J’ai longtemps été un lecteur du diplo, et longtemps très agacé par les positions de Ramonet sur son "ami fidèle".
Lors de mes dernières lectures du mensuel, fin 2006 début 2007, il me semble avoir détecté un glissement, avec des quasi-condamnations du régime dictatorial : peut-ëtre serait-il bien que tu cites les articles sur lequels tu te bases pour exprimer cette (salutaire) attaque de Ramonet.
Aux défenseurs de l’anticapitalisme : quelques soient les résultats économiques, les raisons qui peuvent pousser Cuba à avoir un dictateur, un dictateur reste un dictateur. Il ne viendrait à l’esprit de personne d’expliquer que, après tout, Hitler faisait de bonnes performances économiques. La liberté ne se transige pas, quel que soit le prétexte invoqué. D’ailleurs, les seuls à remettre en question les libertés fondamentales et les droits de l’homme dans les pays dictatoriaux, sont immanquablement les dirigeants ; la population, elle, si on lui donne la parole, elle aurait une tout autre approche.
Les libertés fondamentales ne se transigent pas, ne se négocient pas : elles existent, un point c’est tout. Les seuls en désaccord avec cela sont des dirigeants aveuglés par les menaces terroristes et les dictateurs.
On peut être critique avec le capitalisme, l’hégémonie américaine, ou que sais-je encore. Mais croire que pour mener cette critique, il faut défendre des dictateurs illuminés, c’est être pire encore que son adversaire.