Oh, les pauvres américains dénigrés !
Il ne s’agit pas d’astuce. Il n’y a que ceux qui ignorent la réalité économique des usa (dette incroyable, fonctionnement abusif de la planche à billets et exportation de l’inflation par le biais des transactions sur le pétrole) qui prennent les dirigeants américains pour des imbéciles malfaisants. Ce ne sont pas des imbéciles, et même si leur président actuel (et il fallait quelqu’un de pas très futé, ceci est vrai) serait plus à sa place en tant que cantonnier, ses conseillers n’ont pas perdu le nord. Après, à vouloir jouer les chefs du monde, nos ploucs texans font quand-même énormément d’impairs, et s’en moquent, protégés qu’ils sont par leur situation géographique.
Hubert Védrine le dit d’ailleurs, il faudrait que les usa partagent un peu le pouvoir (ONU et FMI qu’il cite, mais aussi OMC à mon avis). Mais il omet de dire que cet abandon de suprématie les remettrait à leur place, ce qui finalement les relèguerait probablement à notre rang. Et ça, est-ce supportable de leur point de vue ?
L’Europe selon Védrine n’existe pas ? Certes non. Quand il parle de peuples et d’Etats-Nations, il sous-entend à mon avis que l’Europe (qui est englobée dans ce qu’il appelle les alliances) se doit d’être fédérale et non pas un léviathan absorbant peuples et traditions sur son passage ("la terre n’est pas plate", dit-il).
Pour ce qui est de la politique anglaise, il faut quand même bien voir que la Manche leur semble plus difficile et longue à franchir que l’océan Atlantique. La question majeure à mon sens étant plutôt : le Royaume-Uni aura-t’il vraiment sa place en Europe, tant qu’il sera le vassal des usa ?