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Commentaire de ddacoudre

sur France 2 met la psychiatrie à la une


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ddacoudre ddacoudre 30 septembre 2007 11:57

Bonjour Alexe.

Un sujet bien délicat que de définir la folie. Le rapport aux choses et aux êtres peut être altéré par des lésions momentanées ou constantes, mais toutes ne conduisent pas à la folie. Hier la maladie d’Alzheimer à du très certainement faire interner des personnes pour folie, comme l’a été l’hystérie en son temps. L’impossibilité de s’adapter à nos normes sociétales aux contraintes de nos servitudes, peut n’être qu’une insuffisance adaptative ou un conditionnement clos. Les enfants loups élevés par une louve, n’ont pu s’adapter à notre mode de vie, ils n’étaient pas fous pour autant. Dans des organisations tribales qui n’ont ni prison ni asile, le rapport du groupe au « décrété fou » est différent. Parfois ils sont respectés pour être considéré en relation avec les esprits et s’ils représentent une dangerosité les membres du groupe s’en écartent. Souvent ce qui nous fait écarter un des nôtres comme fou, c’est la difficulté de l’assister en permanence, ou leur dangerosité dans l’usage de nos produits et matériels qui ne sont pas sans innocuités. L’inadaptation aux normes sociétale n’est pas de la folie si elles proviennent d’insuffisances acceptables. Je crois même qu’avec le temps et les progrès de la science en neurologie cette notion éculée synonyme d’incompréhension devrait disparaître du langage.

Le sort des hystériques enchaînés dans des cellules devait les conduire à une désintégration cérébrale totale, puisqu’ils avaient en dehors de leur crise toute lucidité. C’est cette aptitude à la lucidité qui est un élément déterminant pour définir la folie passagère ou constante, mais bien sur pas la lucidité normative, une dure tâche pour les professionnels.

Cordialement.


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