« Que reste t-il de »l’aventure« fabusienne. Le Pen va bien (électoralement parlant), quand à Sarkozy, l’atlantiste, il est au zénith... de son arrogance. »
Et bien sûr, tout ça, c’est la faute à Fabius. Tout comme, j’imagine, la hausse des accidents du travail, le réchauffement climatique et la défaite de l’équipe de France de foot. Vous prêtez un bien grande influence à Laurent Fabius ! Ce qui est un peu contradictoire avec votre discours sur cet homme politique qui serait vieilli, usé, fatigué, abandonné de tous, sans personne pour l’écouter...
Ah, la méthode Coué !
« Et Monsieur Fabius ? Où en es t-il ? Lui, par contre, il ne va pas mieux que son... fameux plan B. »
Le plan B ne va pas si mal. Des voix s’élèvent, en Europe, pour une relance de l’Union. Aussitôt élu, Prodi a proposé un TCE amélioré, dépouillé de l’idéologie économiste, resserré sur les grands principes et les institutions, et appliqué à un noyau dur plus intégré. Ce qui est relativement proche de ce que Fabius préconise avec ses trois cercles. Mais j’imagine que pour vous, Prodi est encore un sale gauchiste ?
« Vous dites » Fabius est fort, les sondages mentent. Certes les sondages sont un outil de manipulation de l’opinion, mais ils ne peuvent mentir sur l’essentiel."
Non. Les sondages ne mentent pas. Ce qui est sûr en revanche, c’est qu’ils n’ont aucun caractère prédictif tant qu’ils ne sont pas fortement impliquant pour le sondé. Et pour qu’il soit impliquant, il faut que le débat ait lieu dans toutes les couches de la société, aux repas de famille, dans les universités... Souvent, dans ces cas-là, les conjonctures se renversent :
- Janvier 2006 : sondages favorables au CPE. Puis grande polémique, mouvement social... Sondages défavorables au CPE.
- Début 2005 : sondages très favorables au TCE, que personne n’a lu. Puis campagne virulente... Large victoire du non.
Donc, il vaut mieux se référer aux fondamentaux de l’opinion qu’aux sondages. Et les fondamentaux, qu’est-ce qu’ils sont ? Entre autres, un refus ferme et net du tout libéral. Fabius joue sur ce genre de fondamentaux qui n’apparait dans les sondages qu’au terme des campagnes.
« Je n’irai pas vous disputer vos chiffres, mais vous devriez regarder la réalité en face, Fabius a perdu... est perdu. »
C’est Monsieur Coué ou Madame Soleil qui vous l’a dit ?
Je peux vous le dire en tant que militant socialiste non fabiusien : le bougre n’est pas si mal parti pour la désignation du candidat. depuis le week-end dernier, il semble clair que le NPS ne suivra pas Peillon vers Royal : il préfère Fabius ou Hollande (qui, lui, a annoncé ce matin sur France Inter qu’il ne serait sans doute pas candidat). Si l’on ajoute aux plus de 20% que pèse Fabius la majorité des 23% que pèse le NPS, cela lui assure 1/3 des voix au premier tour du scrutin interne. Ensuite, il y aura sans doute plus d’1/3 pour Royal, et donc, moins d’1/3 pour l’ensemble Jospin/DSK/Lang. Tant que DSK ne se désiste pas pour Jospin, Fabius est bien parti pour accéder au second tour. Or, au second tour, Jospin appelerait à battre Royal (qu’il déteste), donc à voter Fabius... Au final, ça va se jouer à pas grand chose.
« Où est la gauche vraiment à gauche dont il nous parlait ? Du coté de Sarkozy ou du coté de Royal ? »
Elle n’est ni chez l’un, ni chez l’autre, même si certains médias voudraient nous enfermer dans un second tour avant l’heure entre ces deux-là, comme le dit fort justement Bayrou. N’avez-vous rien appris du 21 avril 2001 ?
« Quand à la gauche de la gauche, sur laquelle il souhait s’appuyer, l’émiettement qui la caractérise est tout aussi signifiant d’un état d’impuissance politique que ce qui se passe au sein du PS. Faire de la politique c’est savoir désigner ses ennemis, mais c’est aussi savoir convaincre et rassembler son camp. »
Sauf que Fabius n’a jamais dit qu’il s’appuyait sur la gauche de la gauche. Son ambition, c’est de faire comme Blum en 36, Mitterrand en 81, Jospin en 97 : rassembler toute les gauches, sans exclusive, des communistes aux sociaux-libéraux en passant par les écolos, les républicains, les sociaux-démocrates... Historiquement, on voit bien qu’il n’y a que comme ça que la gauche peut gagner. Or, que constate-t-on aujourd’hui ? Que la candidature Royal est un facteur de division autant que DSK d’ailleurs (même si j’ai plus de respect pour cet homme de convictions). Buffet ne veut pas entendre parler d’elle. Chevènement veut se présenter, sauf si Fabius est le candidat socialiste. Il y avait deux candidats possibles pour réaliser le grand compromis : Hollande et Fabius. Il semble que Hollande ne veuille pas y aller. Reste Fabius, qui se retrouve en position centrale.
26/09 12:27 - nakata
« Que reste t-il de »l’aventure« fabusienne. Le Pen va bien (électoralement parlant), (...)
26/09 00:34 - Didier Couineau
Je vais redire la même chose sous une autre forme. Que reste t-il de « l’aventure » (...)
25/09 21:14 -
Il y’a fort a parier que les militants ps vote pour Jospin.Depuis le referendum je vous (...)
25/09 19:10 - François Braillon
c’est avec stupéfaction que j’entends parler de la candidature de Lionel aux (...)
25/09 12:35 - nakata
Je précise que la réponse précédente est de moi : j’avais oublié de me (...)
25/09 12:34 -
Vous écrivez : « Fabius, dites-vous encore, ne s’est pas associé à l’extrême-droite.
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