Cette affaire illustre, de façon presque idéale, l’incompatibilité TOTALE du droit coranique avec le Droit Français.
On peut même dire, dans ce cas d’espèce, que les deux droits sont diamétralement opposés et que l’application séparée de ces deux droits abouti à deux conclusions exactement contraires.
En droit coranique une épouse qui ment sur sa virginité peut être répudiée par son mari.
En Droit Français, un mari qui prétend imposer à sa future épouse une condition qui violent les droits de sa femme à disposer son corps librement au cours de son célibat, ne peut exciper de cette condition pour obtenir l’annulation de son mariage.
Bien au contraire, c’est alors l’épouse qui est fondée à demander le divorce (et non une annulation qui ne peut pas être motivée d’aucune façon, ni par l’une ni par l’autre), car son mari a cherché à lui imposer une condition qui viole ses droits de femme.
Une dernière remarque : On peut se demander ce qui a pu motiver la femme à chercher à tromper son époux sur sa virginité, alors qu’elle savait que son mensonge pouvait être découvert dès la nuit de ses noces.
Et se demander aussi ce qui a pu pousser la femme à avouer sans se faire prier qu’elle avait menti sur sa virginité, en reconnaissant sa "faute" sans la moindre hésitation et avec la meilleure grace du monde !
Cette affaire sent le coup monté.