Bien d’accord sur cette utilisation méthodique et donc excessive de l’émotion dans les media, dans la politique, etc. Un bémol cependant : Un monde où seule la raison dicterait les décisions serait aussi c.., aussi aveugle et aussi maladroit. De plus il serait inhumain.
Une bonne décision comporte une part d’incertitude, donc de flair, et l’émotion est l’une des vois d’accès à cette intuition. D’autre part, je répète que sans un minimum d’émotion, la nécesaire compassion n’est que froide charité sans âme. En un mot, une bonne lecture de la vie et du monde, comme une bonne décision, équilibre le rationnel et l’irrationnel, où je range l’émotion, l’intuition, etc.
Pour dire la même chose autrement, Si notre vie était gérée que par le seul necortex elle serait encore pire qu’actuellement. De plus, le cerveau limbique et même le cerveau reptilien ont de fait accès à nos décisions, il vaut mieux le savoir et leur laisser voix au chapître sinon ils la prendront par la bande et en abuseront.
En fait , deux choses posent problème, qui en fait n’en font qu’une :
- l’équilibre entre la part de la raison et celle de l’irrationnel est actuellement déplorable
- l’émotion est systématiquement utilisée, que ce soit par les medias (pour faire de l’audience), ou par les politiques (parce que c’est le meilleur moyen de faire des voix, et "si je ne l’utilise pas, l’autre le fera et me battra..."
Le contrepoison à cette situation ? rien de nouveau sous le soleil : il faut s’informer, diversifier au max. ses sources et réfléchir par soi-même. En un mot la curiosité. Se méfier de ses émotions, mais les reconsulter de temps en temps. Tout cela est chonophage, mais très intéressant.