, j’en prends ombrage. Je mets toute mes équipes en alerte et étudie, en interne, une diversification pour consolider mon métier de base.
5) Mes parts de marché publicitaire sont en chute libre et je ne comprends pas pourquoi ma diversification Internet n’arrive pas à se hisser au niveau des leaders. J’accrois mon budget de diversification avec mes équipes internes et garde le cap.
6) Mes nouveaux concurrents sont passés devant moi en parts de marché publicitaire et la baisse de mes revenus ne me permet plus de financer correctement mon métier de base. Je cherche des partenaires dans mon métier de base pour un regroupement de nos forces.
7) Le regroupement a échoué car nous étions sur le même métier avec la même culture et nous avons été racheté par des acteurs des télécom et de l’Internet. Certains de nos confrères ont simplement disparus car ils n’intéressaient plus personne.
Qui suis-je et dater les différentes étapes de 1996 à 2010.
Ps : pour les noms des médias plusieurs réponses possibles