titi
Merci pour la référence, mais bon, Wikipedia... Les chiffre que je donnais provient d’une enquête du Sénat (1999) qui a fait pas mal de bruit à l’époque, et donc je viens enfin de retrouver la référence, et qui donne 30%.
Il y a un problème de terminologie, d’ailleurs, qui fait souvent employer indifféremment les expressions « troubles psychiques » (très vague, peut contenir les cas de dépression - compréhensibles - ,les TOC, etc.), et « troubles psychiâtriques », dont certains relèvent d’un traitement plus lourd, souvent peu compatible avec leur incarcération (schizophrénie, paranoïa, etc...). Le rapport de la commission d’enquête pointe les nouvelles dispositions réglementaires qui, immanquablement, aboutissent à un enfermement plus facile des « fous », ce qui conduit les auteurs à parler d’un « retour au système de l’Ancien Régime ».
Sans compter qu’on se retrouve rapidement devant une impasse intellectuelle : si le détenu est « fou », il n’est pas responsable, et que faut-il en prison ? Et s’il est responsable, et donc en prison, est-il vraiment fou, puisque c’est bien connu, les fous ne se rendent pas compte de ce qu’ils font ? Tout ceci dépasse nettement les capacités intellectuelles et la culture psychiatrique de nos Ministres et autres Présidents, pour qui « on doit punir les méchants », point, en direct à la télé, et au kärcher si possible.
Il semble néanmoins que Mme Dati ait sur ce point les idées plus larges que son patron, mais on verra...