Je pense, comme mcm, que il n’y a pas d’ambiguité sur les traductions que l’on peut faire des commentaires des différentes vidéos palestiniennes.
Quand à votre allusion sur la position anti-israélienne des médias, ces derniers diront qu’ils essaient d’être équilibrés (et ce en toute bonne foie, j’en suis convaincu). Cependant, voici ce que j’en pense :
- Il y a en Israël la plus grande densité de journaliste au monde. Le rapport journaliste/habitant n’a pas d’équivalent ailleurs.
- C’est une zone où les caméras sont braqués, où la composante affective et spirituelle est essentielle. De plus, chaque évènement est systématiquement un scoop mondial.
- Les médias y sont libres d’exercer en toute impunité, ont accés à tout, à toutes les zones car Israêl est une démocratie où la liberté de la presse est respectée.
- Je pense, de plus qu’il y a une instrumentalisation des médias, de la part des mouvements palestiniens, pour essayer de gagner l’opinion mondiale à leur cause.
- Et enfin, j’ai le sentiment que l’on exige d’Israêl des choses que l’on n’exige pas pour tant d’autres pays. Comme si le fait qu’Israêl soit une démocratie et qu’elle soit le pays du peuple juif (qui a beaucoup souffert qomme on peut le lire souvent) devait faire que ce pays soit irréprochable, au dessus des autres en terme d’exemplarité.
Et bien moi je pense que ce pays est exemplaire car c’est une démocratie qui survit face un étât de menace et de guerre permanents.
Le résultat de tout ça dans les médias :
Le moindre incident où l’armée doit utiliser les armes est monté en épingle et est à la une de tous les médias. Cependant les attentats empêchés quotidiennement, les roquettes qui s’abbatent chaque jour dans le sud ne sont pas mentionnés dans les journaux.
Mais quand Israêl se défend et doit utiliser la force, alors là on monte aux créneaux en dénonçant la barbarie fasciste israélienne ; mais pendant ce temps les caméras tournent et personne ne les en empêchent ! Est-ce cela le fascisme ? Et pendant ce temps, on peut mourrir en Afrique, au Soudan, en Erythrée, au Rwanda, au Tibet, en Indonésie... Là, pas de caméras, personne pour s’émouvoir !