Suite (ou plutôt prologue)...
La mise en place des « réformes » et la Révolution culturelle
À partir de 1959, juste après avoir réprimé ce qu’il qualifie de révolte de l’ancienne classe privilégiée de l’ancien Tibet, le gouvernement communiste met en place au Tibet une série de réformes, notamment l’abolition du servage[34].
En 1959-1961 le « Grand bond en avant » provoque au Tibet ainsi que dans d’autres régions de la Chine une famine qui fait des dizaines de millions de victimes.
Les Chinois engagent en 1961 la collectivisation de l’économie tibétaine. Mao fait construire des routes et des écoles. Selon des Tibétains en exil, la scolarisation aurait à cette époque été faite uniquement en langue chinoise, et l’apprentissage du tibétain aurait été interdit[35]. Selon certaines sources occidentales, des dizaines de milliers de femmes tibétaines auraient été contraintes par la force à épouser des colons chinois[36], et de nombreuses autres auraient été l’objet d’esclavage sexuel et de prostitution au sein de l’armée chinoise[37].
En 1966, éclata la Révolution culturelle qui atteignit le Tibet en août : 20 000 gardes rouges à Lhassa se livrent à toutes les déprédations et se combattent en factions rivales. Toute pratique religieuse est interdite et la destruction des monastères se poursuit. Selon des sources pro-tibétaines sur un total de 592 000 moines et nonnes, plus de 110 000 seraient torturés et mis à mort et 250 000 défroqués de force. Les objets culturels en métaux précieux sont pillés ou fondus. Plus de 6000 temples et monastères seront détruits[38],[39],[40] .
En 1970, les premières communes populaires sont créées. La collectivisation est achevée en 1975. La population tibétaine est soumise à des séances de rééducation d’une violence extrême, allant jusqu’à des exécutions sommaires.
Le gouvernement tibétain en exil estime à 1,2 million de morts tibétains le bilan de la répression maoïste entre 1949 et 1979[41],[42],[43],[44],[45]. Ce chiffre est très contesté, notamment par Patrick French (ex-directeur de la « Free Tibet Campaign » ) qui a été le premier à consulter les archives du gouvernement tibétain en exil. Une évaluation du nombre de tibétains manquant à partir de la démographie et de la pyramide des âges a été mené par Yan Hao (Institute of Economic Research, BeiJing). Elle estime à 152 000 le nombre de tibétains manquants, dont 90 000 seraient partis en exil et moins de 30 000 seraient morts de faim. Cette étude révèle également une croissance sans précédent de la population tibétaine depuis les années 1960, incompatible avec le prétendu contrôle forcé des naissances[46]. D’un autre côté, la diminution de la population tibétaine d’environ 250 000 personnes entre les recensements de 1953 et 1964, alors qu’elle n’a cessé d’augmenter depuis[47], ne peut s’expliquer que par un nombre de décès « anormaux » durant cette période nettement plus élevé que celui calculé par Yan Hao.
28/05 22:48 - TZ
Incroyable de voir que quelqu’un qui "aurait" été au Tibet en 1996 soit aussi (...)
26/05 09:55 - hgo04
relol.. décidément.. """Le communisme c’est de la merde.. mais pas la (...)
26/05 08:47 - sisyphe
par hgo04 (IP:xxx.x11.119.138) le 26 mai 2008 à 00H07 """"Le (...)
26/05 01:12 - hgo04
Allez, juste un petit dernier ?? http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6695 (...)
26/05 00:15 - hgo04
"""Sinon, vous en pensez quoi du régime chinois, globalement, concernant les (...)
26/05 00:07 - hgo04
""""Le Dalaï-Lama, qui a instauré, en exil, un GOUVERNEMENT DEMOCRATIQUE, (...)
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