En tant qu’élève ingénieur, j’ai eu à effectuer un stage ingénieur de deux mois en entreprise, avec une obligation pour que celle-ci soit privé. Je l’ai effectué donc à Sekurit Saint-Gobain.
Quand vous dîtes que 2 ans peuvent être nécessaire pour qu’un jeune élève ingénieur prenne de la bouteille, vous exagérez un peu, car les formations de grandes écoles (ça dépend desquelles, il est vrai, un ingénieur de l’Ecole de Papéterie - EFPG - où l’Ecole d’informatique (ENSIMAG) sera davantage formé à un métier spécifique qu’un ingénieur normalien, centralien...) permettent de centrer l’élève sur la formation d’ingénieurs. Ceci dit, pour avoir moi-même été élève puis enseignant en école d’ingés, je peux témoigner que la qualité des élèves se dégradent de plus en plus, entre les élèves qui en veulent mais n’ont pas les moyens, et les élèves qui ont les moyens mais qui donnent l’impression de poirauter en attendant de reprendre la boîte à papa.
Mais les statistiques sont quand même là : 90% des élèves de l’INP Grenoble (qui regroupe 10 écoles d’ingénieurs) trouvent un emploi dès la première année de sortie d’école. Ces élèves n’ont donc pas besoin du CPE !!! Hors, en dépit d’un bon sens que Jeff Coppé a lui-même admis, ils vont se retrouver également dans les cibles du CPE. Si 2 années sous la pression d’un renvoi pour n’importe quel motif (et même sans motif...) est terrible pour un ouvrier, pour un cadre (et Dieu sait que les cadres sont sous pression, au point de faire des conneries, comme le juge Burgaud pour reprendre votre - mauvais - exemple), c’est encore pire !!!