- Sur le vote parlementaire : en effet, il s’agit bien de cela, et je n’ai pas de tendance anti-parlementariste comme vous l’affichez, d’autant plus lorsque ce Parlement, et notamment l’Assemblée nationale, a été élue POSTERIEUREMENT au référendum, et que ceux qui sont majoritaires n’ont pas dissimulé leur projet de ratification parlementaire. Voilà donc ce qui rend leur vote légitime. Sinon, remettons en cause la démocratie représentative elle-même. En revanche, comme vous, j’attends avec impatience les élections européennes de 2009 : on verra bien ce que valent les Nonistes.
- Ca ne m’a évidemment pas échappé que les Nonistes ne sont pas au pouvoir. Vous m’expliquerez donc pourquoi aucun des candidats qui avaient voté Non en 2005 ne s’est retrouvé au deuxième tour des présidentielles françaises. Y a-t-il incohérence, amnésie populaire, ou est-ce que la question européenne ne mérite-t-elle pas qu’on confie les rênes du pays à un partisan du Non ?
- Sur la sacralisation du peuple : votre réponse relève exemplairement de l’extrapolation abusive. Parce que j’écris sur ce penchant je ne pourrais admettre la malhonnêteté de certains parlementaires ? Allez donc lire "L’Europe en berne" et vous verrez que j’y épingle sans concession quelques représentants du peuple : Mélenchon, Emmanuelli, Buffet, de Villiers, etc.
- La raison d’être de l’UE ? Bien plus que vos dénonciations à coloration marxiste, cela me semble être la paix et le développement socio-économique. Maintenant, si vous préférez les modèles chinois, cubains ou coréen du Nord, libre à vous, mais je ne crois pas percevoir l’avancée notable de ces modes d’organisation.
- Le social ne serait jamais dangereux ? Allez donc vous pencher sur l’exploitation du social faite, en son temps, par le national-SOCIALisme. Le nationalisme social (souvenez-nous des arguments protectionnistes, du pauvre plombier polonais stigmatisé par les Nonistes pour mobiliser les ouvriers français contre l’ouverture économique) en est une nouvelle mouture émergente.