Dire « qu’ils ne peuvent être cédés à un prix supérieur à leur prix d’achat durant une période incompressible de 20 ans », c’est appliquer la politique catastrophique de la mairie de Saint-Ouen.
Nombreux sont les petits propriétaires spoliés dans mon coin de 9cube, sacrifiés sur l’autel de l’idéologie.
Retraités ou jeunes couples, au moment de vendre, promesse de vente signée, la mairie préempte jusqu’à 30% en-dessous du prix marché.
Conséquence : soit le propriétaire stoppe sa vente et le jeune couple dit au revoir à son projet d’agrandissement à Saint-Ouen ou ailleurs ; le retraité devient un nouveau pauvre... Pire, parfois, le couple se retrouve à la rue s’il a donné congé à son proprio qui a reloué.
Soit l’acquéreur a les moyens de verser du liquide pour qu’en façade pour les stats mairie, les prix se stabilisent autour de 3 000 euros le mètre.
Cette stabilisation forcée des prix décourage aussi les propriétaires d’entretenir leurs biens.
Ben oui, pourquoi investir dans des travaux, embellissements, si 10 ans plus tard vous ne pouvez obtenir de plus-value ?
Résultat, de nombreuses co-propriétés dégradées sur Saint-Ouen, le commerce en berne...
Pire encore, ce système permet non seulement d’encadrer les prix, mais aussi les électeurs en maintenant un certain type de population sur la ville.
« Préemption » = chaque promesse de vente, une fois signée atterrit sur le bureau du service urbanisme, par l’obligation d’envoi d’une DIA. Ce document clef précise : le nombre de mètre carré, le type de bien, les noms et l’adresses de l’acquéreur et du vendeur.
D’ailleurs, tout le monde n’est pas préempté : certains biens partent à 4 000 euros le mètre sans être inquiétés... Mais si l’acquéreur est parisien par exemple alors...
Oui, à Saint-Ouen « propriétaire » est un gros mot, tout comme « plus-value ».
Tout ceci est d’un autre temps : 50 % des Français sont de « fiers » propriétaires de leurs résidences principales.
Ils aspirent à un retour sur invesitissement parce qu’ils savent que l’inflation et le coût de la vie sont leur quotidien.
Sans dec’, pourquoi pas fixer le prix de la baguette ??? Et la somme à emporter à l’étranger aussi pendant que vous y êtes...