Yvan Colonna ou le scandale corse
Ouverture hier du procès d’Yvan Colonna, berger corse, soupçonné d’être l’assassin du préfet Erignac, abattu à Ajaccio en février 1998. L’absence de preuves formelles, la manipulation politique opérée par les nationalistes et leurs amis et les cafouillages de l’enquête risquent de ne pas aider à l’expression de la vérité.

Yvan Colonna, enfin sur le banc des accusés. Une image qu’on crut longtemps ne jamais voir, jusqu’à ce qu’un jour d’été 2003, un Sarkozy triomphant et presque ému aux larmes annonce en grande pompe et trémolos l’arrestation de « l’assassin du préfet Erignac ». Déclaration à l’emporte-pièce (à conviction) de la part de celui qui n’était alors qu’un ministre de l’Intérieur, déjà pressé et ambitieux. Déclaration jugée scandaleuse par les défenseurs de Colonna, à raison : tout prévenu, en France, est présumé innocent jusqu’à ce qu’on démontre le contraire. L’assassin du préfet Erignac, au jour d’aujourd’hui, est encore inconnu.
Mais Sarkozy avait de quoi être bouleversé : la traque du berger fugitif avait quand même duré près de quatre ans, ne renvoyant pas une grande image d’efficacité ni de perspicacité de la police française. Quatre ans d’errances, au cours desquels on prétendit le cavaleur à l’étranger, au bout du monde, alors qu’il ne faisait que siffler quelque troupeau dans quelque coin paumé du fameux maquis corse. La cavale de Colonna, c’était la faillite de l’ordre, c’était l’ordre juste dépassé, roulé dans la farine, ridiculisé par un homme seul, c’était l’Etat français une fois de plus en échec face à l’île corse, de beauté et de résistance, toujours à l’aise quand il s’agit de ternir l’image du continent, de ses lois et de ses prétendus diktats. Rattraper Colonna, offrir à la veuve du préfet Claude Erignac « l’assassin » de son mari, c’était devenu l’obsession de Sarkozy, ministre qui n’avait d’autre mot à la bouche que tolérance zéro pour tous les délinquants, a fortiori ceux qui logeaient trois balles dans la nuque d’un haut représentant de l’Etat. Donc, ce jour de juillet 2003, quand Sarkozy du haut d’une estrade baignée de contentement annonça la capture du fugitif le plus recherché de France, il pensait avoir gagné la partie. Sauf que...
Sauf que la justice est ainsi faite qu’elle se satisfait de preuves, non d’impressions. De démonstrations plus que de sentiments. D’éléments probants plus que de vues de l’esprit. Et que pour emporter l’intime conviction d’un jury, il faut tout cela, des pièces qui s’emboîtent parfaitement, pas des plaques disjointes, imprécises ou totalement vagues. Qu’y a-t-il donc dans le dossier Colonna ? Des aveux d’abord, clairs et nets, des autres membres du commando Erignac (Alain Ferrandi, Pierre Alessandri, Marcel Istria, Joseph Versini et Didier Maranelli) d’abord imprécis, puis clairs : le 23 mai 1999, ils désignent tous, un par un, Yvan Colonna comme étant le tireur. Un Yvan Colonna qu’ils décrivent « grimé », avec perruque et lunette, ce qui explique peut-être qu’aucun témoin du drame ne le reconnaîtra par la suite (on parlera d’un tueur « blond »). Des rétractations, ensuite, en octobre 2000. Un par un, tous innocentent Colonna, qu’ils auraient accusé « sous la pression ». De nouveaux aveux, ensuite, en octobre 2004, de Pierre Alessandri, condamné déjà à la réclusion criminelle à perpétuité, et qui s’accuse à son tour d’avoir tiré sur le préfet. Il ira même, comme le racontait hier Libération, jusqu’à demander « la libération d’Yvan Colonna, accusé à tort ».
On le voit, les choses ne sont pas très claires, et en l’absence de preuves concrètes, matérielles, comme des empreintes, l’enquête avance à vue, et rien n’apparaît évident. On sait que l’arme utilisée lors de l’assassinat a été dérobée un an avant lors du plastiquage d’un commissariat. Mais à part cela, on ne sait pas grand-chose. Et surtout, on ignore la raison précise du meurtre du préfet, si ce n’est qu’il était le plus haut représentant de l’Etat français sur l’île, une sorte de symbole donc, pour des nationalistes indépendantistes arc-boutés sur leur combat jusqu’à l’absurde. Et c’est bien là le pire, finalement : que Claude Erignac ait été abattu, lâchement, froidement (la première balle l’a tué sur le coup, les deux autres n’étaient là que pour signer l’ignoble, en quelque sorte, pour achever la fin, si l’on ose dire) pour rien. Rien, oui, tant cette lutte pour l’indépendance qui pourrit la Corse depuis tant d’années ne repose sur rien de crédible, rien d’intelligible, rien de raisonnable. Des années, des dizaines d’années que ce cirque perdure, longtemps entretenu, toléré, monnayé même parfois par les politiques continentaux, qui préféraient s’accommoder des indépendantistes plutôt que de s’en débarrasser. C’est aussi cela, la mort d’Erignac, la pathétique conclusion d’un folklore intolérable, qui a contribué et contribue encore à la gloriole des Talamoni et consorts, révolutionnaires d’opérette, combattants de pacotille, qui négocient à coups de bouteilles de gaz ou de lance-roquettes. Yvan Colonna, tout berger qu’il se prétend, fait partie de ce délire, de cette mascarade, il est le produit de cette inculture de la résistance qui a nécrosé l’île de beauté.
Mais la Corse, évidemment, n’est pas que cela. Et si aujourd’hui quelques illuminés piétinent à coups d’affiches tapageuses le cadavre du préfet Erignac, d’autres, beaucoup plus nombreux, courageux et fiers, se sont soulevés le lendemain de l’assassinat et se soulèveront encore, comme se soulèvent les cœurs quand vous gagne la nausée. Pour en finir avec ce militantisme arriéré et stérile, qui a déjà semé trop de morts et ne conduira de toute façon à rien, quoi qu’il arrive, Colonna condamné ou acquitté, peu importe, les nationalistes corses jamais ne triompheront, bien sûr, coupables d’imbécillité, coupables d’aveuglement, coupables d’avoir formaté des jeunes gens sans histoires pour les transformer en kamikazes sans foi ni loi, capables donc de frapper un homme, de dos, la nuit, trois balles dans la nuque au nom d’un soi-disant idéal dont on cherchera de toute façon en vain la raison d’être, d’avoir jamais été.
Le procès Colonna n’est pas le procès du nationalisme corse, bien sûr. S’il n’y a pas de preuves suffisantes contre le « berger », il sera normalement et justement acquitté. C’est cela, la justice. Ce n’est pas, ce ne sera jamais, d’abattre un homme, froidement, dans le dos, comme un chien.
79 réactions à cet article
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On attend Marion au tournant : pour l’instant, il n’y en a pas assez pour en conclure à une culpabilité certaine. On comprend mieux pourquoi ce procès qui devait se tenir AVANT l’élection présidentielle ne se tient que maintenant. Un certain matamore avait clamé qu« il avait arrêté »l’assassin du préfet Erignac", il va peut être en être pour ses frais. Et perdre une fois de plus en beauté de sa suffisance. L’échec du procés, pour Sarkozy, lui fera un tort inconmensurable. Comptons sur les magistrats pour qu’ils n’entendent pas trop les pressions présidentielles. Le problème n’est déjà plus de savoir si Colonna a tiré, le problème est de savoir si on a suffisamment de preuves tangibles pour l’affirmer. Et au bénéfice du doute, l’homme a toutes ses chances. La justice c’est aussi cela, n’en déplaise à certains.
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« Le problème n’est déjà plus de savoir si Colonna a tiré, le problème est de savoir si on a suffisamment de preuves tangibles pour l’affirmer. Et au bénéfice du doute, l’homme a toutes ses chances. La justice c’est aussi cela, n’en déplaise à certains. » Et à la famille d’erignac, tu y penses !!!! non mieux vaux faiure chier sarko !
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Le justice n’est pas un acte de vengeance. La pire erreur étant de mettre un innocent en prison, le doute doit (devrait) toujours profiter à l’accusé.
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J’ai une certaine méfiance à l’égard des indépendantistes corses. J’ai du coup un certain à priori sur la culpabilité de Colonna. Si j’écoutais mes émotions, je me passerais de procès pour venger la mort du préfet Erignac.
Et j’aurais tort, car alors, je ne me comporterais pas mieux que ces mfieux qui habillent leurs rackets de vagues oripeaux idéologues.
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nicoberry, je vous rappelle que la fonction de la Justice est de « punir les actions nuisibles à l’ordre public », et non comme on le croit trop souvent « réparer les torts faits aux victimes ». Et encore moins « infliger une peine proportionnelle à la douleur des victimes ou de leurs proches », ça c’était la loi du Talion du code Hammourabi (4000 avant J.C.).
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Je me suis mal exprimé. Je ne suis pas partisant d’oeil pour oeil dent pour dent. Mais on parle de colona, de sarko, des corse, de prisonnier politique etc... mais jamais de la famille de la victime . C’est tout. Cette affaire est intrumentalisé de toute par : les indépedantiste sarko, la gauche etc....
Il faut savoir qui est le coupable : que ce soit colona ou non ! on se fou que sarko perde la face ( il est plus à ça près) suite au résultat de ce procès du moment que le coupable soit punis.
S’il n’y pas (assez ?) de preuves contre colona, qu’on le remette en liberté. S’il y a des preuves suffisement probante, qu’il soit puni.
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oh non encore à France Inter, j’ai entendu ce matin, ils en faisaient des tonnes sur la pauvre veuve, vous savez, maintenant dans les medias, faut que ça chiale. Mais on est d’accord, l’histoire est fortement instrumentalisée. Pourrie et instrumentalisée.
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http://www.paradisfj.info/spip.php?article432
Le préfet qui commençait à être très gênant
Le Canard enchaîné, 11/02/1998 (Nicolas BEAU) : « Bien curieux, le préfet [de Corse Claude Érignac assassiné le 6 février] s’est [...] interrogé sur les raisons de l’effondrement de la Cadec, la société de développement corse, renflouée à deux reprises [par l’État], mais qui accuse pourtant plusieurs centaines de millions de déficit.
Eh oui ! Pasqua montre son nez ! Bientôt à la barre.... avec son Pygmalion
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Je pense qu’il faudrait deux justices, une pour le pauvre type comme moi qui aurait dérapé, et qui bien sûr doit payer en adulte les conséquences de sa connerie et puis être totalement remis à zéro avec toutes ses chances ;... et une autre justice pour ceux qui font de la loi leur terrain de jeu, politique ou économique, une justice de guerre.
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Non monsieur, il n’y a qu’une justice. Je pense personnellement que Colonna est dans le coup, le problème c’est que ça ne suffit pas. On ne fait pas une justice avec des SENTIMENTS personnels comme vous le faites. Sinon, on devient... Sarkozy ! LA justice est à défendre, et Colonna avec, malgré ce que j’en pense !
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Je pense, sans vouloir vous offenser, que je dis la même chose que vous mais organisé autrement. Le justice se doit bien sûr toujours d’être juste et le doute toujours bénéficier aux inculpés. Si on veut aller plus loin dans la réflexion,la particularité de la justice dite de guerre serait de ne s’occuper que des faits. Etes-vous plus d’accord avec cette proposition ?
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Au moyen âge on pendait haut et court les voleurs, si petit était le larcin. Mais on n’en attrapait que peu ; ils volaient même dans la foule venue voir leurs collègues se faire pendre. C’était le tarif et c’était de bonne guerre. On ne confondait pas à tout bout de champ Justice Divine et justice humaine. Je pense que la justice ET les justiciables d’aujourd’hui ont beaucoup trop tendance à se prendre pour la Justice Divine. Décidément si Dieu, dit-on, a fait l’homme à son image, l’homme le lui a bien rendu. Pour qui se prend-on ?
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Les Corses sont fiers ! Oui, mais fiers de quoi ?
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Je pense à la veuve du préfet également, Nicoberry, habitué des phrases à l’emporte pièce. Trop simple de dire que ce n’est pas bien de ne pas le faire. Je répète : pour moi, personnellement, Colonna est dans le coup. Mais JE ne peux pas le prouver et la police NON PLUS. Tu veux en faire un des 183 américains du couloir de la mort, condamné sans preuves ? La France, à l’occasion de ce procès, à l’occasion de démonter que sa justice est LA bonne. Elle va le faire, je le pense, même si on jugement NE ME PLAIRA PAS, parce que je préfère cette justice là à l’expéditive américaine. De dire que ce faisant on ne pense pas à la plus haute valeur de la rRépublique, en l’occurence ces représentants, c’est, excuse moi, assez absurde et d’une étroitesse d’esprit assez confondante. Aujourd’hui dans Agoravox y’a un post sur la tolérance : on aimerait t’y voir participer...
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Pourquoi vous avez pas présenter votre premier com comme ça ! Car au final on est d’accord ! (pour une fois
). Ce que j’aurais pu dire dans mon comentaire moi aussi, c’est qu’il y a la famille de la victime qui se retrouve au milieu de tout ça, alors qu’elle demande juste que l’assassin se retrouve derrière les barreau (que ce soit colonna ou pas). Après que ce soit un test pour sarko, là je pense pas. aller sans racune !
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PS en ce qui concerne la tolérance, je pense que je n’ai pas de commentaire ni de preuve à faire à qui que ce soit sur agoravox.
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Justice. Sarkozy n’est -il pas avocat ? Ne devrait-il pas savoir mieux qu’un autre ce qu’est la présomption d’innocence ?
Non, il n’est pas de ce bois qui a fait les avocats de la Révolution Française. D’ailleurs, personnellement, je crois que ce type n’aime pas la France.
C’est un avocat d’affaires. Un domestique des puissants. Il aime les puissants, pas la justice.
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être Corse signifie t il être au dessus des lois ? C’est une interessante question qui a été posée dans C dans l’air où l’ambiance était chaude sur ce brûlant sujet de l’affaire colonna ? L’omerta et la loi de l’hospilaté ont bon dos , et si les corses veulent pas qu’on se mêle de leur affaires , qu’ils ne s’étonnent pas en retour du rejet de leurs archaisme par une majorité de plus en plus grande des continentaux ? Que deviendrait la Corse sans les transferts massifs de capitaux de métropole , juste une île misérable livrée aux clans mafieux ......
si yvan Colonna a si longtemps échappé à la justice , c’est grâce à la complaisance du gouvernement socialiste de l’époque qui ne voulait pas faire de vagues ....
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Je me pince pour être sur de bien lire ce que je lis ici.
Auriez vous l’amabilité de nous expliquer de quel archaïsme vous parlez ? Ou s’agit t-il seulement d’une pure vision de l’esprit d’une personne n’ayant jamais mis les pieds en Corse, ne sachant pas de quoi il parle, et ne qui ne fait que répéter ce qu’il a entendu au comptoir du troquet du coin au petit déjeuner.
Car alors oui, il ne faudra pas s’étonner que les continentaux voient rejeter leurs pratiques alcooliques entre le verre de vin rouge, la baguette de pain, avec leur béret sur la tete.
Et je ne m’étendrais pas sur les transferts massifs de capitaux... citez vos sources, vous serez bien aimable.
Et comment le procès d’un homme devient le procès des habitants d’une île... Merci à tous.
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Et quand à votre question de savoir si les Corses sont au dessus des lois, je vous renvoie aux statistiques du Ministère de la Justice http://www.stats.justice.gouv.fr/dlactp1_web.htm
Le taux d’affaires poursuivables au tribunal d’Ajaccio est de 45.5 % , contre 30.2 % de ratio nationnal.
Je vous laisse en tirer les enseignements. Bien à vous.
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La leçon à tirer de ces statistiques n’est sans doute pas celle que vous souhaiteriez : population assez arriérée dans laquelle les actes de violence dépassent la moyenne nationale, c’est tout...
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Cher Alarcon, vous me faites bien rire.
non seulement vous etes insultant, mais en plus vous parlez pour ne rien dire, en dehors du sujet de la discution.
J’aurai à noter votre copie, je lui mettrai un : « 0, hors sujet ». Helas, nous ne sommes pas à l’ecole primaire, je me vois donc obligé de signaler un abus sur votre commentaire.
Les arriérés sont bien cachés ... souvent, ils n’arrivent pas à s’exprimer ...
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haaa cher matou ...
Vous montrez bien là la parfaite ignorance de ce qui ce passe en face de chez vous.
Quand il est bien plus facile de se répandre en préjugés que d’étayer une discussion par des faits. Mais vous préférez commenter une discussion par l’absurde que répondre aux questions qui mettent à mal votre analyse.
En d’autres lieux, on parlerait de troll dans votre cas... Loin de moi cette pensée, je ne suis pas du genre à affirmer des choses sans pouvoir les appuyer par des exemples. Ça me semblerait bien trop archaïque et arriéré comme manière de faire.
Juste une question : d’où vous viens cette haine pour vos compatriotes Corses ?
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J’ai aucune haine pour les corses en général , qui sont malgré tout beaucoup plus exotiques pour moi que les wallons et bruxellois qui ne sont pas compatriotes , mais beaucoup plus proches des chtimis dont je suis . Ceux que je ne supporte pas , ce sont les encagoulés qui sèment la terreur et refusent la démocratie . Ils se sont encore illustré cette nuit en mitraillant le tribunal d’ajaccio ! ce sont plus des mafieux qu’autre chose , et ça m’a fait bien rire de voir une assemblée de nationalistes où les tribuns s’exprimaient en Français ! même pas fichus de parler corse ! ( ils vous diront que c’est l’état français qui les a opprimé et empéché de l’apprendre !
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HA ! Ces socialistes ! Que ne pourrait-on pas leur imputer.
Qu’elles étaient donc ces vagues qu’ils ne voulaient pas faire ?
Et cette mise en scène Sarkosienne ( Chirac nous gratifia d’une semblable dans le passé ) n’était-elle pas aux petits oignons ?
Il est vrai que JOE DALTON n’a pas peur des vagues, lui. C’est un spécialiste de la « Comédia del arté ». Tout dans la frime.
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un Sarkozy triomphant et presque ému aux larmes annonce en grande pompe et trémolos l’arrestation de « l’assassin du préfet Erignac ».
Après, quand ses copains Lagardère ou Forgeard et compagnie sont un peu malmenés par 2 journalistes, il fait jouer la présomption d’innocence. On devrait lui remettre sous le nez son annonce tiens, pour voir ce qu’il en dit.
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J’ai toujours cru (naïvement) que l’action politique, qu’elle fût dirigée contre des biens matériels représentatifs ou des personnes physiques emblèmatiques(assassinats) devait être revendiquée : ainsi agirent les Brigades Rouges, la Bande à Baader, Action Directe, tous ayant tâté de la tôle pour des destructions matérielles assumées avant de sombrer dans l’activisme sanglant qui leur valut la plupart du temps d’être gaulés et de finir leur vie en prison... Tout cela procédant d’une certaine cohérence, avec un sens du panache (noir !) bref, d’une forme de « courage » idéologique...
Rien de tout cela en corse, où la loi du silence est imposée à coups d’exactions, la fameuse « hospitalité » ressemblant plutôt aux planques des gens du « milieu » servant à échapper à la justice, et surtout, cette propension des corses à tirer les opposants comme des lapins (le flinguage au gros plomb des panneaux de signalisation routière n’étant sans doute pas suffisamment cathartique pour ces affolés de la gâchette)
Je ne sais si Colonna est coupable ou non de l’assassinat du préfet, au mieux, il a trempé dans l’affaire...
Il n’en reste pas moins que ces affaires devraient être jugées pour ce qu’elles sont, des crapuleries de Droit Commun, et toutes les tentatives de justifications pseudo-politiques ne sont là que pour masquer la lacheté et l’impuissance des notables locaux à vivre ensemble de façon « civilisée »
Une devise pour la corse, à l’adresse de l’Etat Centralisateur :
« Envoyez les sous, mais gardez les touristes et les fonctionnaires ! »
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Le papier soulève de nouveau le problème « corse », qui est complexe.
Ceci dit, pour faire simple et dire le fond de ma pensée, le problème de la Corse ne réside pas sur le continent comme d’aucun dans la belle île voudraient le faire croire, mais en Corse même...
On ne peut dans le même temps accuser « l’état français » de tous les maux alors que la Corse est l’un des départements où les subventions d’état sont justement les plus élévées per capita.
On ne peut regretter le manque (très relatif par rapport à d’autres régions de France) de services publics et démolir les commissariats, les gendarmeries, les perceptions, tribunaux, et même certains bâtiments universitaires à coup d’engins explosifs.
On ne peut se plaindre de la corruption (réelle) de certains fonctionnaires locaux et dans le même temps passer maîtres es-magouilles aux subventions agricoles européennes (cheptel bovin et ovin en particulier très largement surévalué - pénalités remboursées par l’etat français d’ailleurs)
On ne peut invoque la soi disant hospitalité corse pour justifie de cacher un suspect recherché et dans le même temps écrire sur de nombreux murs « français dehors ».
On ne peut regretter la violence en Corse et dans le même temps refuser de témoigner devant les autorités d’Etat, ou détruire les biens de ceux qui ont très courageusement enfreint la « loi du silence » pour contribuer à l’élimination de quelques petites frappes qui pourrissent la vie de la plupart, simplement au motif qu’ils ne sont pas corses.
Enfin, les corses doivent se regarder en face, et ne pas se gausser de mots. La loi du silence devrait s’appeler la lacheté du silence, l’honneur devrait souvent d’appeler stupidité, l’impôt révolutionnaire du racket, l’état francais le bouc émissaire, et l’attaque courageuse menée par des patriotes qui ont tiré dans le dos d’un homme honnête et désarmé, un assassinat.
Quant à Mr. Colonna, il a été décrit dans plusieurs articles du monde comme un nationaliste « pur et dur » du groupe de Cargèse, probablement responsable de l’attaque de la gendarmerie de Pietrosela où a été volée l’arme utilisée pour assassiner le préfet. De plus, de très nombreux relevés de communications de portables ont permis de repérer Colonna sur le lieu du crime (ce qu’il nie) y compris pendant les phases préparatoires et les repérages. Sa présence à des réunions regroupant les autres condamnés est aussi avérée. C’est beaucoup de coïncidences pour l’innocent qu’il est tant qu’il n’a pas été jugé...
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- Déclaration Universelle des Droits de l’homme et du Citoyen
- Code pénal
- « J’accuse » Emile Zola et pour les plus courageux d’entre vous :
- www.yvan-colonna.comVous ne serez peut-être pas moins creux, moins médisants et moins haineux mais au moins vous le ferez en connaissance de cause ... La haine, la méchanceté et l’ignorance n’ont jamais fait avancer le débat ... mais sont par contre, à l’origine de bien des conflits ... Ca paraît pourtant pas si difficile de les éviter ... Bonne lecture.
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Certes, il est préférable d’être jugé en France qu’en Chine... Affirmation effectivement difficilement contestable. Pour autant...Qu’a-t-on dit une fois cette lapalissade prononcée ? Rien ou quasi car force est de constater que notre système judiciaire dans son ensemble est loin de toujours satisfaire les exigences démocratiques formalisées notamment dans les diverses déclarations qui constituent le socle de ce que l’on nomme les droit fondamentaux. La France est régulièrement rappelée à l’ordre la Cour européenne des droits de l’homme, notamment en ce qui concerne les délais de détention provisoire. Et sur ce seul point, procès d’Yvan Colonna est hélas significatif. Alors que dès 1999 et 2003, il est annoncé comme l’assassin du préfet Erignac par les plus hautes autorité de l’état, il passera encore quatre ans en prison dans l’attente de son procès... Que dire aussi de l’état de nos prisons surpeuplées (et de plus en plus du fait d’une politique répressive de plus en plus affirmée), de l’augmentation des violences policières dont la LDH se fait l’écho, des erreurs d’instruction, des manipulations de preuve, de leur fabrication le cas échéant (méthode vieille comme la police, rappelons-nous de l’affaire des irlandais de Vincennes). Rien ? Je tiens à saluer du reste la retenue des commentaires portés à la suite de cet article qui bien que tendant à l’objectivité mélange un peu les genres. Et en effet, ne nous trompons pas. Ce procès n’est pas celui de la Corse, de son nationalisme, de son affairisme, de ses hommes politiques, des politiques défaillantes de l’état. Ces questions relèvent du champ du débat démocratique et il convient en effet de les poser. Aujourd’hui, il s’agit juste de juger un homme accusé d’un meurtre odieux. Mais aucune injustice ne peut palier à la mort d’un homme. Il faut juger en droit et en fait. La veuve du préfet réclame la vérité, c’est compréhensible. Ce qui me dérange c’est qu’elle réclame d’emblée une vérité qui se conformerait à son intime conviction... Laissons le procès se dérouler. Il est placé sous la surveillance de la FIDH preuve qu’il est à risque pour les principes démocratiques. Nous aurons tout le temps de le commenter une fois la décision arrêtée. Même s’il est certain qu’elle donnera lieu à un recours de la part du parquet ou de la défense selon le cas...
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J’aimerai savoir en quel honeur ce « journaliste » ce permet de donner des lecons de moral sur la corse et ses principes. Colonna va etre juge puis condamne,ou non, celon le droit penale FRANCAIS ; point a la ligne. Je penses que tuer un haut fonctionnaire de la republique est un act incalifiable mais, se servir d’une region, qui a des problemes, comme propagande politique pour gagner une election presidentiel je trouves ca deplace. Je n’approuves pas ces pratiques mais, le peuple Corse, est ,et a toujours etait fier d’une histoire riche, qui creer des liens au sein meme de la societe. La justice de la republique doit s’appliquer en Corse mais soyons honete, 4 ans de cavale + 3 ans soit 7 ans sans trouver de preuves fiable, le problemes n’est peut etre pas Corse, non ??
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« Et à la famille d’erignac, tu y penses !!!! non mieux vaux faiure chier sarko ! » nicoberry, il y a d’autres moyens de poster... non ? d’où latolérance recommandée... la prochaine fois, abstiens-toi stp de remarques aussi violentes, pour... rien.
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Le résultat du procés, attendu (on s’achemine vers un... acquittement, y semble, sauf aveu de l’intéressé, peu probable) risque de nuire à l’image du « premier flic de France » comme il se plaisait à le dire lui-même. Il sera encore une fois allé trop vite en besogne en présentant la tête de Colonna un peu trop vite à la face des médias. Mal lui en aura pris. Et mal en aura pris à son véritable premier ministre Guéant de tenter une dernière pression. Je serais de Marion je craindrais aujourd’hui pour mes abattis, en revanche. C’est lui, qui, encore une fois, détient les clés du procès. On ne sait pas ce qu’en pense « le Squale » , éternel rival de Marion.
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Ce n’est pas Sarkozy qui connait directement Colonna, ce sont ces fils. Qui se promenaient dans la voiture de sa soeur, à Colonna... ou jouaient au foot avec lui quand ils étaient petits... de là à pas trouver où il pouvait se cacher, en effet...faut pas être doué. Les réseaux nationalistes comportant des chanteuses de renom n’auraient pas été mis sur écoute ? Laissez-moi rire. Quand à la date de la capture elle-même, la veille du scrutin, laisser entendre que c’est un pur hasard...Colonna pourrait préciser tout ça, en sachant qu’il risque gros... à trop parler (de son enfance ?).
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Etant Corse, pas nationaliste et ayant quitté l’ile il y a 15 ans, je n’y retourne que très épisodiquement, surtout depuis que l’ile a voté a 61% pour Sarkozy, la je n’y suis plus retourné et je crois bien que c’est définitif. Je connais bien tous ces problèmes, malheureusement les continentaux dans leur immense majorité sont totalement ignorants de la réalité Corse et ce ne sont pas les medias qui aident à combler cette lacune. Je pose toujours une question simple à laquelle je n’ai jamais eu de réponse. Pourquoi tous les pouvoirs qui se succèdent portent un tel intérêt a la Corse et surtout Sarkozy qui lui y porte un intérêt qu’aucun autre chef d’état n’a jamais porté a l’ile, pour y avoir effectué prés de 30 visites en si peu de temps (sans parler de celles qui l’ont été incognito) sans jamais apporter une solution véritable aux problèmes de la Corse comme a ceux qu’elle occasionne...sinon du BLA ! BLA ! Je vous rassure, a 60 piges je connais la réponse, mais je ne suis pas la pour donner des conseils ou mon opinion, ce que je voudrais c’est que quelqu’un qui n’est pas anesthésié par ces medias propagandistes et complices ait la lucidité de comprendre. Je vais juste lancer un élément de réflexion. La Corse, c’est 270 000 habitants dans les Alpes Maritimes et le Var réunis ou, deux arrondissement de Paris, ou encore la ville de Nantes, donc, est-il possible d’expliquer aux Français, autrement que par les coutumières niaiseries pourquoi Sarkozy ne s’est pas rendu 28 fois ou ne serait-ce que 10, même, a Toulouse qui est une ville bien plus peuplée, située dans un région économique, universitaire, commerciale etc , considérablement plus importante pour la nation, ou ne serait-ce qu’a Marseille la 2eme ville de France, 6 fois plus peuplée que la Corse, la encore une région a coté de laquelle l‘ile de beauté ne représente rien ou encore, pourquoi n’a-t-il pas porté plus d’intérêt aux 20 arrondissement de Paris qui en terme de votes étaient, la aussi, considérablement plus importants que cette pauvre petite Corse, d’autant que les critiques ne manquent pas a son sujet, qu’il s’agisse des cagoulés et autres poseurs de bombes, des mafieux, des magouilleurs etc Sans compter les nombreux Français avec qui je suis totalement d’accord qui voudraient qu’on donne l’indépendance a la Corse. Autre élément qu’il faut mettre sur la piste de la vérité concernant Toulouse, Marseille, Nantes ou Paris, la pas de problèmes, pas de poseurs de bombes cagoulés etc. Serait-ce ca qui les attirerait ? Moi-même, je suis ébahi que personne ne se pose cette question. Oh ! Je sais que l’entourage de Sarkozy comprenant qu’on finirait bien par être obligé de donner une explication y est allé de son couplet anesthésiant avec son premier mariage et ses amis « politiques », mais bon ! Il serait quand même intéressant que certains se réveillent un peu... Pour ce qui est de Colonna, ce n’est pas en tant que Corse que j’en parlerais, mais en tant qu’être humain. S’il est possible a cette cour d’assise spéciale de vraiment prouver la culpabilité de ce monsieur, j’espère alors qu’il écopera d’une peine absolument exemplaire avec incompressibilité maximum et qu’il ne bénéficiera d’aucune mansuétude ensuite, a l’identique des membres d’action directe. Mais pour cela il faudra que comme cela a été le cas pour Aubron, Menigon, Royan et autres, l’indiscutable culpabilité soit prouvée. Or, bien qu’il semble que, très malheureusement, aucun élément tangible de preuve (témoignage, empreintes, pièces a conviction, relevés téléphoniques etc) et qu’en conséquences la cour d’assise spéciale si elle condamne Colonna, le fera sur une intime conviction, ce qui fait un peu « tache » au 21 è siècle dans la rayonnante démocratie emblématique des droits de l’homme...je crains qu’on nous fabrique un martyr de cette cause indépendantiste désuète, ringarde qui a trop dévié depuis trop longtemps de ses véritables objectifs qui même s’ils auraient pu être plus ou moins respectables se sont perdus dans les affres du naufrage décadent de la Corse. Ce que je pense c’est que Sarkozy a donné un sale cadeau bien empoisonné à Madame Erignac. Cette pauvre femme n’a que Colonna a qui s’accrocher pour apaiser sa douleur et son chagrin et lorsqu’on est femme de commis d’état il est difficile d’imaginer que la police et le pouvoir vous refile un tel « placebo » mais je crois qu’il y a tout à craindre que ce soit le cas. Le vrai coupable, l’état le connait, comment imaginer qu’il en soit autrement, comment un pays comme la France n’est il capable d’amener a la barre un coupable « blanc bleu » avec tous les éléments de preuves nécessaire et dans ce cas la, cela ne me dérangerait pas même, que Sarkozy le désigne coupable par avance malgré la présomption d’innocence et c’est la que le bat blesse car Sarkozy est avocat a la base et il a brandit la présomption d’innocence immédiatement pour Santini ou Laporte qui eux sont mis en cause par des policiers et une justice qui s’appuient sur pas mal d’éléments avérés, même si je suis d’accord pour que les personnes incriminées bénéficient de cette fameuse présomption d’innocence. Il serait intéressant que Monsieur Sarkozy qui généralement n’est pas avare de paroles, nous explique cela plus clairement. Qu’est ce qui justifie cette différence de traitement. Oh ! Rassurez vous je ne suis pas naïf, je le sais, mais bon en fait de rupture, on nage dans l’embrouille pour gogos a la Pasqua. Juste une précision ! Si on m’avait demandé mon avis (mais j’ai l’absolue conviction que beaucoup d’enquêteurs, en Corse, y avaient pensé), sans avoir besoin d’avoir la science infuse ou d’être un génie, le premier endroit ou j’aurais cherché Colonna, en plus berger nationaliste, aurait été, bien évidemment, les bergeries, a fortiori en Corse. C’est une chose notoire dans l’ile et pas depuis hier !!!! N’importe quel idiot de village en Corse en rigole encore aujourd’hui... Alors, lorsqu’un Sarkozy, a fortiori ministre de l’intérieur et si fin connaisseur de la Corse, d’autant que par surcroit il connait personnellement la famille Colonna, loue l’action minutieuse du travail policier après une cavale de 4 ans, bon on sait que le type ne manque pas d’air, surtout face a la léthargie surréaliste dans laquelle est plongé ce pays, mais bon il n’y a qu’a des « légumes » qu’on peut raconter de telles âneries. He oui, la encore c’est la loi du nombre qui décide ! Enfin ! Madame Erignac a bien raison de craindre ce procès ! Je lui souhaite vivement qu’un ou des éléments très concrets viendront étayer l’accusation, sinon je crains qu’elle ne soit obligée de se contenter coupable qui ne soit qu’un os déjà bien rongé... On peut toujours essayer de se raccrocher a un bout de bois et même une bouée de sauvetage après un naufrage, mais après il faut qu’autre chose se passe sinon on crève accroché a la bouée, mais rien d’autre...
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Le courage ce sont ces millions de Vietnamiens hommes et femmes a parité pour le compte, qui ont combattu dans des conditions inimaginables une puissance coloniale et un agresseur ultra puissant et ont donné leur vie pour leur pays (au moins 10 millions de morts rien que dans le conflit contre les USA). Le jour ou les Corses arrêteront de parler de fierté parce qu’un ou plusieurs types, comme c’est très fréquemment le cas tuent dans un guet-apens de nuit cagoulés et dans le dos, très souvent pour des raisons surréalistes, ce jour la j’y retournerais, mais ca ce n’est pas demain la veille. Une société aussi gangrénée de violence ne guérit pas en 2 jours ni même en 2 siècles...
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Mr Warthogor j’aime bien vos deux commentaires je pense qu’ils sonnent juste. Que pensez vous de la grande représentation de Corses dans les hautes instances de notre pays ?
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Mr j’appécie vos deux commentaires je voudrais savoir que pensez vous de la représentativité des Corses dans nos institutions ??
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Vous avez raison, posons-nous la question pour les Corses puisque la poser pour le arabes, les juifs, les noirs n’est plus possible, et c’est heureux. Vous allez nous dévoiler vos soupçons quant à un complot corse qui serait coupable de tout depuis l’assassinat de Keneedy, comme Momo en a la certitude ?
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en tout cas, je comprends ce qui fait le courage des valeureux combattants révolutionnaires corses car il en faut du cran pour tuer de 3 balles dans le dos un homme désarmé !
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Tous le monde a un avis sur la Corse mais certains, pour ne pas dire une grande majorité, parlent sans savoir réellement de quoi ils parlent, ne faisant que répéter ce qu’ils entendent au JT depuis des années, source de malentendus et d’amalgames en raison d’une méconnaissance de la « politique » sur place et des « échanges incertains et ambigus » avec le continent et l’Etat. Fou aussi le nombre de gens qui, chaque année, va se bronzer en Corse et profiter de « l’île » mais qui sitôt rentrer à Paris, n’a de cesse de trouver aux corses tous les défauts de la terre, sans compter les « petits noms sympathiques » dont on les affuble. On se pâme à la vision de certains endroits encore vierges de toute construction à l’instar de la Cote d’azur, mais personne ne se demande comment les Corses ont pu préserver une partie de l’ile, en dépit des magouilles, des pratiques mafieuses et autres petits arrangements entre « amis ». Cette île (et ses habitants) mérite mieux que tout ce que l’on entend et ce qu’on lit à son sujet. Plus sérieusement : il serait judicieux de replacer la mort du Préfet Erignac dans son contexte et se remémorer la politique d’alors avec une seule question à la clé : A qui profitait le « crime » et pourquoi ? La Corse n’est pas la Sicile : les gens se soutiennent mais les Corses ont une aversion pour les crimes de sang et autres crimes « crapuleux » n’en déplaisent à certains. L’article est intéressant : pour ma part, je le trouve un peu trop « politiquement correct » ; pardon à l’auteur, et un peu trop continental « Pourquoi a-t-il fallu autant de temps avant de procéder à l’arrestation de Colonna ? » bonne question. Dommage que vous n’ayez pas fouillé un peu plus ?
Le scandale Corse ? Là pour le coup, je souris ! Une vision et une réflexion un peu plus large auraient été souhaitables. L’indignation ne fait pas avancer les choses. Pour ceux que ça intéresse, il faut lire « Pour solde de tout compte » de Jean-Michel Rossi et François Santoni, deux militants de l’ombre qui en 96 sont devenus les dirigeants majeurs de la Cuncolta ; ils ont quitté leurs fonctions en 98 après l’assassinat du Préfet Erignac. Rossi a été assassiné fin 2000 après la parution de ce livre. Pas de langue de bois dans ce livre mais une version inédite des rapports entre l’Etat français et la Corse.
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L’assassin ? Il me semble bien avoir lu qu’un nationaliste emprisonné s’est accusé du crime, en demandant même la libération d’Y. Colonna qui, selon ses dires, est innocent...
Un coupable qui se dénonce, un innocent qui le clame sans cesse, ça ne suffit pas ?
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La Corse,avec Nicolas Sarkozy a pu restaurer son autorité républicaine face à des bandes de criminels organisés qui pillent véritablement les richesses de cette Ile.
Comment à t-on pu laisser cette minorité faire la pluie et le beau temps durant des années ?
La Corse ce n’est pas la famille Colonna,La Corse la République
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Vous avez le droit de rêver et même d’être a cote de la plaque. En tous les cas très drôle. Vous êtes la preuve irréfutable de la léthargie dans laquelle est plongé ce pays... AH ! AH ! AH ! Ils l’ont dit à la télé, c’est ca ?
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Une fois de plus, tout ce que la franchouillerie la plus ignare compte de beaux esprits saisit la première occasion pour faire le procès de la Corse, et de ceux qui y vivent par la même occasion. De Lilian M. à l’ineffable Momo, chacun y va de son petit réquisitoire péteux, de ses fantasmes les plus pathétiques. Habituel et risible autant que navrant.
Oui, il faut penser aux victimes, mais y penser n’est pas le but de la justice, sauf à vouloir la transformer en instrument de vengeance, et l’état de victime ne constitue aucunement la preuve que ses « convictions » ont valeur de vérité.
Oui, l’enquête a été salopée, le précedent procès a montré à quoi pouvait jouer la DNAT lorsqu’il s’agit de maquiller ou d’inventer des preuves...
Oui, l’instruction est entachée d’atteintes répétées à la présomption d’innocence.
Oui, Yvan Colonna a droit à un procès équitable.
Oui, il a été détenu quatre ans avant le jugement, ce qui vaudra sans doute à la France une énième condamnation au niveau européen. Oui, son procès a été déplacé pour des raison politiciennes.
En ce sens, comme innocent présumé, ce qui est notre état à tous, il est bien otage de la raison d’état, n’en déplaise à l’auteur.
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Monsieur P47, vous me faites grand honneur.
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l’auteur de cet article n’est pas au fait de l’histoire Corse, et c’est donc sans connaissances historiques qu’il disserte sur la violence dans l’île ! La Corse comme la France a connu l’envahissement de son territoire, à la différence que les USA qui n’existaient pas ne sont pas venus au secours d’un peuple opprimé. Les Corses avaient pourtant sollicité le protectorat Anglais ce qui n’a pas artrêté les ambitions françaises. les seuls qui peuvent apporter un jugement sur un retour à l’indépendance et sur les violences commises en son nom, ce sont les Corses, et sûrement pas des enfants d’envahisseurs, même s’ils se prennent pour des écrivains...
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la corse indépendante ?
je pense que même les « indépendantistes » les plus acharnés n’en veulent pas
les attentats ne servent qu’à faire peur aux natifs de l’île et les faire taire, ainsi qu’à recevoir le maximum « d’avantages » provenant de cet état Français tyrannique (oh mon Dieu, les pauvres petits Corse).
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Je n’ai jamais mis les pieds en Corse alors je n’ai aucun avis sur un endroit que je ne connais pas.
Tout ce que je vois c’est qu’une poignée de mecs qui se prennent pour des gens fières et implacables diffusent des vidéos encagoulés en se prenant pour des terroristes. Affublés de lance-roquettes et kalashnikov ils se prennent pour des resistants endurcis et les médias colportent cette image. Je ne connait pas cette ile mais le Kashemeere oui. A eux tous en 50 ans ils ont eu moins de courage qu’un gamin de 16 ans de l’Himalaya. Jeter une grenade dans la cours d’une gendarmerie et s’enfuire ? Abattre un père de famille dans le dos ? Plastiquer des résidences de touristes ? Tirer deux cartouches de calibre .9 dans la vitre d’une poste ?
Ces gars là devraient remballer leurs vidéos dignes de 50 cent ou Rohff.
Et dire que 250.000 personnes sont assimilés à ces clowns, les pauvres.
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Cher Ram : Il fut un temps où les encagoulés pour reprendre votre expression débarquaient à Corte et tout le monde s’arrêtait pour les applaudir : savez-vous pourquoi ? pas parce que les habitants avaient peur mais parce que ces « lâches » comme vous les nommez défendaient une certaine idée de la Corse, de sa préservation à son identité, en passant par des ingérences extérieures basées sur le profit ; mais ça personne n’osera l’écrire ici ; on pourrait débattre des jours et des jours sur le bien fondé ou la lâcheté des actions du FLNC canal historique, et pour éviter de me faire lyncher, je précise que c’était bien avant la mort du préfet Erignac et bien avant certaines intrusions italo-mafieuses ; c’était une époque où certains intérêts devaient être défendus et certains s’y sont employés ; que la manière soit critiquable, sans doute ; mais pour en juger, faut-il encore prendre le temps de se plonger dans le contexte politique de l’époque. Je vous renvoie donc à nouveau au livre que j’ai cité plus haut. Et je rajoute que je ne cautionne pas les crimes perpétrés au nom d’une idéologie quelle qu’elle soit, je dis juste qu’il ne faut jamais tirer de conclusion hâtive sur des situations qui apparaissent trop clairement comme étant la seule et unique vérité.
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Non mais je suis d’accord avec toi. Je ne connais rien à l’histoire de la Corse et je ne me permetterais pas de dire que les corses ont le droit à l’indépendance ou non. Je ne sais pas si le fait que certaines personnes de cette ile veulent s’emanciper de la France est bien ou mal.
Moi tout ce que je vois c’est qu’une poignée, je dis bien une poignée, de rigolos font des vidéos en se prennant pour des terroristes alors qu’ils ne sont même pas drôles. Si ils veulent défendre leurs idées cela ne me dérange pas, c’est leur droit le plus légitime. Mais il faut arreter de fantasmer sur des vidéos tchetchènes ou pakistanaises. Ils sont juste capables de préférer des attentats laches au dialogue.
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Il est certain qu’un commando des plus aguerris, symbole de la haute stratégie indépendantiste corse a pu assassiner un préfet, non protégé. Saluons cet acte qui restera un haut fait du nationalisme.
Puisque sur AV d’aujourd’hui il est question de McDonald, en commentaire je rappelais sur le mode humoristique le haut fait de l’ ARB à Quevert, près de Dinan,coûtant la vie à une employée. Par delà les régions, imbéciles peu soucieux de la vie d’autrui serrez-vous la main, on saura sans doute quoi faire de vos talents si l’indépendance venait à être déclarée.
A rapprocher de l’action commando contre le Rainbow Warrior et de la victime collatérale, le photographe Fernando Pereira. Une charge oui, une deuxième non puisque des mouvements humains risquent d’avoir lieu.
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C’est bien... vous avez l’air d’en savoir plus que la justice sur l’affaire de Quevert. Cette dernière n’a jamais démontré qui était responsable de cet attentat que je sache. L’intime conviction des juges antiterroristes ayant là aussi attaqué à charge n’ayant apparement pas suffit à prouver quoi que ce soit...
Là aussi les médias ont joué un rôle de premier ordre en déclarant en boucle avant le procès qu’ils tenaient les coupables. La justice en a décidé autrement.
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Ce qui est malheureux c’est de voir que même les nationaliste ont finis par vendre leur âme au diable... Les hypermarché fleurissent ; les golfs et autre complexe touristique aussi...
On peu quand même les féliciter d’avoir retarder le processus un minimum malgré leur bêtises.
Ile de beatué... plus pour très longtemps.
Apparement l’argent est toujours le plus fort.
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Pourquoi il existe un scandale Corse. C’est n’importe quoi, ils payent des impots et autres taxes mais devraient être independants ?
Si Colonna est coupable ou pas, c’est pas la Corse qui jouera son independance, c’est la justice qui saura faire la part des choses comme tout Français. Car un habitant de la Corse est Français puis Corse, sur son passeport y’a pas marqué nationalité Corse, y’a marqué Française.
Aprés tout le patacaisse qu’ils font pour rien, je serait d’avis de leurs laisser une partis de l’Ile pour voir comment ils l’a gerer de maniére democratique sans aucune subventions Françaises et la ils plongerait dans le vraie ridicule.
Ce que je vais dire n’est pas de moi mais de Jean Marie Bigard, comme quoi on peut dire des choses intelligente parfois. Il y plus de mille chaque region se taper sur la gueule, on a inventé le pays Français pour que ca n’arrive plus (ou le moins possible).
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Le proces colonna est un proces de droit commun et pas un proces politique. Il doit etre equitable et permettre a la defense de contester les arguments que le ministere public va produire pour covaincre le jury de magistrats de la culpabilite d’Yvan Colonna. En tant que citoyen je me pose un certain nombre de quesions ?
- Pourquoi quand on est innocent prendre du « recul » pendant quatre ans ?
- Pourquoi n’avoir jamais condamne le lache assassinat du prefet Erignac ?Je pense que cela va peser lourd dans la décision finale et lui couter entre 18 et 22 ans de prison. On risque d’en choquer certains, cela ne m’empechera pas de dormir. Force restera a la loi.
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« ...Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d’un procès public... » Tel est l’article 11 de la Déclaration universelle des droits de l’homme qui énonce la présomption d’innocence. Pour Yvan Colonna, qu’en est-il du respect de ce droit fondamental ?
Depuis des années, cet homme est publiquement dénoncé comme étant l’assassin du préfet ERIGNAC alors qu’il clame son innocence. Mais peut-on, parce que l’affaire est grave, abdiquer ainsi l’état de droit ? Peut-on accepter que cette gravité pèse de tout son poids dans la balance de la justice au détriment de la sérénité et de l’équité ?Il y aurait donc deux poids, deux mesures, donc deux façons de concevoir la Justice, selon que l’on soit berger Corse ou ministre de la France...
On se souviendra en effet, que dans l’affaire d’Yvan COLONNA, c’est à plusieurs reprises que ce principe essentiel du droit a été malmené : • En août 1999, par la ministre de l’intérieur de l’époque, et avant tout autre, J.P CHEVENNEMENT, lorsqu’il dénonce « l’acte odieux d’Yvan COLONNA » dans les colonnes du journal « Le Monde » • En octobre 1999, devant la commission d’enquête parlementaire par le procureur de la République J.P DINTHILLAC : « j’attends avec impatience que l’assassin du préfet Erignac soit lui aussi interpellé... » • En 27 mai 2003 par le Maire de Bastia, E.ZUCCARELLI, qui, fustigeant le gouvernement a l’Assemblée Nationale,demande « la mise hors d’état de nuire des poseurs de bombes, des racketteurs et mafieux, des assassins, à commencer par celui du préfet Erignac qui court toujours, voilà ce qu’il faut faire ! ... » • En 2003 enfin, lorsque Nicolas SARKOZY, ministre de l’intérieur, s’exprime lors du même débat à l’Assemblée Nationale le 27 mai 2003 ;« vérité et justice seront rendus au préfet et à sa famille le jour où Colonna subira le même sort que ses complices » et lors de l’arrestation : « nous avons arrêté Yvon Colonna, l’assassin du Préfet Erignac... ».
Le procès d’OUTREAU semble déjà loin et ceux qui s’en émouvaient ont perdu la mémoire.
Maurras disait au sujet de l’affaire Dreyfus : « Qu’importe qu’il soit coupable ou innocent. L’intérêt de la Nation commande qu’il soit condamné. »
http://www.yvan-colonna.com/data/document_technique2.pdf
cela vaut le coup de jeter un coup d’œil, car c’est une histoire qui se passe au XXIe siècle
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A la question pourquoi on prend du recul pendant 4 ans je répondrai par la question : pourquoi des policiers en service fabriquent et mettent de fausses preuves pour accréditer la première piste dite agricole et mettre en examen M. Finidori (qui s’est fait 18 mois de prison pour rien puisque innocenté ...) ? Et ma réponse serait alors : on prend du recul parce qu’avec ce système policier-là on est coupable avant d’être jugé (les journaux Le Monde et le Figaro titrent le jour même « Yvan Colonna : Wanted tueur de préfet ») et parce que même si la justice passe et vous donne raison, les mois voire les années de prison faites celles-là personne ne vous les rendra jamais ... Quand à la question de savoir pourquoi il n’a pas dénoncé le « vrai » assassin ... ça ne vous ai même pas venu à l’esprit que peut-être il ne le savait pas ... et quand bien même cela suffit-il pour condamner un homme à la réclusion criminelle à perpétuité pour un crime que, de fait, il n’a pas commis ?
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Si le procès Colonna était un procès de droit commun, il serait jugé par une cour d’assises normale, avec un jury populaire ; ce serait un juge d’instruction normal qui aurait instruit l’affaire, et non les divas de la 14e chambre. Cela aurait été équitable. Pour le reste, réponse vous a déjà été donnée... Peut-être pourrait-on vous suggérer, par pure charité, ainsi qu’à tous ceux qui dégoisent sans connaître grand chose au dossier ni au contexte, de ne pas risquer le ridicule en affirmant tout en n’importe quoi ?
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Attention aux amalgames, on fait le procès de Colonna, pas celui des indépendantistes.
D’ailleurs, il n’y a pratiquement plus d’indépendantistes en Corse. Il y a la mafia, la « brise de mer » et consorts. C’est comme partout et c’est à éradiquer, tout le monde est d’accord.
Les indépendantistes ont cédé la place aux autonomistes (la nuance est de taille), avec une jeune génération d’entrepreneurs qui est en train de prendre le pouvoir. Ces jeunes ont la plupart réussi « sur le continent » et reviennent dans leur île pour l’aider à sortir du marasme économique. Ils sont l’avenir des mouvements autonomistes Corses.
Et le procès de Colonna ? Simple ! En dépit des rodomontades, des déclarations tonitruantes et de la mise en scène du malheur (bien réel lui) de sa veuve, le dossier à charge est vide... Une cavale, pas de témoins, pas de preuve (ADN, empreintes, etc.), un coupable déclaré (Alessandri). Les avocats de Colonna auront beau jeu de démonter l’accusation, avec un non lieu prévisible dans l’affaire de l’assassinat du préfet Erignac (on trouvera à Colonna d’autres motifs pour le garder en prison).
Au fond, cette mise en scène est indigne car elle fait appel à l’émotion, au malheur des proches pour dresser les français les uns contre les autres, les continentaux contre les corses (en cas d’acquittement comme de condamnation). A une moindre échelle, c’est un peu le même système de demander aux étudiants non grévistes de s’opposer aux étudiants grévistes, aux usagers des transports de s’en prendre aux grévistes, etc...
Que devient la France quand l’état lui même n’est pas digne de sa fonction ? Que son chef ne sait prendre aucun recul et passe son temps à jeter de l’huile sur tous les feux, par tous les médias qu’il contrôle ?
Une république bananière ! Sauf qu’on n’a pas de bananes, pas de pétrole non plus, mais qu’on a Sarkozy !
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Le ralentissement de cette année était dû aux élections : Colonna innocenté juste avant l’élection de celui qui avait promis sa tête à la natio, ça ne le faisait pas...
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Bonsoir ,j’ai entendu dire qu’un indic ,prisonnier de son état,aurait« balancé » Colonna et ce moyenant finances(on parle de 300 000 euros !) Rumeur fantaisiste ?
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qu’on m’amène les preuves et les témoins...
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et aprés prouvez moi que la justice est indépendante de la politique !!elle bien bonne celle là !!!
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et dire que je paye taxe et impots,pourquoi ?pour eviter la prison ? pauvre abrutis que je suis !!!
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La corse fait vendre et lire.......Tout juste150000 habitant et au centre de beaucoup de debat
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Merci Frankie pour ce lien. Très interressant.
On comprends mieux pourquoi la Ligue des droits de l’homme a envoyé deux délégués en observation.
J’ai lu aussi ailleurs(plume de presse) que « cinq témoins disent avoir vu deux hommes sur les lieux du crime, et pas trois. Or Alain Ferrandi et Pierre Alessandri, déjà condamnés, ont reconnu qu’ils y étaient. Ajoutons qu’on a refusé à la défense l’organisation d’une reconstitution. Dernier élément, Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, aurait convoqué fin octobre Roger Marion, ancien chef de la division nationale antiterroriste, afin de »cadrer« sa déposition - inadmissible ingérence du pouvoir dans les affaires de la justice ! -, d’après un article du Point en date du 8 novembre. Démarche qui lui vaut d’être cité à comparaître au procès. »
Ce procès aurait du avoir lieu avant la présidentielle.
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est de la partie
Le préfet qui commençait à être très gênant
Le Canard enchaîné, 11/02/1998 (Nicolas BEAU) : « Bien curieux, le préfet [de Corse Claude Érignac assassiné le 6 février] s’est [...] interrogé sur les raisons de l’effondrement de la Cadec, la société de développement corse, renflouée à deux reprises [par l’État], mais qui accuse pourtant plusieurs centaines de millions de déficit.
http://www.paradisfj.info/spip.php?article432
Quant à l’Etat souvenez vous du préfet pyromane Bonnet http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_jeune_afrique.asp?art_cle=LIN01066delarrehcgt0
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[Mode MauvaisEsprit ON]
Et si Colonna avait été arrêté justement en échange de la garantie que son dossier resterait bien vide ? Ça fait une belle arrestation avant élection, plus : une libération glorieuse d’un nouveau héros corse. Troisième acte : Yvan Colonna, blanchi par la Justice et surtout par les medias, se présente à une élection locale, puis devient l’interlocuteur privilégié de notre bien-aimé Président sur toutes les affaires corses. « J’ai appris à apprécier cet homme estimable, qui a connu l’injustice et s’est battu courageusement pour faire la preuve de son innocence : nous avons beaucoup de points communs, en fait », nous a déclaré Nicolas Sarkozy la veille du référendum insulaire sur l’introduction des casinos détaxés sur l’Ile de Beauté.
[Mode MauvaisEsprit OFF]
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http://www.paradisfj.info/spip.php?article432
Le préfet qui commençait à être très gênant
Le Canard enchaîné, 11/02/1998 : « Bien curieux, le préfet [de Corse Claude Érignac assassiné le 6 février] s’est [...] interrogé sur les raisons de l’effondrement de la Cadec, la société de développement corse, renflouée à deux reprises [par l’État], mais qui accuse pourtant plusieurs centaines de millions de déficit.
Diantre que ramait Sire Paskouwa dans cette galère...
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L’île de beauté. J’y suis allé en camping 5 fois.
L’expression n’est pas usurpée. Forêts majestueuses, rivières cristallines, pins et rocs, sables d’une douceur irréelle, ploages perdues aux accès improbables... Tous ces lieux enchanteurs brillent de leur préservation dans un cadre encore naturel. Mais...
Livrée à de jeunes (ou vieux) entrepreneurs libéraux, cette île deviendrait une fantastique cash-machine, avec plages privées, hôtels terrasses, casinos, restos, piscines et autres lieux de « détente » tarifés, etc., avec stations d’épurations à 2 km dans les terres...
Toute l’Europe ennuagée, fraiche, pluvieuse et argentée pourrait s’y retrouver pour « fun and business ». Le pied !
Oui, s’il n’y avait ces foutus corses incontrôlables !
La préservation de l’originalité environnementale corse est une cause juste, qui à elle seule valide les actes illégaux envers des biens et des symboles.
Par contre l’atteinte aux personnes (qui est l’exception) discrédite l’ensemble de la militance insulaire. Et c’est dommage.
L’assassinat lâche de Mr Erignac servirait-il la cause d’un tel discrédit ? On peut le craindre.
Ainsi serait-il possible que saute le verrou anti-« développement » qui contrarie les ambitions furieuses de marchands de soleil et plaisirs bien calés dans leurs startings-blocks ? A voir.
Je pense que ce serait un triste destin pour la Corse de se « cote-d’azuriser ». C’est la question de son avenir. Et c’est d’abord aux corses d’en décider.
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Ni la police, ni la justice ne peut dire dans l’état actuel des choses si Y. Colonna est coupable ou innocent de ce qu’on l’accuse. par contre, sur le mouvement nationaliste corse, on peut déplorer beaucoup de choses. Mais il y en a au moins une pour laquelle les Corses peuvent dire merci : si ce mouvement n’avait pas existé, il y a longtemps que les côtes de l’Ile de Beauté seraient défigurées par le bétonnage...
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Sur cettte affaire de bétonnage des côtes il y aurait beaucoup à dire. Si les corses sont opposés au bétonnage au profit d’entreprises continentales (et d’élus continentaux !), rien ne prouve que les nationalistes terroristes combattent pour une noble cause.
Si d’aventure, ils obtenaient le pouvoir il serait très gênant pour eux de bétonner à visage découvert les plus beaux sites en étant connus pour avoir fait la guerre aux bétonneurs : à devoir se couvrir le visage il vaut mieux le faire maintenant qu’après.
Je verrais pour ma part, au nom d’une noble cause, une ’guerre des gangs asymétrique’.
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ce type est déjà condamné....on pourrait apporter toutes les preuves du mondes comme quoi il serait innocent (je ne dit pas qu’il y en a) il serait condamné quand même...tout procés politique ne peut être juste et indépendant....est c’est un procés politique
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"la présomption d’innocence ? Non, il n’est pas de ce bois qui a fait les avocats de la Révolution Française"
Robespierre, entre autres, était avocat n’est-ce pas ?? Je ne pense pas qu’il n’est jamais fait preuve d’un grand respect pour la « présomption d’innocence » !!
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Comme dans toute affaire criminelle, la question de savoir à qui profite le crime a certainement été posée.
Quelqu’un sait-il à qui profite ce crime ? Avait-on d’un coté intérêt à faire taire le préfet, ou bien de l’autre à donner un ’signal fort’ ? Quelle est la thèse retenue ?
Dans cette optique, le tueur n’aurait pas commis ce crime par intérêt personnel mais pour le compte d’un ’intérêt’ supérieur : ce serait alors un tueur à gage ou bien un ’nationaliste’ radical qui a fait le coup.
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