Il y a plusieurs points dans l’article :
« Une évaluation européenne de la convergence des diplômes »
Pourquoi pas mais les traditions d’un pays à l’autres restent très différentes. Entre la France où le haut du panier est constitué par un groupe de « grandes » écoles et la majorité des pays où c’est l’université qui tient le haut du pavé, entre la France où on se forme en général une fois pour toute et l’Allemagne où le système des apprentis et les passerelles entre éducation et entreprises permettent de reprendre facilement des études, il y a un sacré travail ! Et ces exemples ne concernent que trois pays... C’est toutefois un sujet explosif. Tout ce qui touche à l’éducation est sensible car c’est l’avenir de nos enfants qui est en jeu. Ceci dit, l’idée se défend.
Pour une Europe de la recherche et de l’innovation :
Concrètement, que signifie « donner du poids au 7e Programme cadre de recherche et de développement » ? Donner des moyens je présume ? Combien et de quelles poches doivent-ils venir ?
Pour une Europe sociale
Ca fait un paquet d’années qu’on nous la promet celle-là ! Je me souviens encore des promesses du référendum sur Maastricht où on nous promettait de s’y atteler après que nous ayons voté oui. Nous l’attendons toujours et les rares fois où le sujet a été abordé, cela a plutôt été pour aligner les droits sociaux sur les plus faibles que l’inverse.
En ce qui concerne « la création d’un véritable service public d’enseignement supérieur et de la recherche », il faudrait déjà s’entendre sur la définition du service public. La Commission a une définition portant sur les SIEG mais a précisé qu’il ne s’agissait pas des services publics à la française dont la définition est floue. Et en général, quand l’Europe s’occupe de services publics (au sens effectivement assez flou tel que la population française l’entend), c’est pour les privatiser...
En ce qui concerne votre avis sur le rejet de la constitution, je vous invite à la lire en détail. Complètement y compris les commentaires du Praesidium. Ca ne laisse plus guère de regrets une fois que vous avez constaté que les droits accordés étaient au mieux un catalogue de bonnes intentions sans obligation de les appliquer alors que dès qu’il s’agissait de mettre en place la concurrence et le marché là c’était tout à fait précis et obligatoire.