"Dans une classe de langue, comparer les 3 n’a aucun interet de comparer les poires et les pommes, c’est du blabla de linguistologiste-entomologiste. Mais il y a ici des gens qui y tiennent."
Au contraire, donner les bases de la prononciation en français doit se faire dès le stade débutant.
" Tout le monde y arrive, parfois du 1er coup, parfois ca demande 2 ou 3 sessions. Je n’ai pas rencontre d’etranger ni de francais qui ne percevait pas les intonations. Les premieres fois, les etrangers ont une impression d’etrangete, et certains ont peur d’etre ridicules en repetant des intonations etrangeres. Apres quelques mois, ils sont habitues et le font sans y penser et la tendance s’inverse, c’est le francais mal prononce qui choque leurs petites oreilles.
On les entraine a distinguer "oui." "oui ?" , et les regles phonologiques en francais. Puis a imiter en repetant. Puis a "deviner" les intonations et a les mettre d’eux-memes."
En somme, il faut qu’ils devinent eux-mêmes à l’oreille ce que vous ne voulez pas leur expliquer, ou ne leur dites pas de façon claire. Heureusement, par mimétisme, on finit toujours par y arriver.
Vous confondez accent tonique et intonation (expressivité, émotions, accents régionaux).
Même si vous dites, en colère, "apporte-moi mon chocolat chaud !", sur chocolat, l’accent tonique sera quand même sur la dernière syllabe (faiblement marqué) ; l’intonation n’y changera rien.
J’ai mis de nombreuses citations de prof de FLE qui entendent l’accent tonique français comme fixe sur la dernière syllabe prononcée, outre l’accent de groupe. Sont-ils tous dans l’erreur ?