c’est avec stupéfaction que j’entends parler de la candidature de Lionel aux présidentielles. Ancien membre du bureau de la commission nationale agricole du PS et militant de gauche de toujours, je crois bien connaître la vie politique et ne supporte pas cet appel au candidat « en réserve de la république » ! Pour nous, militants de base il est, celui qui a failli,
celui qui, partant d’un bon bilan, a gâché la chance de la gauche pour continuer les réformes vers une société plus juste, plus solidaire,
celui qui, bien que socialiste, a inversé le calendrier électoral entre législatives et présidentielles, alors que nous avions une chance historique de remettre en cause l’un des éléments importants de la présidentialisation du régime,
celui qui, pour la 1ère fois, pour beaucoup de nous, nous a fait voter à droite : nous ne lui pardonnerons pas.
Faire de la politique en république c’est d’abord, faire de la pédagogie. Lionel, sur de lui même et de sa vérité, n’a pas les qualités d’écoute et de pédagogie pour entraîner le peuple de France, durablement, dans la voie que nous voulons pour la France. L’amitié ne peut en aucun cas se substituer à l’analyse politique. Chacun sait que son échec, notre échec, n’est pas dû à la multiplicité des candidatures de gauche mais à l’incapacité de notre candidat à nous entendre et à faire espérer en l’avenir.
Je ne vois pas en quoi ségolène serait la candidate des médias ; on verra le vote des militants.