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Commentaire de ddacoudre

sur France 2 met la psychiatrie à la une


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ddacoudre ddacoudre 29 septembre 2007 17:20

Bonjour citoyen.

Tu as effectivement mis le doigt sur le fait que l’attente des citoyens n’est pas de faire face à la dangerosité de notre existence pour reculer une échéance mortelle que nous ne reconnaissons que par la maladie ou le vieillissement altération naturelle de nos cellules.

Mais pour ce qui est de la mort et des blessures engendrées par nos comportements il en est tout autrement. Il fut un siècle ou notre ignorance nous faisait éliminer radicalement le fauteur de trouble, et nous étions si saut que le pouvoir entre les mains de faiseurs d’opinions ecclésiastique condamnait des animaux comme tu le rappelles. Nous pourrions penser qu’aujourd’hui devant la quantité phénoménale de connaissances dans tous les domaines, il puisse en être autrement. Or ce n’est pas à cela que l’on assiste mais à une forme d’intolérance, une forme de peur latente paranoïaque qui se conforte au travers de slogan comme « risque zéro, principe de précaution, droit d’ingérence, tribunal international des crimes contre l’humanité ». Une parenthèse (parfois je me pose la question de savoir si c’était les autres cultures qui nous les édictes est-ce que nous l’accepterions.)

Et les découvertes des scientifiques ne nous confirmes aucune mesure nous permettant de pouvoir tout déterminer et donc que tous ces slogans dans leur acception se justifient.

C’est l’inverse, ils disent que plus ils découvrent plus apparaissent des questions et plus apparaît la certitude d’avoir existence tant cosmique que biologique produite par un nombre de données si élevées qu’il doivent admettre que c’est le Hasard qui commende à notre destiné tellement il y a de données aléatoires (dont nous faisons des réalisations avec certaines). Sauf qu’au lieu de le donner à apprendre aux citoyens pour qu’ils accroissent leur potentiel réflexif, les faiseurs d’opinions utilisent les sciences et parfois les scientifiques comme des faire valoir attestant la crédibilité de leur assertions, la plupart du temps « théâtreuses » (dans le sens de mauvais comme journaleux).

Il y a bien longtemps que Max Weber à dit que le crime n’est que social. Mais qui l’apprend ? Qui l’explique ? Cela ne justifie pas la nuisance à autrui, mais fait comprendre comment chacun de nous participe inconsciemment à sa construction. Que quelqu’un essaie d’expliquer (à quelque exception prés) que la victime à une coresponsabilité dans l’évènement survenu, cela ne se dit qu’entre professionnel.

Alors que de part l’apprentissage sociétal qui est le notre et l’apprentissage technologique nous construisons plus largement tout ce dont nous nous plaignons y compris nos délits et crimes.

Et encore je n’évoque pas ceux que nous ne qualifions pas comme tel parce que nous le pratiquons tous, la guerre, l’empoisonnement par pollution, la mal bouffe (je l’ai fait volontairement, mais je ne pense pas à Bovet, mais à tous ceux que nous tuons par l’excès de boissons, nourriture etc. Mais là nous sommes trop nombres alors nous nous contentons (heureusement) d’un commentaire civique.

Alors pourquoi les autres crimes et délits qui sont tous autant social nous les traitons différemment.

Pourquoi les faiseurs d’opinions développent l’intransigeance stupide plutôt que la protection lucide.

Pourquoi ne donne ton la parole qu’a ceux-là ? (En cette question ne croyait pas en ma naïveté ce serait désolant).

J’ai donc bien apprécié ton pavé dans la mare.

Si demain les hommes veulent supprimer les pulsions, ils devraient commencer par les publicités qui s’appuient dessus. Car l’homme raisonnable fait parti des nombreuses tartes à la crème que nous nous « balançons » quand nous refusons de vouloir comprendre notre part de responsabilité d’acteur social.

J’ai un jour essayé d’expliquer cela je te joins le commentaire sur ce sujet.

Le Savoir impose d’apprendre ou d’essayer de comprendre ce que nous sommes avec notre agressivité parce que nous l’observons. « L’agressivité naturelle » est indispensable à la survie de toutes les espèces, dont la nôtre.

La socialisation nous permet d’en définir différents concepts, de manière à pouvoir en bannir quelques-uns comme asociaux. Néanmoins, « l’agressivité » reste l’élément moteur, bien que socialisée et de ce fait acceptable. Maîtrisée durant l’évolution de nos aptitudes et de notre capacité cérébrale, elle a façonné l’homme et lui en retour son espace.

Par « agressivité naturelle », j’entends la capacité d’action de l’homme d’inter agir sur lui-même, sur les autres, ainsi que sur toutes choses de son environnement, même si un jour il doit réorganiser son existence en ayant compris qu’il ne disposait d’aucun libre arbitre.

Il impose de ce fait, contrainte, transformation ou destruction dans l’ignorance partielle du TOUT qu’il est, dans un TOUT plus grand que lui dont il est le semblable, l’univers. Il ne s’agit donc de ne pas confondre ici agressivité et violence.

En effet, chaque Être ou sujet ou individu, n’est qu’un élément inséparable d’un ensemble, d’un Tout, que nous appelons l’espèce humaine. Elle-même étant contenue dans un ensemble plus grand dont elle est issue, l’univers. Elle ne peut donc qu’être régie par les mêmes lois qui ont construit l’univers, et qui ont donné naissance à des singularités, telle notre planète. Des lois que nous commençons à mieux cerner aux travers des sciences.

A leurs sujets, Stephen Hawkins disait : « L’histoire des sciences tout entière n’est que la compréhension progressive du fait que les événements n’arrivent pas de manière arbitraire, mais qu’ils reflètent un certain ordre sous-jacent qui peut ou non, avoir été inspiré du divin ».

Cette remarque est d’autant plus importante qu’elle s’applique à nous, elle s’applique au déroulement de notre existence. De telle manière que les événements de notre existence ne proviennent que des ordres (systèmes, organisations) qui les ont inspirés, et notre cerveau par la construction de son psychique en est un producteur efficace dans la représentation de ses affects à partir de la nécessité vitale fondatrice de se nourrir, s’accoupler et s’abriter.

Partant de là l’agressivité prendra des nuances capables de répondre à toutes les éventualités de 0 à l’infini que nos schémas conceptualisés lui suggéreront, suivant la traduction et la représentation des informations que nos sens auront recueillies du monde, pour façonner les moyens de vivre ou s’entre-tuer.

Ceci est d’autant plus important à préciser que nous essayons en permanence de réduire l’éventualité de s’entre-tuer, et nous regardons l’agressivité comme nécessité naturelle motivée par la frustration, ou bien dans une approche morale, comme la nocivité, le méfait, le crime qui se justifie quand l’homme est un loup pour l’homme, le contraire de la bienveillance dans un idéal d’amour ou d’harmonie sociale.

Pour en saisir toutes les nuances il nous faudrait avoir accès à l’infini, un infini pour lequel nous n’avons ni de départ ni d’arrivée, mais qui au lieu de nous décourager doit nous permettre de comprendre éventuellement : que, si depuis 2000, voire 3000 ans ou plus nous appliquons toujours les mêmes principes punitifs ou méritocratiques sans résultat, qui souvent s’apparente à de la persécution , il serait peut-être temps de s’interroger. Donc la capacité d’agressivité ne doit pas être prise comme seulement l’expression de violence, mais en un sens plus générique qui est la capacité d’agir pour aller prendre chez l’autre (son alter ego et le monde) ce qu’il vous donne afin d’exister quelles qu’en soient les motivations.

L‘Homme n’est donc pas irrévocablement un être violent. Il est lui-même la construction d’un amalgame d’informations ordonnées qui ont élaboré son psychique ; mais il a la difficile responsabilité à partir de celui-ci, de quantifier et qualifier les informations qu’il perçoit dans l’ignorance la plus totale du monde objectif, en bâtissant au fil des millénaires l’image de ce qu’il a pu comprendre de lui et du monde. Et ce n’est qu’à partir des définitions qu’il leur donne qu’il est en mesure de transformer une agressivité innovatrice en violence mortelle intra espèce en l’absence d’un inhibiteur inné.

Donc l’information est capitale pour l’homme, et traiter l’information oblige d’apprendre, d’apprendre en permanence, sinon on la subit. Nous la subissons dans toutes les formes imparfaites et barbares dans lesquelles nous la figeons en nous croyant possesseur de la compréhension ultime. De ce fait nous faisons en permanence le procès de l’Homme, au lieu de celui de sa construction psychique, même si celle-ci porte un nom par acteur, tout en n’ayant jamais appris à cet acteur comment fonctionnait un organe aussi essentiel que son cerveau, avec lequel il allait devoir passer sa vie.

Dans notre monde, le traitement moderne de l’information ou de la désinformation, occupe une place quotidienne à tel point, qu’il est apparu des experts et spécialistes en traitement, de la communication, de l’image (pour l’essentiel la presse écrite et audio- visuelle), informations qui, à moins d’être un ermite nous atteint. Ainsi, toutes ces informations, et le langage qui les véhicule, façonnent le raisonnement et le comportement individuel, et elles sont parties intégrantes de nos échanges journaliers.

Nous faisons donc au quotidien sous notre seul arbitraire un échange d’informations croisées, qui en dehors d’une structure d’enseignement didactique s’appelle la conversation.

S’il en a été ainsi, et en sera ainsi quelles que soient les diverses formes sous lesquelles se diffuseront les informations, celles médiatiques ne rencontrent pas de contrepoids ou pouvoir, si ce n’est celui de leurs propres controverses.

En règle générale, ces informations médiatiques constituent une information descendante qui, si elle se nourrit des manifestations d’opinions collectives ou individuelles exprimées (le vote, les sondages d’opinions, les porte-parole de groupements associatifs, les manifestations populaires sporadiques, et tout événement), cette information descendante s’impose par sa quotidienneté et est subie, en l’absence de droit de réponse (les types d’informations inters actives sont rares et ne peuvent être que sélectives, du fait de la loi des nombres).

Elles sont donc souvent prises à tort comme représentant la réalité sociale, politique et économique d’un « effet loupe » qui se répand, et donne tout son poids aux médias.

De ce fait dans ce « marché de l’esprit », si je peux me permettre de l’appeler ainsi, la variété et la crédibilité de l’information s’atrophient malgré une liberté acquise. Le commentateur, faiseur d’opinion, a pris de l’ampleur pour le meilleur ou le pire, car il est à but lucratif, et il doit d’abord se vendre, tandis que le rôle de l’auditeur ou du lecteur se réduit presque exclusivement à celui de répétiteur (pour plaire à Socrate). L’Homme moderne répète et ne prend jamais le temps de s’interroger de l’intérieur, d’autres cultures disent méditer.

Cordialement.


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