@Pierre,
J’ai été chercher la proposition dont tu parles. La voici, je crois :
"Par quoi remplacer la grève ?
Par la Justice. Par un processus de droit, de façon à ce que les litiges entre employeurs et employés ne soient plus des Jugements de Dieu où c’est toujours le plus fort qui gagne, mais soient soumis à des règles, et fassent désormais l’objet de décisions judiciaires, comme tous les autres litiges. Que la grève soit interdite et que tous les conflits de travail soient soumis automatiquement à l’arbitrage.
Tous les conflits de travail pourraient être réglés par 3 arbitres choisis parmi un collège de « Commissaires à la politique salariale », et il y aurait toujours un appel d’une décision d’arbitrage à un tribunal de 7 membres, choisis parmi les mêmes commissaires à l’exclusion des trois ayant rendu la première décision.
Les commissaires seraient élus par la population, à vie, comme des juges, et on profiterait de chaque élection générale pour remplacer les disparus. Ils auraient instruction de juger en équité, et de voir à ce que les injustices salariales soient corrigées au mieux dans notre société. Ils seraient tout à fait libres, nos commissaires, mis à part une seule contrainte qui aurait pour résultat, pourvu qu’ils soient intègres, de rendre sans importance le choix comme arbitre d’un Paul Desmarais ou d’un Michel Chartrand."
>>> Je te dirais, il y a du bon et du moins bon.
D’abord, tout le monde le dit, la grève est la dernière extrémité et n’est aimé par personne qui veut le progrès de sa société « personnelle » (parce que chacun en est une, puisqu’il y a famille à faire vivre) et celle qui « emploie ».
Interdire serait déforcer un côté, c’est comme interdire de licencier quand rien ne le justifie par des raisons économiques qui entraineraient la chute de la société elle-même.
La Justice ? Serait-ce l’officielle ? Si oui, je dis alors « non ». Elle ne parviens pas à tégler ses propres affaires courantes dans un temps normal.
« Nommés à vie des commissaires », là je ne suis pas chaud, non plus. Sur quel critère choisir ? Un appercu ?
Ce sont des hommes, aussi, et donc il y a usure du pouvoir. L’impartialité générale n’existe à mon avis jamais dans le temps.
Donc, tu vois. Je reste sur ma position du pouvoir de la masse qui si elle le veut peut faire avancer les problèmes.
Merci pour cette discussion. 