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Commentaire de wangpi

sur La France va disparaître, bon débarras !


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wangpi wangpi 21 avril 2008 17:58

Merci Mr Dugué, pour ces quelques instants de lucidité, et pour le style...

J’y joindrais quelques crachats à la face de mes contemporains haïs. Je trouve pour ma part que vous les dédouanez un peu vite.
L’indigence de la pensée moderne le dispute sans cesse à la vulgarité de l’esprit et à la nullité du savoir. Et a les moyens de le faire savoir.
Il suffit dorénavant qu’une parole, une pensée, une œuvre, un acte, soit relayé par un journal, une télévision, pour qu’il m’inspire, instantanément, le mépris, le dégoût, le contraire. Cet article est l’exception...
Hautain, méprisant les médiocres avis de mes contemporains, dès que je sens le commencement d’un compromis avec la société et le temps présents, je n’ai plus qu’une seule envie, abandonner la partie. Mon goût délicat l’exige de moi.
Entouré de porcs, de volailles et de bœufs, je fonde mon territoire sur le refus global de ce monde infernal, écervelé, oisif, brutal.
Je méprise les gens contents autant que le monde qui les asservit.
 Je crache dans la soupe, je pisse sur la morale, la pensée unique, les « aménagements ». De toute façons, j’en mange pas.
Mes femmes sont plus belles, mes amis plus vrais, mes rires plus profonds. Je n’échangerais pas ma place pour tout le toc du monde. Je ne consomme pas. Je ne lis pas. Je regarde à peine. Je n’envie rien de ce monde, pseudo-richesse, pseudo-savoir, pseudo-pouvoir, pseudo-amusements, c’est non à tout.
Mais je suis pollué par le lisier, qui vient dégueuler jusque dans mes rêves. Ces français qui collectionnent toutes les misères et les humiliations de tous les systèmes d’exploitation du passé, et qui n’en ignorent que la révolte...
Méprisables, ignorants mystifiés qui se croient instruits, salariés pauvres qui se croient des propriétaires, morts qui croient voter…
Les français ressemblent beaucoup aux esclaves, parce qu’ils sont parqués en masse, et à l’étroit, dans de mauvaises bâtisses, malsaines et lugubres, mal nourris d’une alimentation polluée et sans goût, mal soignés dans leurs maladies sans cesse renouvelées, continuellement et mesquinement surveillés, entretenus dans l’analphabétisme modernisé et les superstitions spectaculaires qui correspondent aux intérêts de leurs maîtres ; ils ne sont que des chiffres dans des graphiques que dressent des imbéciles.
Ils se trompent sur tout et ne pouvent que déraisonner sur des mensonges…
De progès en promotion, ils ont perdu le peu qu’ils avaient, et gagné ce dont personne ne voulait.

Et si je mets de côté leur surplus de fausse conscience, et leur participation double ou triple, à l’achat des pacotilles désolantes qui recouvrent la totalité du marché, je vois bien qu’ils ne font que partager la triste vie de la grande masse des salariés d’aujourd’hui. C’est d’ailleurs dans l’intention de faire oublier cette enrageante trivialité que beaucoup se déclarent gênés de vivre parmi les délices alors que le dénuement accable des peuples lointains...
Quel respect d’enfant pour ce qu’ils appellent « la démocracie » ! Il leur va bien, ce respect, à cette plèbe des vanités, enthousiastes et toujours décus, sans goût parce qu’ils n’ont eu de rien une expérience heureuse, et qui ne reconnaissent rien de leurs expériences malheureuse parce qu’ils sont sans goût et sans courage, au point qu’aucune sorte d’imposture, générale ou particulière, ne peut lasser leur crédulité intéressée.
Ils ont appris à vivre à genoux, ils n’auront aucun mal à s’habituer à la misère.

Bien dit, Mr Dugué, bon débarras !

 

 


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