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Commentaire de Philippe D

sur Le khat, plaisir ou addiction ?


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Philippe D Philippe D 11 septembre 2008 13:18

J’ai rencontré le khat, et tous les problèmes qui y sont liés et que vous décrivez parfaitement, lors de plusieurs séjours au Yémen. C’est dans ce pays une institution pour au moins 50% de la population mâle adulte. Le Yémen est d’ailleurs exportateur de khat pour les populations côtières de Somalie ou d’Erytrée.

Un de mes chauffeurs à Sanaa, a depuis regagné son village du Djebel Haraz, pour s’occuper de la plantation de khat familiale qui devenait beaucoup plus lucrative. Les cultures vivrières sont abandonnées partout où le khat prospère et procure une bien meilleure rentabilité.

Le pays semble assoupi, en léthargie complète. Rien n’avance ou alors à une lenteur d’escargot.
Les après-midi passées au mafraj, la pièce haute de la maison chez les yéménites, se succèdent avec la régularité d’un métronome et dans la rue, un homme sur deux mâche sa grosse boule de khat, la joue plus gonflée que Sydney Bechett en pleine action.


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