par Daniel Topper (IP:xxx.x47.11.40) le 7 juin 2008 à 12H37
Ce qui est un débat qui n’a rien à voir avec le fait que toute nation se situe au carrefour d’influences culturelles diverses. Le drame a lieu lorsque que se substitue au droit et devoir du citoyen une identité culturelle avec ses "droits" spécifiques. La politique se réduit alors à la gestion technicienne de groupes isolés les uns des autres.
Là, vous ne parlez plus de multiculturalisme, mais de communautarisme. Or, que je sache, les lois de la République, et donc les droits et les devoirs sont les mêmes pour tous les citoyens, quelles que soient les communautés d’appartenance. C’est votre position qui renforce les communautarismes, en distinguant les groupes les uns des autres.
J’entends alors par "racisme différencialiste", cette posture pseudo-politique qui revient à enchaîner tout individu à un ensemble de traits permanents exprimant une culture spécifique telle que vole en éclats l’idée universelle d’humanité, laquelle détermine l’horizon d’une communauté politique
Là, ça mélange à tout va. Soit, comme vous le dites," l’idée universelle d’humanité" règne sur l’ensemble des membres d’une nation, est leur trait et leur appartenance commune, et, dès lors, il n’y a pas de communautés spécifiques, mais une communauté multiculturelle ; soit, l’individu est lié à une "culture spécifique" et, dès lors, il y a communautés, et donc communautarisme. C’est donc le refus du multiculturalisme, qui sépare les individus d’une société en communautés spécifiques.
Le racisme nait donc d’un refus du multiculturalisme, et non l’inverse.
Ce racisme est moins voyant parce qu’il n’est pas de soi hiérarchisant et parce qu’il peut emprunter la voie de l’éloge des différences (dissimulant une hantise du contact).
"L’éloge des différences" dissimulerait donc une "hantise du contact" ?? Il apparait pourtant clairement que c’est, à l’inverse, le refus ou rejet des différences qui traduit une hantise du contact. La reconnaissance des différences (et non l’éloge), donc l’acceptation du multiculturalisme, permêt, au contraire, la possibilité et la richesse des contacts.
Toute société, toute nation est, nécessairement, multiculturelle. C’est le refus de ce multiculturalisme qui entraine la séparation en communautés distinctes, qui favorise donc le communautarisme, et le racisme.
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