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Commentaire de vraitravailleur

sur Colonna n'est plus innocent


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vraitravailleur 16 décembre 2007 11:05

Depuis l’affaire d’Outreau, qui a encore véritablement confiance dans les juges pénaux professionnels, quelque peu sourds aux arguments à décharge et chez qui, trente ans de fréquentation permanente de criminels ont nécessairement développé la paranoïa ?

Qui peut avoir confiance dans une cour spéciale, qui condamne à mort tantôt de Gaulle, tantôt Pétain, selon le contexte ?

Les services de sécurité, qui ont suivi le parcours de M. Yvan Colonna depuis les Antilles, savaient exactement où il se trouvait et l’ont arrêté à la veille d’une élection capitale pour le ministre de l’Intérieur, qui d’emblée, l’a déclaré coupable.

Déjà, il faudrait être bien téméraire pour déjuger quelqu’un qui, entre temps, est devenu président de la République.

Si vous avez une conversation informelle avec un ami juge qui faisait partie du jury qui a condamné M. Colonna, il répond invariablement à vos questions : « Nous avons des éléments que nous ne pouvons pas communiquer au public ».

Aucun élément rendu public, sinon des témoignages douteux, n’incrimine dom Yvan. Comme quelqu’un l’a écrit plus haut, dans la France de 2007, le doute profite à l’accusation.

Plus étonnante est la réaction de la famille Erignac. On pourrait croire que ses membres sont plus évolués que la moyenne des familles de victimes, qui emboîtent systématiquement le pas aux enquêteurs d’Etat pour demander vengeance contre celui que lui désignent police et magistrature. On le constate en effet dans toutes les affaires d’enlèvement d’enfant : comme le dit Anatole France : on ne cherche pas « le » coupable, mais « un coupable ». Et même si le coupable désigné est définitivement innocenté, il reste toujours le coupable pour les parents de la victime (voir notamment l’affaire Richard Roman).

On ne peut exclure néanmoins que les parties civiles soient récompensées d’avoir joué le rôle qu’on attendait d’elles.

Quoi qu’il en soit, de nombreux magistrats et hauts fonctionnaires corses de la police et de l’Armée et des autres services de Sécurité, éprouvent un sentiment d’amertume à l’issue de ce procès.

Combien ce sentiment est-il plus exacerbé quand il s’agit des Corses en général. Il n’est pas étonnant que la condamnation de dom Yvan, mal perçue, entraîne des réactions violentes chez les Corses les plus primitifs (chômeurs et RMistes).

Le prix à payer pour une condamnation mal expliquée risque d’être vraiment trop lourd à payer.

Heureusement pour la morale, c’est toujours le sale « riche », c’est-à-dire le contribuable, qui paye.

vraitravailleur


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