Je suis tout simplement étonné que personne ne se préoccupe des questions d’environnement lorsqu’elles concernent le jardin d’à côté. Ce qui est bon pour l’Europe (réduction des émissions de CO2) semble ne pas l’être ailleurs. Certains vont jusqu’à citer en exemple les États-Unis (!) en disant que le prix bas de l’énergie dans ce pays explique son « développement ». Comme si le prix bas de l’énergie n’expliquait pas aussi le taux d’émission de CO2 trois fois plus élevé aux USA qu’en Europe... Avec de tels arguments, le paradigme économiciste du « développement » a encore de belles années devant lui.
Par ailleurs, il est tout de même dommage que, dès que l’on parle Venezuela, tout le monde se braque sur Chávez, qui n’y est pas pour beaucoup dans cette affaire. À propos de lui, je dis simplement qu’en matière de prix de vente de l’essence, il n’a pas bougé d’un iota par rapport à ses prédécesseurs de la 4eme république. Et pour cause : toucher à ce sacro-saint principe, c’est prendre un risque socialement énorme. Il a pourtant dit à plusieurs reprises qu’il était nécessaire d’augmenter le prix de l’essence, mais n’est jamais passé à l’acte. Il fait par ailleurs la promotion du train comme moyen de transport populaire et moins polluant.
Enfin, dans la foulée de cet article, je reçois le joli qualificatif d’« antichaviste primaire ». C’est le seul qui manquait à ma galerie pourtant déjà bien fournie. On s’expose à cela lorsqu’on écrit sur le Venezuela. Je devrais plutôt écrire sur le Danemark : pas de Chávez là-bas, pas de fanatiques des deux bords non plus pour vous coller toutes sortes de noms d’oiseaux.