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Commentaire de Sylvain Reboul

sur Le spectre de 1929 est un mensonge bien orchestré !


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Sylvain Reboul Sylvain Reboul 21 mars 2008 15:29

Il est clair que cette crise financière ne se réduira qu’au prix d’une crise sociale dès lors que c’est ceux d’en bas qui supporteront l’essentiel des sacrifices. Or celle-ci pourrait elle-même générer une crise politique de grande ampleur, face à la difficulté des états et des institutions politiques à l’échelon international d’imposer des mesures de régulation et de transparences aux mouvements de capitaux et à la spéculation financière.

Les sacrifices ne seront supportés que s’ils sont supportables et surtout que s’ils sont perçus comme justes, ce qui paraît tout à fait compromis, puisqu’il faudra sauver les investisseurs institutionnels, y compris spéculatifs (d’autant que les fonds les plus spéculatifs emploient les ressources considérables de tout un chacun aux USA via les fonds de pension et autres fonds d’assurances) et cela en vue de sécuriser l’économie réelle productrice d’emplois et de richesses. Le refinancement de l’économie mondiale, dans le contexte d’une crise de confiance généralisée des préteurs se fera soit par les états via des renationalisations plus ou moins avouées soit pas des fonds souverains étrangers.

Le calcul qui consiste, selon toi, à annoncer à grand cris un risque économique systémique généralisé pour faire accepter chômage, précarité, et réduction du pouvoir d’achat peut très bien se retourner politiquement contre le système lui-même et conduire vers le pire, la méfiance et la révolte contre une démocratie perçue comme impuissante à établir les règles de justice sociale minimales nécessaires à la confiance dont le système capitaliste lui-même a besoin pour fonctionner.

Si comme tu le dis le pire n’est pas certain, il n’est pas pour autant impossible ; c’est très exactement ce que dis Agliétta et le pire n’est pas économique, mais politique : il s’appelle violence sociale, terreur, répression généralisée et recul des libertés fondamentales. .


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