L’île de beauté. J’y suis allé en camping 5 fois.
L’expression n’est pas usurpée. Forêts majestueuses, rivières cristallines, pins et rocs, sables d’une douceur irréelle, ploages perdues aux accès improbables... Tous ces lieux enchanteurs brillent de leur préservation dans un cadre encore naturel. Mais...
Livrée à de jeunes (ou vieux) entrepreneurs libéraux, cette île deviendrait une fantastique cash-machine, avec plages privées, hôtels terrasses, casinos, restos, piscines et autres lieux de « détente » tarifés, etc., avec stations d’épurations à 2 km dans les terres...
Toute l’Europe ennuagée, fraiche, pluvieuse et argentée pourrait s’y retrouver pour « fun and business ». Le pied !
Oui, s’il n’y avait ces foutus corses incontrôlables !
La préservation de l’originalité environnementale corse est une cause juste, qui à elle seule valide les actes illégaux envers des biens et des symboles.
Par contre l’atteinte aux personnes (qui est l’exception) discrédite l’ensemble de la militance insulaire. Et c’est dommage.
L’assassinat lâche de Mr Erignac servirait-il la cause d’un tel discrédit ? On peut le craindre.
Ainsi serait-il possible que saute le verrou anti-« développement » qui contrarie les ambitions furieuses de marchands de soleil et plaisirs bien calés dans leurs startings-blocks ? A voir.
Je pense que ce serait un triste destin pour la Corse de se « cote-d’azuriser ». C’est la question de son avenir. Et c’est d’abord aux corses d’en décider.