Précisions :
Tout d’abord, aucune comparaison possible entre une vraie monarchie - même constitutionnelle - fondée sur la durée, où le monarque fait appel aux talents les plus en vue tout en s’appuyant sur les corps constitués, et une monarchie élective, fondée uniquement sur les résultats plébiscitaires, limités dans le temps, et où chaque changement de parti se traduit par un ’spoils system’ au profit des partisans dudit candidat élu.
Maintenant, même élu dans ces conditions, le chef d’Etat peut incarner la nation dans sa continuité et se concentrer sur ses taches régaliennes. Ce qui n’est pas le cas de Sarkozy.
Quant aux princes qui s’opposaient à la monarchie constitutionnelle, le futur Louis XVIII s’y est rallié - inaugurant d’ailleurs la première époque de véritable débat parlementaire à peu près libre. Le futur Charles X, je vous l’accorde, y a été hostile jusqu’à la fin. Mais à lui seul il ne pouvait en entraver le progrès.
Ceci dit, si on considère les initiatives prises pendant son règne on constate qu’un roi du XIXe siècle était infiniment moins interventionniste qu’un président du début du XXIe... et que le bon peuple, pour un oui ou un non, élevait des barricades en plein Paris.
Pour la Vendée, sa destruction a été décrétée par la Convention parce qu’elle s’opposait à la levée en masse ainsi qu’à la constitution civile du clergé, et les massacres perpétrés par les ’colonnes infernales’ sont bien documentées par les historiens.